Clotaire Delourme

1877 - 1950

Informations générales
  • Né le 14 janvier 1877 à Cysoing (Nord - France)
  • Décédé le 7 mai 1950 à Hellemmes-lille (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Nord
Groupe
Communiste

Biographies

Né le 14 janvier 1877 à Cysoing (Nord), mort le 7 mai 1950 à Hellemmes-Lille (Nord). Député du Nord de 1924 à 1928.

Fils d'un cabaretier-charcutier, Clotaire Delourme devint instituteur à Hellemmes, où il milita à la section socialiste.

Mutilé de guerre, il créa avec quelques camarades dont Joseph Hentgès et Florimond Bonte, un journal, Le Prolétaire, où étaient défendues les idées de Lénine et l'adhésion à la IIIe Internationale. Cet hebdomadaire, vendu au début à 600 numéros, s'étendit ensuite d'Hellemmes à deux départements. Un moment interdit par l'occupant allemand, il fut le premier organe de presse communiste et donna naissance par la suite au quotidien L'Enchaîné.

Candidat à la députation aux élections générales du 11 mai 1924, Clotaire Delourme fut élu en tête de la liste du bloc ouvrier et paysan par 65.833 voix sur 451.028 votants. Il s'inscrivit au groupe communiste.

Membre de la Commission de l'enseignement et des beaux-arts, de la Commission des régions libérées (1924), de la Commission des pensions civiles et militaires (1926), il rédigea au nom de cette dernière deux rapports, l'un sur la proposition de résolution de M. Jacques Duclos et plusieurs de ses collègues, invitant le Gouvernement à réaliser le rajustement au coût de la vie des pensions accordées en application de la loi du 31 mars 1919, l'autre sur la proposition de loi de M. Jacques Duclos et plusieurs de ses collègues, tendant à modifier l'article 68 de la loi du 31 mars 1919 sur les pensions des armées de terre et de mer. La Chambre ne statua pas sur ces textes.

Il intervint dans la discussion du projet de loi portant ouverture, sur l'exercice 1924, de crédits provisoires au titre du budget des dépenses recouvrables et applicables aux mois de juillet à novembre 1924, puis dans la discussion d'un projet de loi et de propositions de loi relatifs à l'amnistie (1924).

Il fut nommé membre de la Commission d'enquête sur toutes les opérations concernant les réparations en nature (1924).

Lors de la discussion du budget de l'exercice 1925, il intervint en faveur de la réintégration des instituteurs révoqués et des locaux scolaires, des secours et allocations aux populations des régions libérées et de la révision des pensions de guerre.

Il prit part à la discussion d'interpellations sur la réintégration de cheminots révoqués (1924), de la proposition de résolution tendant à accorder une médaille commémorative aux soldats français ayant combattu aux Dardanelles et en Orient (1925), d'interpellations relatives aux opérations militaires marocaines (1925). Il demanda à interpeller le Gouvernement sur la visite officielle du roi de Roumanie (1925).

Lors de la discussion du budget de l'exercice 1926, il se fit entendre sur les pensions et l'instruction publique. Il prit part également à la discussion d'un projet de loi portant ouverture de crédits provisoires applicables au mois de mars 1926 - services du Ministère de la Justice, régions libérées.

Il demanda à interpeller le Gouvernement sur la condamnation de Gaouach et de Le Reste par la Cour d'appel de Rennes (1926).

Au cours de la discussion du budget de l'exercice 1927, il intervint en faveur des habitants des régions libérées, des victimes civiles de la guerre et pour le réajustement des pensions. Il prit part à la discussion d'un projet de loi relatif aux victimes de la guerre (1927), puis d'un projet et de propositions de loi portant rétablissement du scrutin uninominal pour l'élection des députés (1927), au cours de laquelle il demanda notamment, par voie d'amendement, le droit de vote pour les citoyens des deux sexes âgés d'au moins 18 ans et pour les indigènes non naturalisés de toutes les colonies, ainsi que le vote par correspondance. Sur proposition de Léon Blum, cet amendement fut disjoint par la Chambre.

Lors de la discussion du budget de l'exercice 1927, il intervint à nouveau sur les régions libérées et l'instruction publique.

Il prit part enfin à la discussion d'un projet de loi tendant à modifier la loi du 2 mars 1924 relative aux dommages de guerre (1928).

De nouveau candidat à la députation les 22 et 29 avril 1928 dans la circonscription de Douai, il fut battu au deuxième tour de scrutin par 9.899 voix contre 10.594 à M. Jean Debève, conseiller général, sur 21,428 votants.

Clotaire Delourme est décédé à Hellemmes-Lille, le 7 mai 1950, à l'âge de 73 ans.




Né le 14 janvier 1877 à Cysoing (Nord)
Décédé le 7 mai 1950 à Hellemmes-Lille (Nord)

Député du Nord de 1924 à 1928

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome IV, p. 1355 et 1356)

Clotaire Delourme meurt à Hellemmes-Lille le 7 mai 1950, à l'âge de 73 ans.



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