Lucien, Louis, Antoine Coffin

1900 - 1964

Informations générales
  • Né le 29 décembre 1900 à Saint-amand-montrond (Cher - France)
  • Décédé le 12 septembre 1964 à Saint-amand-montrond (Cher - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Cher
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Cher
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Cher
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Cher
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 29 décembre 1900 à Saint-Amand-Montrond (Cher)
Décédé le 12 septembre 1964 à Saint-Amand-Montrond (Cher)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Cher)
Député du Cher de 1946 à 1955
Secrétaire d'Etat à la France d'Outremer du 12 juillet 1950 au 11 août 1951

Né d'un père artisan charron, Lucien Coffin entre à l'école normale de Bourges en 1917. Instituteur à Savigny-en-Sancerre en 1920, à Dun-sur-Auron en 1923, il adhère en 1925 au syndicat unitaire de l'enseignement du Cher et en devient aussitôt secrétaire à la propagande. Lucien Coffin représente la tendance des syndicats révolutionnaires au sein de la C.G.T.U. départementale. Il tente sans succès d'y regrouper d'autres syndicats de même obédience. Après cet échec, il se rapproche de la C.G.T., d'autant qu'à l'époque des membres du Parti communiste du Cher dénoncent « l'école laïque bourgeoise ». Or Lucien Coffin y proclame son attachement : il obtiendra d'ailleurs la médaille d'or de la laïcité. Après avoir adhéré à la S.F.I.O. en décembre 1931, il demande à ses amis de la C.G.T.U. de l'enseignement du Cher de fusionner avec le syndicat national des instituteurs. N'obtenant pas la majorité requise, il quitte la C.G.T.U. Muté à Saint-Amand-Montrond, Lucien Coffin réorganise la Fédération S.F.I.O. du Cher aux côtés de Robert Lazurick, nouveau venu dans le département. Secrétaire administratif en 1933, il devient secrétaire fédéral à la suite de l'élection de Robert Lazurick aux législatives de 1936. Après la réunification syndicale, il appartient à la commission administrative de l'Union départementale C.G.T.

Prisonnier en Allemagne de 1940 à 1945, Lucien Coffin anime le Comité de résistance de son camp et y crée un groupe socialiste.

Aux élections du 21 octobre 1945 à la première Assemblée nationale Constituante, la S.F.I.O. confie à Lucien Coffin la tête de liste dans le Cher. Réunissant 21,4 % des suffrages exprimés, elle obtient un siège. Elle le conserve aux consultations ultérieures mais Lucien Coffin sera réélu dans des conditions de plus en plus difficiles : il réalise 19 % des voix à la seconde Assemblée nationale Constituante (2 juin 1946), 16 % le 10 novembre 1946 et enfin 12,1 % le 17 juin 1951, l'apparentement alors conclu qui va de la S.F.I.O. aux indépendants en passant par l'U.D.S.R., le R.G.R. et le M.R.P. permet l'élection d'un socialiste et d'un M.R.P. Dans ses engagements électoraux de juin 1951, il justifie cette alliance par la « nécessité de sauver la démocratie menacée par le parti stalinien et le néo-gaullisme ».

Membre des Commissions de la famille et du ravitaillement, Lucien Coffin joue un rôle modeste dans la première Assemblée nationale Constituante. Avec ses collègues du groupe socialiste il vote les nationalisations et approuve le projet de Constitution de la IVe République qui sera rejeté par le référendum du 5 mai 1946. Dans la seconde Assemblée nationale Constituante, Lucien Coffin siège aux Commissions de la défense nationale et du ravitaillement. Il intervient en séance sur deux projets de loi relatifs au ravitaillement (1er octobre 1946) et sur le statut général des fonctionnaires (5 octobre). Il vote le nouveau projet de Constitution (28 septembre).

