Augustin, François Bouchereau

1756 - 1841

Informations générales
  • Né le 28 août 1756 à Châtillon-sur-indre (Indre - France)
  • Décédé le 23 janvier 1841 à Chauny (Aisne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 8 novembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Aisne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention nationale, né à Châtillon-sur-Indre (Indre), le 27 août 1756, mort à Chauny (Aisne), le 23 janvier 1841, il était fils de Jacques-Auguste Bouchereau, notaire royal et de Marie-Anne Geoffroy. « La biographie de ce personnage, n'est pas encore constituée », écrivait dans la revue la Révolution française (Tome VIII ; Janvier-juin 1885), M. Etienne Charavay, qui déclarait ignorer la date de la naissance de Bouchereau et celle de sa mort. Le même recueil a pu rétablir ces deux dates dans le numéro suivant.

Après avoir été commis archiviste, secrétaire du district et capitaine de la milice nationale de Chauny, Bouchereau fut élu, le 7 septembre 1792 par le département de l'Aisne, 2e membre suppléant de la Convention, avec 329 voix sur 329 votants, et fut admis, le 8 novembre, à prendre séance par suite de l'option de Thomas Payne pour le Pas-de-Calais, et du refus du premier suppléant, Pottofeux.

Il prit part au jugement de Louis XVI, vota « pour la mort avec l'amendement de Mailhe, » puis fut chargé par l'assemblée, en l'an III, d'une mission toute spéciale dans les départements de l'Aisne et de l'Oise : il s'agissait de veiller à la conservation des forêts et d'organiser l'approvisionnement de Paris en bois.

Après la session de la Convention, il fut confirmé dans le même poste, pour deux années encore ; c'est ainsi qu'une résolution fut prise, le 5 vendémiaire an V, par le Conseil des Anciens, pour annuler un arrêté du « représentant Bouchereau », relatif à une concession de bois aux agents de l'administration forestière de Noyon.

Au 18 brumaire, Bouchereau fut appelé à d'autres fonctions : il reçut le titre de conseiller de préfecture du département de l'Aisne, mais il en était peu satisfait, s'il faut en juger par la lettre suivante qu'il adressait « au premier consul de la République française » :

« Général Consul, Augustin-François Bouchereau, propriétaire à Chauny, département de l'Aisne, ... Appelé à remplir la place de conseiller de préfecture au département de l'Aisne, n'hésita point à lui sacrifier celle d'agent forestier qu'il ne pouvait cumuler.
Mais, comme il n'était point dans son intention de quitter la partie forestière, il y a sollicité de l'emploi lors de l'organisation dernière; il a même été porté sur la liste des candidats, et cependant il n'a point été nommé parce qu'on a considéré qu'il était conseiller de préfecture, ... C'est pourquoi, général consul, il vous supplie de le faire replacer dans cette partie de l'administration publique où il était précédemment employé et où il a acquis, par un long exercice, des connaissances suffisantes pour remplir les fonctions que vous voudrez bien lui confier... »
Bouchereau devint juge de paix à Chauny. Il exerçait encore ces fonctions à l'époque de sa mort, sous Louis-Philippe.

Le 25 messidor an IV, suivant contrat passé devant Mennesson, notaire à Neufchâtel, Bouchereau avait acquis de M. Dedis Canquois-Delaplace, secrétaire du commissaire du Directoire exécutif près l'administration centrale du département de l'Aisne, l'immeuble où il est mort et qui servait naguère de presbytère, pour le curé de Notre-Dame (V. la Révolution française, loc. cit.)

Date de mise à jour: mars 2017


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