Joseph, Paul, Amédée Chailley dit Chailley-Bert

1854 - 1928

Informations générales
  • Né le 4 mars 1854 à Saint-florentin (Yonne - France)
  • Décédé le 9 novembre 1928 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Vendée
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Vendée
Groupe
Gauche démocratique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 4 mars 1854 à Saint-Florentin (Yonne), mort le 9 novembre 1928 à Paris-16e.

Député de la Vendée de 1906 à 1914.

Son cycle secondaire accompli au Collège municipal d'Auxerre, Joseph Chailley fit ses études juridiques à Paris.

Ayant brillamment obtenu le diplôme de docteur en droit, il fut nommé professeur à l'Ecole libre des Sciences politiques. Il collaborait en même temps à plusieurs journaux et revues : il était secrétaire de la rédaction de l'Economiste français, rédacteur au Journal de Débats, à la République française, au Monde économique, à la Revue des deux Mondes, etc.

Gendre de Paul Bert qu'il accompagna en Indochine en 1886, il accomplit d'autres missions pour l'étude comparée de la colonisation, dans les Indes néerlandaises en 1897, et aux Indes anglaises en 1900-1901 et en 1904-1905.

Il fonda l'Institut colonial international en 1893, la Société des Etudes économiques en 1896, et dirigea l'Union coloniale française après l'avoir créée. Animateur de l'expansion coloniale, il eut une influence considérable dans la mise en valeur agricole des colonies. Sa «Quinzaine coloniale » lui fournissait tous les ans l'occasion de stimuler les énergies et d'aller dans le sens de l'avenir.

Ayant éprouvé le désir de jouer un rôle politique, propre à accroître ses possibilités, il se présenta aux élections générales législatives du 27 avril 1902, dans la première circonscription des Sables-d'Olonne, mais subit un échec au premier tour de scrutin où il n'obtint que 7.868 voix contre 8.209 à M. de La Rochethulon conservateur qui emporta le siège.

Mais il prit sa revanche à celles du 6 mai 1906, en battant de justesse M, de La Rochethulon au premier tour de scrutin, par 8.523 voix contre 8.491 à son adversaire, sur 17-155 votants.

Inscrit au groupe de l'Union démocratique, et membre de diverses commissions, notamment de celle d'assurance et de prévoyance sociales, de celle du budget pour les exercices 1908 et 1910 et de la Commission d'enquête sur la marine, son activité fut intense.

Auteur de propositions de loi concernant : la caisse de prévoyance des marins français (1907), le secret et la liberté du vote (1909), l'approbation de deux conventions signées à Bruxelles les 28 août et 19 décembre 1907, relatives au régime des sucres (1908), il fut chargé de rapporter : le projet de loi relatif aux récompenses à décerner à l'occasion de la réunion, à Paris, de l'Institut international de statistique et de la célébration du cinquantenaire de la Société de statistique de Paris (1909), le projet de loi modifiant la loi du 27 juin 1904 sur les enfants assistés (1906), le projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1908 en ce qui concernait l'article 48 de la loi de finances portant détaxes de distance sur les sucres (1907), le projet de loi tendant à créer un budget spécial de l'Algérie (1907), le projet de loi autorisant la perception des droits, produits et revenus applicables au budget spécial de l'Algérie pour l'exercice 1908 (1907), le projet de loi constituant en Université les écoles d'enseignement supérieur d'Alger (1909), le projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1910 (Caisse des invalides de la marine, Affaires étrangères, Travaux publics). Il émit en outre trois avis : l'un sur le projet de loi autorisant l'Algérie à contracter un emprunt (1908), l'autre sur la proposition de loi concernant les pensions sur la Caisse des invalides de la marine (1910), le troisième sur la proposition de loi relative à la Caisse de prévoyance contre les risques et accidents des marins (1910).

Il intervint souvent à la tribune sur : les budgets des colonies et des affaires étrangères de l'exercice 1907 (1906), la proposition de loi concernant le secret et la liberté du vote (1907), les budgets de l'agriculture et des colonies de l'exercice 1908 (1907), le projet de loi autorisant la perception des droits applicables au budget spécial de l'Algérie pour l'exercice 1908 (en qualité de rapporteur (1907), le budget des colonies de l'exercice 1909 (1908), les conclusions de la Commission d'enquête sur la marine (1909), les budgets des travaux publics, des chemins de fer de l'Etat, des colonies, de la Caisse des invalides de la marine de l'exercice 1910 (1910), les interpellations sur la politique du Gouvernement au Maroc (1908) ; et il interpella lui-même le Gouvernement sur la participation des indigènes de Tunisie aux travaux de la conférence consultative (1907).

Il retrouva son siège aux élections générales du 24 avril 1910, au premier tour de scrutin, par 8.693 voix contre 8.551 à M. Bazire, sur 17.443 votants. La régularité de cette élection fut contestée, mais l'Assemblée passa outre. Il s'inscrivit au groupe de la gauche radicale et entra à la Commission des affaires extérieures, à celle des protectorats et des colonies et à celle de la marine. Il présenta deux rapports ; l'un sur le projet de loi autorisant le Gouvernement tunisien à contracter un emprunt pour accélérer l'achèvement du réseau de ses chemins de fer (1911), le deuxième sur la proposition de loi tendant à mettre à la disposition du Ministre des Affaires étrangères trois croix d'Officier et dix croix de Chevalier de la Légion d'honneur, à l'occasion du voyage du Président de la République en Tunisie (1911). Il demanda à interpeller le Gouvernement sur sa politique coloniale (1910), développa sa demande d'interpellation sur la politique que le Gouvernement comptait suivre au Ouadaï, au Borkou et au Tibesti (1910), présenta une nouvelle demande d'interpellation sur la politique du Gouvernement et son administration coloniale (1911), et participa à la discussion : du projet de loi autorisant la mise en chantier de bâtiments dans le courant de l'année 1911 (1911), du budget du Ministère des Colonies de l'exercice 1911 (1911), du projet de loi relatif aux contributions directes et taxes y assimilées de l'exercice 1912 (1911), du projet de loi autorisant un emprunt pour l'achèvement des chemins de fer en Tunisie (en qualité de rapporteur) (1912), du budget du Ministère des Colonies de l'exercice 1913 (1912), du projet et des propositions de loi relatifs au régime douanier des produits marocains importés en Algérie par la frontière de terre (1914). Il ne se représenta pas aux élections générales des 26 avril et 10 mai 1914 pour reprendre ses occupations intellectuelles et mourut à Paris le 9 novembre 1928, âgé de 74 ans.

Il laissait un nombre considérable d'ouvrages : L'impôt sur le revenu (1884); Paul Bert au Tonkin (1887) ; La Colonisation de l'Indochine (1892) ; L'expérience anglaise ; Etudes sur les Anglais à Hong-Kong ; Les Anglais au Bomisamo (1892) ; Les Compagnies de colonisation sous l'ancien régime (1898) ; Les Hollandais à Java (1900) ; Dix ans de politique coloniale (1902) ; Dictionnaire d'Economie politique (avec Léon Say) (1890-1894); Recueil des lois sociales de la France (avec Arthur Fontaine) (1896) ; L’Inde Britannique (1910) ;L'âge de l'apiculture; Les colonies et l'éducation; Tu seras commerçant, etc.


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