Antoine Cornut

1898 - 1986

Informations générales
  • Né le 20 mai 1898 à Balesmes (Indre-et-Loire - France)
  • Décédé le 6 février 1986 à Arcachon (Gironde - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Gironde
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 20 mai 1898 à Balesmes (Indre-et-Loire)
Décédé le 6 février 1986 à Arcachon (Gironde)

Membre de la seconde Assemblée nationale Constituante (Gironde)

Né d'un père ouvrier chaudronnier et d'une mère commerçante, Antoine Cornut effectue sa scolarité secondaire à Angoulème. Titulaire du Certificat d'études pratiques industrielles, il se prépare au concours d'entrée à l'Ecole des Arts et métiers mais celui-ci ne peut avoir lieu en raison de la guerre de 1914-1918. Antoine Cornut occupe alors un emploi de mécanicien ajusteur à partir d'août 1915. Engagé volontaire, il combat dans l'Aisne d'avril 1917 à février 1918 et participe à la bataille du Chemin des dames puis prend part à la campagne d'Italie. Il s'oriente vers le métier des armes mais, sorti aspirant de l'Ecole d'officiers d'artillerie, il quitte l'armée pour des raisons personnelles. Il devient alors ouvrier aux ateliers de la Compagnie de chemins de fer Paris-Orléans et s'installe à Tours en 1921. Après le décès de sa première femme, il se remarie en 1927 : cinq enfants naîtront de ces deux unions. Antoine Cornut poursuit sa carrière dans les chemins de fer : les formations successives qu'il entreprend et les travaux qu'il réalise lui permettent d'accéder au grade d'inspecteur. En poste à Bordeaux, il milite à la C.F.T.C. à laquelle il avait adhéré en 1923. Président de l'Union des syndicats chrétiens de cheminots depuis 1938, il exerce des responsabilités dans diverses organisations sociales liées aux chemins de fer et aux mouvements chrétiens.

Aux élections du 21 octobre 1945, pour la première Assemblée nationale Constituante, il se présente en Gironde, à la septième place sur la liste du M.R.P. qui n'obtiendra qu'un siège. A nouveau candidat aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante mais cette fois au troisième rang. Il bénéficie de la forte progression de son parti qui, avec 25,6 % des suffrages exprimés (contre 15,1 % en octobre 1945), obtient trois des neuf sièges à pourvoir. Membre de la Commission des moyens de communication, il appartient par ailleurs à celle de la justice et de l'administration générale. Pendant ce cours mandat, il vote, avec ses collègues du M.R.P., le projet de Constitution de la IVe République.

A nouveau candidat aux élections du 10 novembre 1946, toujours en troisième position sur la liste du M.R.P., Antoine Comut pâtit de la nette régression du M.R.P. qui, avec 19,6 % des suffrages exprimés, perd son troisième siège. Cinq ans plus tard, aux élections du 17 juin 1951, il acceptera de figurer en dernière place sur la liste de son parti dans la 1re circonscription de la Gironde (Bordeaux). Elu conseiller municipal de Bègles, aux élections de 1953, il y exerce les fonctions d'adjoint au maire.



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