Joseph, Louis Cerny

1905 - 1987

Informations générales
  • Né le 8 février 1905 à Narbonne (Aude - France)
  • Décédé le 20 janvier 1987 à Narbonne (Aude - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Aude
Groupe
Communiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Aude
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 28 février 1947
Département
Aude
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 8 février 1905 à Narbonne (Aude)
Décédé le 20 janvier 1987 à Narbonne (Aude)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Aude)
Député de l'Aude de 1946 à 1947

Orphelin, son père avait été tué au cours de la guerre de 1914-1918, Joseph Cerny intègre l'Ecole normale de Carcassonne à l'âge de 16 ans. Nommé à Cucugnan en 1924, puis à Bages, il sera instituteur à Narbonne à partir de 1930. Syndicaliste, membre du bureau du S.N.I. de l'Aude dès 1930, il anime les Jeunesses socialistes de Narbonne et travaille au rapprochement avec le Parti communiste.

C'est dans ce contexte, qu'à l'occasion des cérémonies du 11 novembre 1934, il participe avec Jean Lante à une manifestation pacifiste et antimilitariste : le dépôt au monument aux morts de Narbonne d'une gerbe portant l'inscription « Guerre à la guerre ». Simultanément les manifestants cherchent à barrer la route à une section du 80e régiment d'infanterie qui s'apprêtait à rendre les honneurs. Des officiers de gendarmerie qui s'interposent sont insultés et molestés. Inculpés du délit de propagande anarchiste les protagonistes de l'affaire sont défendus, devant le tribunal de Narbonne, par Léon Blum, député de la circonscription. En mars 1935, Joseph Cerny est condamné à quinze jours de prison, peine portée à un mois par la cour d'appel de Montpellier. Auparavant l'administration l'avait suspendu de ses fonctions d'instituteur pour une durée de dix-huit mois.

Joseph Cerny poursuit son activité politique, toujours comme socialiste favorable à l'union de la gauche. A ce titre il préside de nombreuses réunions rassemblant communistes et socialistes. Réintégré par le Front populaire dès juin 1936, il déploie une intense activité pour venir en aide à la République espagnole.

Fait prisonnier en juin 1940, il prend la tête de la Résistance et organise le Front national au stalag III B du camp de Fürstenberg sur l'Oder. Son adhésion au Parti communiste date de cette époque. Ayant commis l'imprudence de garder sur lui des consignes de sabotage, il est condamné à mort le 2 octobre 1944 puis incarcéré à la forteresse de Zinna à Togau-sur-l'Elbe. Cependant il reste en sursis d'exécution car la Croix rouge négocie son échange avec un prisonnier de guerre détenu par les Alliés.

Libéré en mai 1945, il reprend son activité politique et renouvelle son adhésion au Parti communiste. Membre du Bureau fédéral de l'Aude il conduit, dans ce département, la liste communiste aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale Constituante. Avec 26,4 % des suffrages exprimés, sa liste, arrive en seconde position, derrière la S.F.I.O., obtenant un élu. Il en sera de même aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante (25,9 %) et aux législatives du 10 novembre 1946 (27,4 %). Très éprouvé par sa détention en Allemagne, Joseph Cemy participe peu aux travaux parlementaires. En mars 1947 il démissionne de son mandat puis retrouve, pour un temps, un poste d'instituteur à l'école Anatole France de Narbonne. Elu conseiller municipal de Narbonne aux élections d'octobre 1947, il conserve son siège lors du renouvellement de 1953 mais le 30 août 1954 il abandonne ses fonctions locales pour raison de santé.

Il continue toutefois à se consacrer aux sections narbonnaises du Parti communiste et à l'association France-U.R.S.S.



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