Michel, Louis Brille

1895 - 1973

Informations générales
  • Né le 26 décembre 1895 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 14 janvier 1973 à Villebois (Ain - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Somme
Groupe
Alliance des républicains de gauche et des radicaux indépendants

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 26 décembre 1895 à Paris (19e).

Député de la Somme de 1936 à 1942.

Après avoir terminé son cycle secondaire et avoir obtenu son baccalauréat de mathématiques et celui de philosophie, Michel Brille entra à l'Ecole des travaux publics, tandis qu'il s'inscrivait parallèlement à la Faculté de droit de Paris. Ingénieur -des travaux publics de l'Etat docteur en droit, il s'inscrivit au barreau de Paris et devint secrétaire de la conférence des avocats.

Mobilisé au cours de la guerre de 1914-1918, avec la classe 1915, il en revint mutilé à 85 %.

Attiré par la politique, il se présenta à une élection législative partielle, dans la Somme en 1930, mais subit un échec. Il ne fut pas plus heureux aux élections générales de 1932, mais à celles des 26 avril et 3 mai 1936, il fut élu député de la circonscription de Montdidier, au deuxième tour de scrutin, par 6.129 voix contre 6.037 à M. Rodolphe Tonnelier, député sortant. Inscrit au groupe de l'alliance des républicains de gauche et des radicaux indépendants, il appartint à la Commission d'Alsace et Lorraine, à celle des travaux publics et des moyens de communication, et à celle de l'enseignement et des beaux-arts.

Il s'intéressa plus particulièrement à l'institution d'un office national interprofessionnel du blé, à l'octroi de délais aux commerçants, industriels et artisans, à la dévaluation du franc, à la modification de la loi sur la presse, à la prophylaxie de la tuberculose bovine (1936) ; à la modification du tarif douanier (1937) ; à la simplification de la procédure de vote du budget (1939).

Il déposa dans le même temps deux propositions de loi, l'une tendant à protéger les entreprises de carrosserie et de peinture au pistolet sur les véhicules de toute espèce (1936) ; l'autre tendant à modifier l'article 340 du Code civil, concernant la recherche de la paternité (1938).

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il se prononça en faveur de l'octroi des pouvoirs constituants au maréchal Pétain, et fut accusé d'avoir été, pendant l'occupation, membres du R.N.P. Il fut en effet, durant la même époque, l'avocat de Marcel Déat pour qui il plaida dans diverses procès de presse.

Il a repris à partir de 1950, ses activités au barreau de Paris, et est professeur de droit au centre national d'enseignement par correspondance. Journaliste à ses heures, il écrit des articles dans L'Aurore.




Né le 26 décembre 1895 à Paris

Décédé le 14 janvier 1973 à Villebois (Ain)

Député de la Somme de 1936 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, p. 766)

Pendant l'Occupation, Michel Brille plaide pour Marcel Déat dans divers procès de presse et adhère au Rassemblement national populaire.

A la Libération, le Jury d'honneur, par sa décision du 19 décembre 1945, confirme l'inéligibilité qui le frappait en raison de son vote du 10 juillet 1940, favorable au projet de loi portant révision constitutionnelle.

Poursuivant son activité au barreau de Paris, l'ancien député de la Somme devient professeur de droit au Centre national d'enseignement par correspondance et collabore au journal l'Aurore.


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