Jacques, Ariste Trouvé-Chauvel

1805 - 1883

Informations générales
  • Né le 8 novembre 1805 à La suze (Sarthe - France)
  • Décédé le 13 octobre 1883 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Sarthe
Groupe
Républicain modéré

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et ministre, né à la Suze (Sarthe) le 8 novembre 1805, mort à Paris le 13 octobre 1883, il fut destiné au commerce.

Il entra chez un négociant du Havre, visita ensuite l'Angleterre et l'Ecosse, revint au Mans en 1833, dirigea dans cette ville un magasin de draperies, puis y créa un comptoir d'escompte et la Banque de la Sarthe, dont il devint directeur. Nommé maire du Mans par ses concitoyens, il eut, en cette qualité, à haranguer le duc de Nemours de passage dans cette ville; le discours très indépendant qu'il prononça « afin de faire connaître les besoins et les sentiments du pays » le fit destituer, ainsi que tous ses collègues du conseil municipal et même les employés dépendant de la mairie. Mais il fut réélu, peu de jours après, conseiller municipal, et bientôt adjoint au maire.

Redevenu maire au lendemain de la révolution de février, et nommé commissaire général de la République dans les départements de Maine-et-Loire et de la Mayenne; il fut élu (23 avril 1848) représentant de la Sarthe à la Constituante, le 1er sur 12, par 115,016 voix (124,212 votants). Dans une lettre à Ledru-Rollin, il s'était déclaré « républicain de Rome et de Sparte » ; il siégea néanmoins dans les rangs des républicains de la nuance la plus modérée, fut appelé, après le 15 mai, à succéder à Caussidière comme préfet de police, et occupa ce poste pendant les journées de juin; il le céda, le 19 juillet, à M. Ducoux, devint alors préfet de la Seine, et accepta, le 25 octobre 1848, le portefeuille des Finances, qu'il garda jusqu'à l'expiration des pouvoirs du général Cavaignac à l'Assemblée. M. Trouvé-Chauvel vota:

- pour le rétablissement du cautionnement,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac.

A partir de l'élection de L.-N. Bonaparte à la présidence de la République, M. Trouvé-Chauvel cessa de prendre part aux travaux parlementaires. Non réélu à la Législative, il n'eut plus, dès lors, aucun rôle politique.