Joseph Eschasseriaux

1753 - 1824

Informations générales
  • Né le 29 juillet 1753 à Cormes-royal (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 24 février 1824 à Thénac (Charente-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 1er septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, membre du Tribunat, né à Corme-Royal (Charente-Inférienre) le 29 juillet 1753, mort à sa terre des Arènes (Charente-Inférieure) le 24 février 1823, descendait d'une vieille famille du pays, dont plusieurs membres avaient rempli à Saintes les fonctions d'échevin. Il fit ses études dans cette ville, fut reçu, le 20 juillet 1775, avocat au parlement de Bordeaux, et devint, le 16 novembre 1785, président à l'élection de Maronnes : il occupa ce siège jusqu'à sa suppression au début de la Révolution. Partisan des idées nouvelles, il commanda la garde nationale de Corme-Royal, fut élu (28 juin 1790) administrateur du district de Saintes, et, le 27 juillet suivant, membre du directoire du département; l'année d'après (29 avril 1791) les électeurs de la Charente-Inférieure l'appelèrent, le 4e sur 10, par 243 voix (424 votants), à les représenter comme député à l'Assemblée législative. Joseph Eschassériaux siégea dans la majorité réformatrice. Le 5 septembre 1792, il fut réélu par le même département membre de la Convention, le 3e sur 11, avec 379 voix (575 votants). Il prit place à la Montagne, répondit dans le procès du roi au 3e appel nominal : « Je vote pour la mort, » et prit une part active aux travaux législatifs de cette assemblée : le Moniteur mentionne fréquemment ses rapports sur les subsistances, l'administration, la politique intérieure, la réunion de la Belgique à la France, la police et l'agriculture, etc. Eschassériaux se prononça contre Robespierre au 9 thermidor, et fut proposé, avec Bernard de Saintes et Duval, pour remplacer dans le comité Robespierre, Couthon et Saint-Just; mais la Convention se réserva de pourvoir directement par appel nominal à ces trois vacances; il entra au comité, comme l'élu de l'Assemblée, le 31 juillet 1794, et en sortit le 4 novembre, lors du renouvellement par quart qui eut lieu à cette époque; il y rentra le 7 octobre 1795, époque du dernier renouvellement. Eschassériaux passa, le 21 vendémiaire au IV, au Conseil des Cinq-Cents : la Charente-Inférieure l'avait élu par 249 voix sur 312 votants, et quinze autres départements l'avaient en même temps désigné comme député suppléant. Il fut secrétaire des Cinq-Cents (20 mai 1796) et obtint le renouvellement de son mandat législatif le 24 germinal au V, par 185 voix sur 296 votants, le tirage au sort l'ayant désigné comme un des membres sortants. Il se prononça dans cette assemblée pour le maintien des « cercles constitutionnels », sociétés politiques qui avaient remplacé les clubs, présenta un grand nombre de rapports touchant des questions administratives et financières, et fut l'auteur d'une proposition tendant à aviser au salut de Saint-Domingue. Les affaires coloniales lui fournirent, d'ailleurs, la matière de plusieurs projets de décrets, précédés d'un exposé de motifs très étendu, et qui furent adoptés. Après le coup d'Etat du 18 brumaire, Eschassériaux, dévoué a la politique de Bonaparte, fut désigné (4 nivôse an VIII) pour entrer au Tribunat, dont il devint encore secrétaire : il était un des vingt membres qui devaient y rester jusqu'en l'an XIII. A cette époque, il fut nommé chargé d'affaires prés de la République du Valais, et, le 19 avril 1806, appelé aux fonctions de ministre plénipotentiaire près de la cour de Lucques et de Piombiuo ; il y resta jusqu'en mai 1809. Napoléon, qui l'avait fait membre de la Légion d'honneur le 4 frimaire an XI, lui conféra, le 14 février 1810, le titre de baron de l'Empire. Dès lors il n'accepta plus aucun autre poste diplomatique, et se consacra à des travaux d'histoire. Lors de l'invasion de 1814, il quitta Paris pour venir habiter les environs de Saintes, et signa, l'année suivante, l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire. Atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il se réfugia dans les Pays-Bas, séjourna quelque temps à Courtray, et se rendit a Huy, dans l'ancienne sénatorerie de Gaspard Monge, comte de Péluse, dont il avait épousé la fille le 1er novembre 1797. Escliassériaux resta en exil jusqu'au 8 juin 1819; ayant obtenu l'autorisation de rentrer en France, il se retira définitivement dans sa propriété des Arènes, commune de Thénac, où il mourut en 1823. On a de lui 51 rapports, projets de décrets, discours, motions ou opinions, imprimés par ordre de la Convention et du Conseil des Cinq-Cents, et de nombreuses publications parmi lesquelles: De la diplomatie, des droits des peuples, des principes qui doivent diriger un peuplerépublicain dans ses relations étrangères (an III); Des intérêts des puissances; - Tableau politique de l'Europe au commencement du XIXe siècle et des moyens d'assurer la parix générale (an X); L'Homme d'Etat (an XI); Lettres sur le Valais, les maurs de ses habitants (1860). etc.


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