Pierre Duboys de la Bernarde

1756 - 1834

Informations générales
  • Né le 22 décembre 1756 à Saint-groux (Charente - France)
  • Décédé le 4 septembre 1834 à Saint-amant-de-boixe (Charente - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 13 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Charente

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant aux Cent Jours, né à Saint-Groux (Charente) le 22 décembre 1756, mort à Saint-Amant-de-Boixe (Charente) le 4 septembre 1834, il était fils de François Duboys de la Brune et de demoiselle Catherine Hériard, et appartenait à une famille distinguée dans le métier des armes. En 1659, un de ses ancêtres, Samuel Duboys, était capitaine des gardes du comte de Jarnac.

En 1769, Jean-Elie Duboys de La Bernarde fut nommé maréchal de camp en récompense de sa conduite dans les guerres du Hanovre. Cet officier général coopéra activement à la pacification de la Corse. Son frère, Duboys-Belleplaine, capitaine de vaisseau, se faisait, vers la même époque, remarquer par son intrépidité et sa bravoure. Pierre Duboys de La Bernarde était destiné à la même carrière, mais les événements en décidèrent autrement. Il entra d'abord dans les ordres et fut ensuite un des fonctionnaires civils de la Révolution.

Il avait un emploi dans l'administration centrale de la Charente, quand, quelques mois après son avènement au Consulat, Napoléon le nomma conseiller de préfecture à Angoulême. Il remplit ces fonctions jusqu'en 1815. Le 13 mai de cette année, il fut élu représentant à la Chambre des Cent Jours, au collège de département de la Charente, avec 97 voix sur 145 votants. Il fut en même temps élu président de la députation de la Charente, et, en cette qualité, il remit à l'empereur une adresse où il était dit : « Les Français veulent maintenir leur indépendance au dehors et leur liberté à l'intérieur. Ils savent que Votre Majesté peut seule, par son puissant génie, leur confirmer ces biens précieux acquis par tant de sacrifices et par vingt-cinq années de combats. Si l'étranger ose attaquer Votre Majesté, tous les bras s'armeront pour le repousser, et vous conduirez, sire, l'armée française à de nouveaux triomphes... Puissent les rois ligués écouter les conseils de la sagesse, et ne pas mettre Votre Majesté dans la nécessité de combattre de nouveau ! »

Le 1er juin 1815, il reçut la décoration de la Légion d'honneur; mais, après la Restauration, le gouvernement de Louis XVIII lui interdit de la porter. Il rentra alors dans la vie privée et y demeura jusqu'à sa mort. On cite de M. Duboys de La Bernarde un trait de désintéressement qui honore sa mémoire. Un de ses parents ayant émigré en 1791, il se rendit acquéreur de ses biens, mis en vente par l'Etat, et, en 1802, quand les émigrés purent rentrer en France, il les rendit spontanément à leur premier propriétaire.

Date de mise à jour: mars 2018


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