Henri, Eugène Coutant

1886 - 1971

Informations générales
  • Né le 22 mars 1886 à Ivry-sur-seine (Val-de-Marne - France)
  • Décédé le 24 septembre 1971 à Savigny-en-véron (Indre-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 23 novembre 1913 au 31 mai 1914
Département
Seine
Groupe
Républicain socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Seine
Groupe
Républicain socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Seine
Groupe
Républicain socialiste

Biographies

Né le 22 mars 1886, à Ivry-sur-Seine (Seine).

Député de la Seine de 1913 à 1924.


Fils de Jules Coutant (1854-1913) député de 1893 à 1913, Henri Coutant s'engage pour trois ans dans l'armée, à 18 ans, et, son service accompli, entre à l'administration du Ministère des Finances. Il est affecté au Maroc de 1912 à 1913 et rentre en France pour se présenter à l'élection législative partielle du 23 novembre, dans la quatrième circonscription de Sceaux, en remplacement de son père, Jules Coutant, décédé le 30 août précédent. Il est élu au deuxième tour de scrutin, par 10.677 voix contre 8.953 à M. Martin, sur 20.238 votants. Il s'inscrit au groupe républicain-socialiste et entre à la Commission de l'enseignement. Auteur d'une proposition de loi tendant à la création de bourses nationales d'internat primaire en faveur des orphelins, demi-orphelins et des enfants de familles nombreuses (1914), il se fait entendre dans la discussion du projet de loi sur le secret et la liberté du vote (1914).

Il est réélu aux élections générales des 26 avril et 10 mai 1914, au deuxième tour de scrutin, par 7.535 voix contre 6.933 à M. Martin et 1.707 à M. Brun, sur 16.358 votants. Membre de la Commission des pensions civiles et militaires et de celle des postes et télégraphes, il dépose, suivant l'exemple de son père, un certain nombre de propositions de loi à caractère social, mais, tenant compte tout spécialement, des conséquences de la guerre chez les humbles, et concernant notamment : l'unification des pensions aux veuves et orphelins des militaires tués à l'ennemi, sans distinction de grade ni d'ancienneté (1915), la réglementation, la fabrication, la vente et la détention des appareils amorcés ou inflammables (1916), le paiement de primes mensuelles au personnel des poudreries et usines de produits chimiques mis en sursis (1919), les familles nécessiteuses de prisonniers (1919), le paiement d'un pécule aux ayants droit des militaires morts pour la France (1919).

Incorporé sur sa demande comme sous-lieutenant dans un régiment d'infanterie dès le mois d'août 1914, il combat devant Verdun. Disparu le 29 mai 1916, au cours d'un assaut, à Cumières, on a les plus vives inquiétudes sur son sort, lorsqu'on apprend qu'il est prisonnier au camp de Reisen, près de Posen, en Posnanie. Il doit subir, parce que parlementaire, la dure discipline des camps de représailles, dont les derniers six mois de captivité dans les casemates de Magdebourg. Il est alors lieutenant, et est libéré le 20 novembre 1918 malade et déprimé au plus haut point. À son retour à la Chambre, il est l'objet d'une allocution du Président Paul Deschanel, qui rend hommage à sa brillante conduite. Il remercie avec simplicité et modestie (novembre 1919).

Il est à nouveau réélu aux élections générales du 16 novembre 1919, qui se déroulèrent au scrutin de liste. Il est en tête de la liste d'Union républicaine et sociale qui est élue tout entière. Il recueille personnellement 152.824 voix sur 285.719 votants. Siégeant à la Commission de législation civile et criminelle, et à celle du suffrage universel, il présente encore des propositions de loi : tendant à accorder le bénéfice de l'assistance obligatoire aux vieillards dont les ressources dépassent 480 francs par an (1920), ayant pour objet d'accorder le bénéfice des réductions de transport aux familles ayant des orphelins ou des enfants abandonnés à charge (1920).

Sa santé, toujours déficiente l'empêche de se représenter aux élections générales du 11 mai 1924.

Après quelques années de repos, il est réintégré au Ministère des Finances, en mai 1930, en qualité de commis d'ordre et de comptabilité, puis fait valoir ses droits à une pension de retraite.

Il s'est retiré à Chinon (Indre-et-Loire).

Il est le père de M. Robert Coutant qui fut député de la troisième circonscription du Nord du 2 juin 1946 au 30 novembre 1958.




Né le 22 mars 1886 à Ivry-sur-Seine (Seine)
Décédé le 24 septembre 1971 à Savigny-en-Véron (Indre-et-Loire)

Député de la Seine de 1913 à 1924

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome III, p. 1174)

Ayant abandonné la vie politique depuis 1924, Henri Coutant se retire à Chinon (Indre-et-Loire). Il est le père de Robert Coutant, député de la 3e circonscription du Nord à la seconde Assemblée nationale Constituante, réélu aux élections de 1951 et de 1956.

Date de mise à jour: mars 2018



Retour haut de page