Charles Bourlon de Rouvre

1850 - 1924

Informations générales
  • Né le 16 novembre 1850 à Troyes (Aude - France)
  • Décédé le 16 février 1924 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Haute-Marne
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Haute-Marne
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Haute-Marne
Groupe
Républicains progressistes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 16 novembre 1850 à Troyes (Aube), mort le 16 février 1924 à Paris (8e).

Député de la Haute-Marne de 1889 à 1898 et de 1902 à 1906.

Petit-neveu du général de Damrémont, gouverneur général de l'Algérie tué devant Constantine, Charles de Rouvre débute dans la vie administrative comme attaché au ministère de l'Intérieur ; sous-chef de cabinet puis sous-chef de la presse parisienne, il entre, par son mariage avec la fille de Gustave Lebaudy, ancien député de Seine-et-Oise, dans l'industrie du sucre et devient administrateur-délégué de la Société de fabrique de sucres ; il dirige des sucreries dans l'Aube, la Seine, la Marne et la Seine-et-Oise.

Il est conseiller général de la Haute-Marne et maire de Verbiesles où il exploite une grande propriété agricole. Ami de Raoul Duval, il est partisan de la formation d'une droite républicaine. Volontaire pendant la guerre de 1870, il est officier d'état-major auxiliaire à l'armistice.

Charles de Rouvre se présente aux élections législatives de 1889 dans la Haute-Marne, circonscription de Chaumont. Sur 24.232 inscrits et 18.987 votants, il obtient 10.107 voix contre 8.295 à Dutailly et est élu. Aux élections de 1893, il est mis en ballottage : sur 23.483 inscrits et 18.634 votants, il ne réunit que 6.043 suffrages contre Dutailly 6.043 - soit l'égalité des voix -, Claudel 3.214 et Ripert 3.073. Il est élu au second tour où, sur 23.483 inscrits et 19.470 votants, il réunit 9.922 voix contre 9.358 à Dutailly.

En 1898, il est battu. Sur 23.252 inscrits et 19.664 votants, il n'obtient que 9.402 voix contre Dutailly, son concurrent de toujours. Mais il obtient sa revanche aux élections de 1902. Au premier tour, sur 22.984 inscrits et 20.069 votants, il réunit 9.883 suffrages contre 9.557 à Dutailly et 435 à Prévost.

En 1906, il est de nouveau battu dès le premier tour. Sur 22.916 inscrits et 19.512 votants, il n'obtient que 8.270 voix contre Dessoye 10.292 et Morel 731.

A la Chambre, il s'inscrit au groupe des progressistes. Membre de diverses commissions, il concentre son activité sur quelques questions très précises. En dehors de rapports d'élection, ses propositions et interventions portent sur l'indemnisation des calamités atmosphériques, le tarif des douanes pour la coutellerie, la fiscalité viticole à la suite des maladies de la vigne, les chemins de fer, les bouilleurs de cru, les congrégations et le budget de l'Agriculture.

Il deviendra par la suite président du conseil de l'Institut colonial.

Il meurt à Paris le 16 février 1924 à l'âge de 73 ans.