Jules, Léon, Ferdinand Carlier-Caffieri

1878 - 1964

Informations générales
  • Né le 9 décembre 1878 à Villers-pol (Nord - France)
  • Décédé le 19 mai 1964 à Villers-pol (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 12 décembre 1926 au 31 mai 1928
Département
Nord
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Nord
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Né le 9 décembre 1878 à Villers-Pol (Nord).

Député du Nord de 1926 à 1932.

Né d'une famille d'agriculteurs, Jules Carlier-Caffieri après des études secondaires au lycée de Valenciennes, entre à l'Ecole nationale d'agriculture de Rennes où il obtient le diplôme d'ingénieur agricole. En 1904, il reprend l'importante exploitation paternelle et remporte de nombreuses récompenses aux concours agricoles départementaux ainsi qu'au concours général de Paris.

Mobilisé le 2 août 1914, il s'évade de Maubeuge après la capitulation de cette citadelle. En 1916, il est promu sous-lieutenant. Sa brillante conduite au front lui vaut d'être décoré de la Croix de guerre.

La paix revenue, il regroupe les anciens combattants de Villers-Pol pour assurer la défense de leurs droits. Il se préoccupe aussi du sort des sinistrés et devient vice-président, puis président de l'Union des coopératives de reconstruction de l'arrondissement d'Avesnes.

Jules Carlier-Caffieri s'occupe en même temps des problèmes qui se posent dans le monde agricole. Membre de la société des agriculteurs du Nord, il en est élu vice-président en 1920, puis président en 1930 pour le rester jusqu'en 1932. Il devient également membre, puis président de la Chambre d'agriculture du Nord où il est réélu en 1930 et en 1936 sur une liste d'Union agricole.

Déjà conseiller municipal de Villers-Pol de 1908 à 1912, il est réélu aux élections municipales de 1919 et devient maire le 10 décembre 1919 ; il le restera jusqu'en septembre 1944. Aux élections cantonales de 1919, il est élu conseiller général du canton du Quesnoy et siégera pendant neuf ans à l'assemblée départementale.

Le 12 décembre 1926, une élection législative complémentaire a lieu dans le département du Nord pour le remplacement de trois députés décédés : Jules Carlier-Caffieri, qui se présente sur une liste républicaine d'Union nationale est élu avec ses deux colistiers. Il s'inscrit au groupe de la gauche radicale et est membre de la Commission des comptes définitifs et des économies, de la Commission des douanes et des conventions commerciales, de la Commission du travail et de la Commission de l'agriculture.

Aux élections générales des 22 et 29 avril 1928, qui marquent le retour au scrutin uninominal, il est candidat dans la troisième circonscription d'Avesnes sous l'étiquette « concentration républicaine ». Il est élu au deuxième tour, par 6.421 voix contre 5.539 à M. Alfred Lacourt, radical-socialiste.

Membre de la Commission de l'agriculture et de la Commission des régions libérées, il dépose une proposition de loi tendant à réglementer l'utilisation du benzol et de l'alcool industriel comme carburant et à créer des ressources pour alimenter la caisse du Service des alcools (1932). Au cours de la discussion du budget général de l'exercice 1931-1932, il intervient sur l'article 50 de la loi de finances qui étend la gratuité de l'externat aux classes de 5e des établissements secondaires de l'Etat (1931). Lors du Vote des crédits du Ministère de l'Agriculture de l'exercice 1932, il demande le maintien des subventions allouées aux offices régionaux et départementaux agricoles ; il présente des observations sur la fixation des contingents d'importation des produits laitiers et insiste pour que le contrôle sur les importations frauduleuses de beurre soit renforcé (1932).

Aux élections générales des 1" et 8 mai 1932, il sollicite le renouvellement de son mandat, mais est battu au deuxième tour de scrutin par son adversaire. M. Alfred Lacourt, qui l'avait évincé du conseil général, et qui obtient 8.204 voix contre 4.926 à lui-même.

Six mois plus tard Jules Carlier-Caffieri pose sa candidature aux élections sénatoriales sur une liste de concentration républicaine. Au premier tour de scrutin, il obtient 1.066 voix, ce .qui le classe au septième rang pour huit sièges à pourvoir ; au deuxième tour de scrutin le nombre de suffrages qu'il recueille s'élève à 1.129, mais il n'est plus qu'au quinzième rang et il retire sa candidature avant le troisième tour. Il renonce alors définitivement à la vie parlementaire.

Outre la Croix de guerre, 1914-1918 Jules Carlier-Caffieri s'est vu décerner la Croix de chevalier de la Légion d'honneur et le Mérite agricole.




Né le 9 décembre 1878 à Villers-Pol (Nord)
Décédé le 19 mai 1964 à Villers-Pol (Nord)

Député du Nord de 1926 à 1932

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome III, p. 873, 874)

A la Libération, Jules Carlier-Caffieri ne sollicite pas le renouvellement de son mandat de maire et se retire définitivement de la vie politique.



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