Léon Delsart

1883 - 1969

Informations générales
  • Né le 8 décembre 1883 à Le quesnoy (Nord - France)
  • Décédé le 16 juillet 1969 à Hasnon (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Nord
Groupe
Républicains de gauche

Biographies

Né le 8 décembre 1883 au Quesnoy (Nord).

Député du Nord de 1932 à 1936.

Léon Delsart poursuivit ses études jusqu'au niveau du brevet, En 1903, il accomplit son service militaire au 8e Dragon à Sedan et il est nommé brigadier.

Agriculteur à Nomain (Nord), il y exploite la ferme des Wattinettes (50 hectares) de 1909 à 1945.

Ses activités patriotiques lui valent d'être arrêté par les Allemands au début de 1917. Condamné par le conseil de guerre allemand aux travaux forcés à perpétuité, il est incarcéré en Silésie, mais la défaite allemande provoque sa libération le 20 novembre 1918.

Les affaires communales et départementales l'attirent. Conseiller municipal et maire de Nomain de 1922 à 1944, il fut également maire du Catelet (Aisne) de 1949 à 1958, Entre-temps il est conseiller d'arrondissement du canton d'Orchies (Nord), puis conseiller général, Membre de la chambre d'agriculture du Nord pendant quinze ans (élu en 1927, réélu en 1933 et en 1939 sur une liste d'union, de défense et de paix paysannes pour l'arrondissement de Douai), il est aussi vice-président de la société des agriculteurs de l'arrondissement de Douai.

Mais un cadre plus large serait digne aussi de sa grande activité et de ses compétences. Encouragé par ses amis, il se présente en 1932, comme républicain de gauche, aux élections générales législatives dans la première circonscription de Douai. Il se flatte d'avoir réalisé, comme maire de Nomain, l'union de tous les républicains contre « les partisans de la lutte des classes et des théories destructives du collectivisme » et se présente devant les électeurs avec la « volonté de réaliser une large conciliation républicaine qui puisse représenter les intérêts de tous les électeurs sans distinction de classe ni de parti ». C'est donc une politique d'union nationale qu'il s'engage à soutenir, mais il est partisan des réformes les plus hardies, nécessaires eu égard à la lutte économique mondiale, sans sacrifier toutefois les réformes sociales ni les créanciers de l'Etat à un titre quelconque qui ont des « droits sacrés et intangibles ». S'il appuie les idées de paix d'Aristide Briand, il n'est partisan que d'une prudente réduction des dépenses militaires dans une mesure compatible avec la sécurité du pays.

Au premier tour de scrutin le 1er mai, il obtient 9,060 voix contre 8.001 voix à M. Goniaux et 6.311 à M. Martel. Il est élu au deuxième tour le 8 mai avec 9.703 voix, contre 9.365 à M. Goniaux et 4.531 voix à M. Martel (Nombre des votants : 23.788, Inscrits : 26.484, abstentions 2.696).

A la Chambre des Députés, Léon Delsart va donc pouvoir défendre son idéal d'union républicaine, Inscrit au groupe des républicains de gauche, il sera membre de plusieurs Commissions : la Commission des mines, dont il revient le secrétaire ; la Commission de l'aéronautique, celle des postes, télégraphes et téléphone et celle de l'agriculture.