Durant la première législature de la IVe République, le député du Cher siège à la Commission de la défense nationale (1946-1947), à celles du ravitaillement (1946-1949), de la justice (1947), des affaires économiques (1949-1950), du travail et de la Sécurité sociale (1950), de la réforme administrative (1947-1948). Il est par ailleurs membre de deux commissions d'enquête : l'une sur les événements survenus en France de 1933 à 1945, l'autre sur le vin. Enfin l'Assemblée le désigne comme juré puis comme juge suppléant à la Haute Cour de justice. Le 27 mai 1948, au nom de la Commission de la réforme administrative, il dépose un avis sur la réforme des finances locales. En matière de Sécurité sociale, il rédige une proposition de loi tendant à faire bénéficier les assurés de l'intégralité des avantages prévus par la législation pour le remboursement des frais médicaux (31 janvier 1950). Membre de la Commission spéciale d'enquête chargée de vérifier la gestion et les comptes de la société des éleveurs du Bourbonnais, il défend les intérêts de son département en déposant deux propositions de résolution invitant le gouvernement à venir en aide aux victimes de la grêle (15 juin 1950) et des orages (19 juin). Lucien Coffin intervient sur les projets de loi relatifs à certaines dispositions économiques et financières (25 mai et 1er juillet 1949), au statut du personnel communal (10 novembre 1949), aux conventions collectives (4 janvier 1950), à l'élection des organismes de Sécurité sociale (17 février), à la répression de certaines atteintes à la sécurité extérieure de l'Etat (3 mars). Il participe à l'examen de la loi de finances pour 1950 (29 janvier, 26 avril, 5, 6, 16 juin et 4 août 1950).

Nommé secrétaire d'Etat à la France d'outre-mer dans le 1er cabinet Pleven (12 juillet 1950), il conserve ce portefeuille dans le 3e cabinet Queuille (10 mars 1951) mais n'appartient pas au 2e cabinet Pleven constitué au lendemain des élections législatives du 17 juin 1951.

Pendant la seconde législature de la IVe République, Lucien Coffin siège à la Commission des territoires d'outre-mer (1951, 1952 et à partir de 1954) et au Conseil supérieur de la France d'outre-mer (1953). Au nom de sa Commission il dépose un rapport sur la proposition de résolution d'Alain Savary concernant le statut des administrateurs de la France d'outre-mer (29 février 1952) et deux rapports sur la proposition de loi relative à la réorganisation municipale en Afrique occidentale française, en Afrique équatoriale française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar (21 juin et 12 octobre 1955). En qualité de rapporteur, il prend une large part à la discussion du projet de loi sur l'organisation municipale dans les territoires d'outre-mer (18 mai, 8 juillet, 7, 12 et 13 août 1954 et 5 juillet 1955). Lucien Coffin intervient également dans l'examen des projets de loi instituant un code du travail dans les territoires d'outre-mer (6, 21 et 22 novembre 1952) et portant réparation des dommages causés aux victimes des troubles survenus à Madagascar (19 février 1954).

Fidèle à la laïcité, il réclame l'intégration de l'école privée dans l'école d'Etat (2 août 1951) et le 21 septembre 1951, il vote comme son groupe contre l'attribution de bourses aux élèves de l'enseignement privé et contre la loi Barangé qui, pour les enfants fréquentant l'école primaire, institue une allocation scolaire perçue par les associations de parents d'élèves de l'enseignement privé et par les conseils généraux au titre des élèves inscrits dans l'enseignement public. Avec ses collègues socialistes il vote l'investiture de Pierre Mendès-France (17 juin 1954) et les accords de Genève mettant fin aux hostilités en Indochine (23 juillet) mais fait partie des socialistes opposés à la Communauté européenne de défense (30 avril), de même qu'il votera contre la ratification des accords de Paris autorisant le réarmement de l'Allemagne et son entrée dans l'O.T.A.N. (29 décembre).

Pour raisons de santé, Lucien Coffin ne se représente pas aux élections législatives du 2 janvier 1956. Jusqu'en septembre 1958, il redevient membre du comité directeur de la S.F.I.O., instance dans laquelle il avait siégé de 1949 à 1953. Pendant la même période il avait été administrateur du journal Le Populaire.



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