François Debève

1837 - 1921

Informations générales
  • Né le 13 août 1837 à Masny (Nord - France)
  • Décédé le 23 novembre 1921 à Montigny-en-ostrevent (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Nord
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Nord

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 13 août 1837 à Masny (Nord), mort le 23 novembre 1921 à Montigny-en-Ostrevent (Nord).

Député du Nord de 1898 à 1906.

Fils d'un fabricant de bas, agriculteur - propriétaire - François-Joseph Debève devint conseiller d'arrondissement de Douai-Sud en 1886 ; démissionnaire il fut réélu le 29 mai 1887. Membres du conseil général depuis 1889 (il le restera jusqu'en 1913) il en devint successivement secrétaire (1893-1896), vice-président (1901-1903, 1907-1909).

Il se présenta aux élections générales législatives du 8 mai 1898 dans la première circonscription de Douai, comme « républicain progressiste et cultivateur protectionniste ». Il obtint 7.476 voix contre 5.249 et 4.042 à ses deux principaux adversaires, qui, au second tour - le 22 mai - n'en réunirent que respectivement 724 et 247, alors que François Debève fut élu avec 9.532 voix sur 11.563 votants. N'appartenant à aucune Commission, il ne se signala pas par une grande activité parlementaire publique, sans doute se consacrait-il presque exclusivement à son conseil général. Il déposa avec plusieurs de ses collègues du Nord une proposition de loi tendant à augmenter les droits frappant les graines de betteraves étrangères à leur entrée en France.

De nouveau candidat aux élections générales du 27 avril 1902, « contre toutes les réactions coalisées », avec la devise « pas de réaction ni de révolution », il n'obtint que 294 voix, contre 7.009, 5.736 et 1.639 à ses principaux adversaires. Quelles circonstances locales expliquent ce cuisant échec ? Peut-être sa profession de foi d'être « adversaire convaincu et infatigable des bouilleurs de cru ». Mais la raison eut été encore valable au second tour le 11 mai où il fut, contre toute attente, élu avec 8.736 voix contre 7.947 à Goniaux, secrétaire général du syndicat des mineurs (qui allait le battre en 1910). Membre, cette fois, de diverses Commissions, notamment de celle des Postes et télégraphes, il n'eut aucune activité parlementaire publique (« s'excuse de son, absence »). Le 6 mai 1906 il obtint 6.491 voix derrière Goniaux (8.276 voix) qui sera élu au second tour le 20 mai avec 10.152 voix sur 20.014 votants devant Dumont, ancien adversaire malheureux de Debève, qui obtint 9.565 voix. Debève lui ne s'était pas représenté au second tour. Il ne se représenta pas non plus au conseil général lors du renouvellement de 1913 - son fils lui succéda.

Il mourut le 23 novembre 1921, à Montigny-en-Ostrevent, à l'âge de 84 ans.


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