Mais ses attaches paysannes, le fait qu'il représente un département non seulement agricole mais aussi houiller, l'incitent à s'occuper tout particulièrement des problèmes agricoles et miniers. Dans le domaine agricole, il présente deux rapports et un rapport supplémentaire sur une proposition de loi tendant à l'obtention de crédits suffisants pour l'établissement du téléphone rural. Il intervient dans la discussion d'interpellations concernant la politique agricole du Gouvernement, la revalorisation des produits agricoles, la révision des baux ruraux ; dans la discussion d'une proposition de loi ayant Pour objet d'autoriser au profit du fermier la réduction des prix des baux à ferme. Il intervient aussi dans les explications de vote du budget général de l'exercice 1936, Son action pour le soutien des ouvriers mineurs l'amène à interpeller sur la nécessité de prendre d'urgence les mesures qui s'imposent pour protéger efficacement leur travail et sur les intentions de M. le Ministre des Travaux publics concernant l'achèvement du canal du Nord. Il est entendu sur la date de discussion d'un projet de loi améliorant la retraite des ouvriers mineurs. Il présente un rapport sur une proposition de loi tendant à adapter les conditions exigées par la caisse autonome des ouvriers mineurs pour l'obtention de la retraite ainsi que celles requises pour permettre aux veuves et orphelins de toucher l'allocation prévue en cas de décès du chef de famille aux conditions exceptionnelles et de force majeure qui peuvent naître inopinément sur le marché du travail ; un rapport sur une proposition de loi tendant à faire entrer en ligne de compte dans le calcul du minimum de journées de travail les journées de chômage involontaire.

Il dépose une proposition de résolution tendant à prélever sur le budget des Affaires étrangères (année 1934) la somme de 50.000 francs pour permettre au Gouvernement belge de les distribuer à titre de secours immédiat aux familles de la catastrophe de Pâturages.

Par ailleurs, Il dépose une proposition de loi relative à la médaille des évadés ; une proposition de résolution au sujet des conditions de vente des dixièmes de billets de la loterie nationale et autres loteries et il participe à la discussion d'interpellations relatives à l'activité des ligues.

L'action de Léon Delsart, tant sur le plan patriotique que sur les plans professionnel et politique lui vaut de nombreuses distinctions : Chevalier de la Légion d'honneur, médaille de la Reconnaissance française, Médaille militaire anglaise (espionnage au profit des armées alliées), Médaille des déportés-internés résistants 1914-1918, Médaille d'or du Mérite civique, Médaille d'honneur des villes de Lille, Cambrai et Saint-Quentin, Officier du Mérite social, Officier du Mérite agricole.

Ses titres aussi sont nombreux : président d'honneur de l'Union nationale des prisonniers civils déportés, internés et otages des deux guerres ; président du groupe interparlementaire de défense des prisonniers civils ; président fondateur (1933) du Comité du souvenir Franco-belge pour honorer la mémoire des fusillés de la citadelle de Tournai ; président de la Caisse de secours mutuels agricoles de Nomain (1930) ; président du syndicat de défense des producteurs de graines de betteraves du canton d'Orchies (1930).

Arrive la campagne électorale pour les élections législatives de 1936. Dès avant l'ouverture de cette campagne le Parti communiste engage, par son hebdomadaire l'Enchaîné, une violente campagne de presse contre lui (février 1936). Le tribunal correctionnel de Douai condamne le gérant de l'Enchaîné à trois mois de prison, 200 francs d'amende, 10.000 francs de dommages-intérêts, avec insertion du jugement dans l'Enchaîné et dans cinq autres journaux.

Léon Delsart sera néanmoins battu, au deuxième tour du scrutin, par Martel, communiste.

Au premier tour, le 26 avril, il obtient 10.021 voix contre 7.490 à Martel. Au deuxième tour, le 3 mai, il a 11.244 voix contre 13.296 à Martel, sur 24.876 votants.

Léon Delsart vit actuellement retiré au Catelet, dans le département de l'Aisne.

Il est Chevalier de la Légion d'honneur.




Né le 8 décembre 1883 au Quesnoy (Nord)
Décédé le 16 juillet 1969 à Hasnon (Nord)

Député du Nord de 1932 à 1936

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome IV, p. 1365 et 1366)

Léon Delsart conserve ses postes de conseiller municipal et de maire de Nomain jusqu'en 1944, tout en continuant d'exploiter sa ferme des Wattinettes jusqu'en 1945.

Enfin, s'étant retiré au Catelet, dans le département de l'Aisne, il en est élu maire en 1949 et assume ce mandat jusqu'en 1958.

Il meurt à Hasnon le 16 juillet 1969.



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