Pierre, Antoine, Marie Amidieu du Clos

1881 - 1955

Informations générales
  • Né le 16 septembre 1881 à Longwy (Meurthe - France)
  • Décédé le 30 août 1955 à Nice (Bouches-du-Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Meurthe-et-Moselle
Groupe
Union républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Meurthe-et-Moselle
Groupe
Indépendants d'action économique, sociale et paysanne

Biographies

Né le 16 septembre 1881 à Longwy (Meurthe-et-Moselle), mort le 30 août 1955 à Nice (Alpes-Maritimes).

Député de Meurthe-et-Moselle de 1928 à 1936.

Pierre Amidieu du Clos naquit à Longwy le 16 septembre 1881. Sa famille paternelle originaire d'Italie - les Amédée de Florence qui comptaient parmi leurs membres le fondateur de l'Ordre des Servites de Marie - était venue en France avec Marie de Médicis, puis avait émigré à Saint-Domingue au XVIIe siècle. Chassés par la révolution de 1790, les membres de cette famille revinrent en France. L'un d'entre eux épousa Bénigne, marquise de Fontaines et fonda la branche française de la famille. Par sa mère, Pierre Amidieu du Clos était apparenté à une famille de maîtres de forges. Il fit ses études à Reims, chez les Jésuites. Il voulut d'abord être avocat mais à la demande de sa famille, propriétaire des Forges du bassin de Briey, il fit de brillantes études d'ingénieur à l'Ecole centrale des Arts et Manufactures. Il s'établit à Longwy où il devint Maître de Forges. En 1907, il épousa Marguerite de Fesquet, issue d'une ancienne famille montpelliéraine. En 1924 il devint maire de Longwy et vice-président de l'Union des maires.

Aux élections générales des 22 et 29 avril 1928 il fut élu, au deuxième tour de scrutin Député de la 1re circonscription de Briey (Meurthe-et-Moselle); M. de Wendel était le représentant de la seconde. Il s'inscrivit au groupe de l'Union républicaine et démocratique. Membre de la Commission d'Alsace-Lorraine, de la Commission des douanes et des conventions commerciales et de la Commission des régions libérées, il prit une part très active aux travaux parlementaires. Il déposa de nombreuses propositions de loi notamment sur : les habitations à bon marché (1928, 1930, 1931) ; les loyers (1929) ; les dommages de guerre (1930) ; les problèmes frontaliers (1931) ; les importations (1932). Il présenta plusieurs rapports en particulier sur les questions douanières (1929, 1932) et les importations (1931). Il intervint fréquemment en séance publique sur les sujets qui lui tenaient à cœur notamment : la crise du logement (1928, 1932) ; les loyers (1929, 1930) ; la défense des frontières (1931) ; la main-d'œuvre nationale (1931). Chaque année il participa aux discussions sur le projet de budget général pour l'année suivante.

Réélu aux élections générales des 1er et 8 mai 1932 au 2e tour de scrutin il s'inscrivit au groupe des Indépendants d'action économique, sociale et paysanne. Membre de la Commission des douanes et des conventions commerciales, de la Commission des régions libérées, de la Commission de l'armée et de la Commission du travail, son activité parlementaire prit encore plus d'importance.

Il ne déposa pas moins de 31 propositions de loi, notamment : sur la retraite des mineurs (1932); les impôts en Alsace-Lorraine (1933) ; la main-d'œuvre étrangère (1934) ; les problèmes frontaliers (1934) ; les anciens combattants (1935). Il déposa plusieurs rapports notamment sur les problèmes douaniers. Il participa aux discussions sur chaque projet de budget général annuel, intervenant sur de nombreux chapitres (Santé publique, Travaux publics, Régions libérées, Travail, Beaux-Arts, Agriculture, Enseignement, Commerce et Industrie). Il intervint au cours de nombreux débats concernant notamment : le redressement budgétaire (1933, 1934) ; le marché du blé (1934) ; la défense du franc (1935) ; les groupes de combat et milices privées (1936) ; la création d'une Caisse de pensions (1936). Il déposa neuf demandes d'interpellation du Gouvernement au sujet : des libertés communales (1933) ; la situation du corps enseignant (1934) ; les compagnies de chemins de fer (1934) ; les scandales (1934) les traités sur la main-d'œuvre étrangère (1934) ; les sanctions prises contre un inspecteur de police chargé d'arrêter un député (1935) ; les permissions agricoles (1935) ; la culture (1936). Aux élections générales de 1936 il fut battu au premier tour de scrutin par Me Georges Izard, candidat de la Gauche indépendante. Il avait été maire de Longwy de 1924 à 1929 puis de 1935 à 1939.

Pendant la guerre de 1939 il reprit du service actif et fut nommé colonel.

Il mourut à Nice le 30 août 1955. Il était Officier de la Légion d'Honneur, membre de l'Ordre de Léopold de Belgique et Croix de Guerre 1914-1918.




Né le 16 septembre 1881 à Longwy (Meurthe-et-Moselle)

Décédé le 30 août 1955 à Nice (Alpes-Maritimes)

Député de Meurthe-et-Moselle de 1928 à 1936

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome 1, p. 368-369).

Pendant la seconde guerre mondiale, Pierre Amidieu Du Clos reprend un service actif et il est nommé colonel.

Toutefois, sa qualité de président du comité d'administration de la société française Krupp, durant l'Occupation, ne sera pas pour lui sans incidences à la libération.

Il meurt à Nice le 30 août 1955.


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