Gabriel Deville

1854 - 1940

Informations générales
  • Né le 8 mars 1854 à Tarbes (Hautes-Pyrénées - France)
  • Décédé le 28 février 1940 à Viroflay (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 21 juin 1896 au 31 mai 1898
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 5 avril 1903 au 31 mai 1906
Département
Seine
Groupe
Socialistes parlementaires

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 8 mars 1854 à Tarbes (Hautes-Pyrénées), mort le 28 février 1940 à Viroflay (Seine-et-Oise).

Député de la Seine de 1896 à 1898 et de 1903 à 1906.

Gabriel Deville fait ses études secondaires au lycée de Tarbes, sa ville natale, et obtient le diplôme de licencié en droit au terme d'études supérieures poursuivies dans les Facultés de droit de Toulouse et de Paris.

Petit-fils de J.-M.-J. Deville, représentant du peuple (1848-1851), neveu du docteur A. Deville, ancien vice-président de la Société anatomique de Paris qui fut proscrit le 2 décembre, il est fidèle à la tradition républicaine de sa famille.

Publiciste, il est l'auteur de : L'anarchisme (1887) ; Blanqui libre (1878) ; Cours d'économie sociale - L'évaluation du capital (1884) ; L'Etat et le Socialisme (1893) ; Philosophie du Socialisme (1886); Principes socialistes (1896); Histoire socialiste - Thermidor et Directoire ; Socialisme, révolution, internationalisme (1893). Ces publications, ainsi que les articles qu'il donne au journal de Jules Guesde L'Egalité, le font apparaître comme un théoricien du socialisme.

Membre de la Commission centrale de recherche et de publication des documents sur l'histoire économique de la révolution française (décembre 1903) il est également membre de la Commission d'organisation des bibliothèques et des archives (juin 1905).

Le 21 juin 1896, il est élu député dans le quatrième arrondissement de Paris (1ro circonscription) en remplacement de M. Barodet, démissionnaire, par 3.824 voix contre 1.651 à M. Besnard et 1.642 à M. Levasseur sur 7.460 votants. Battu dans la deuxième circonscription en 1898, il est réélu le 22 mars 1903 dans la quatrième circonscription, en remplacement de M. Cloutier, décédé. Candidat socialiste, présenté par « l'Union républicaine socialiste, radicale-socialiste de défense républicaine », il triomphe au deuxième tour de Maurice Barrès (bien que celui-ci fût arrivé en tête au premier tour )par 5.062 voix contre 4.836 sur 10.029 votants. Dans sa profession de foi, il reproche à « l'anti-ministériel » Barrès sa relative inactivité parlementaire au cours de son mandat précédent (il « n'est monté que 5 fois à la tribune, trois fois pour des questions littéraires... ») et rappelle aux électeurs parisiens que les Nancéens lui ont préféré « un autre nationaliste ». Face à cet autre. adversaire qu'est le préfet Poubelle, il invite les électeurs à ne pas « repêcher ce décoré du pape ». M. Poubelle obtiendra 569 voix.

A la Chambre, il siège au groupe des Socialistes parlementaires, aux côtés de Briand et de Millerand. Secrétaire de la Commission de séparation des Eglises et de l'Etat, dont Buisson est président et Briand, rapporteur, il prend part à de nombreux débats : discussion du budget de l'exercice 1904 (Cultes), discussions du projet de loi portant suppression de l'enseignement congréganiste, des projets et propositions de loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat. Il intervient également -dans plusieurs débats économiques ou sociaux notamment sur les propositions de loi relatives à l'assistance aux vieillards, aux infirmes et incurables (1903), sur l'enquête relative à l'envahissement de la Bourse du Travail (1904), sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications de denrées alimentaires (1905). Il dépose un certain nombre de propositions de loi et de propositions de résolution, parmi lesquelles :une proposition de loi instituant un Conseil supérieur du personnel de l'Etat, une proposition de loi portant réorganisation générale des Archives de France (1904), un projet de résolution concernant les incompatibilités parlementaires, une proposition, dont il est cosignataire avec Jean Jaurès et Aristide Briand, tendant à consacrer une semaine par mois à la discussion des lois ouvrières.

Aux élections générales des 6 et 20 mai 1906, il ne se représente pas.

Dès 1907, une nouvelle carrière, « la » Carrière, s'ouvre devant Gabriel Deville : ministre plénipotentiaire de 2e classe, envoyé extraordinaire en Ethiopie (non installé) le 29 avril 1907, il est nommé délégué de la France à la Commission européenne du Danube le 16 juillet 1907. Le 6 février 1909, il devient sous-directeur des affaires de chancellerie, puis occupe le poste d'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Athènes, le 5 juin 1909.

Puis il prend sa retraite et meurt à Viroflay (S.-et-O.) le 28 février 1940, à l'âge de 86 ans.


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