Julien Lucas

1743 - 1792

Informations générales
  • Né le 23 novembre 1743 à Saint-Fiacre (Côtes d'Armor - France)
  • Décédé le 3 avril 1792 à Saint-Fiacre (Côtes d'Armor - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Tréguier - Bretagne (Type : Evêché)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Saint-Fiacre (Côtes-du-Nord) né le 23 novembre 1743, mort à Saint-Fiacre le 3 avril 1792, il entra dans les ordres et devint (1778) principal du collège de Tréguier.

Démissionnaire pour raison de santé, il passa prêtre habitué, et siégea, au chapitre de la cathédrale, à côté de Sieyès. Recteur du Minihy-Tréguier en 1785, il présida, en 1789, l'assemblée électorale du clergé de l'évêché de Tréguier, et fut élu, dans cette circonscription, député de son ordre, le 21 avril. Partisan des réformes, comme son collègue Sieyès, il se réunit dès le 16 juin au tiers état, et, le 23, s'exprima en ces termes sur le traitement des évêques: « Témoin de la misère de nos provinces, chargé de la faire connaître ici, je dois payer cette dette aussi sacrée que celles sur lesquelles on veut vous intéresser. Quoi! vous accorderez à des titulaires inutiles des sommes énormes, et ils iront insulter à la misère, en les dévorant dans le faste, à côté d'un malheureux qui n'aura pas 24 sous de rente! Je demande au nom de la patrie qu'on mette aux voix l'avis du comité. »

Mais les événements dépassèrent vite les aspirations réformatrices de l'abbé Lucas; il se mit du parti de la résistance, signa l'Exposition des principes, et, le 4 janvier 1790, lors de la prestation du serment civique, réclama l'appel nominal des ecclésiastiques, et vota avec les restrictions de M. de Bonal, évêque de Clermont.

Les électeurs du Minihy l'avaient élu maire (1790); il donna sa démission en mars de l'année suivante. De retour à Saint-Fiacre après la session de la Constituante, il mourut l'année d'après.


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