Sulpice Dewez

1904 - 1974

Informations générales
  • Né le 30 septembre 1904 à Villers-outreaux (Nord - France)
  • Décédé le 3 mars 1974 à Gonesse (Val-d'Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Nord
Groupe
Communiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Nord
Groupe
Communiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 30 septembre 1904 à Villers-Outréaux (Nord). Député du Nord de 1932 à 1942.

Ouvrier menuisier à Denain, fils d'un cantonnier, Sulpice Dewez fut secrétaire des Jeunesses communistes, membre du Comité du sous-rayon de Denain, animateur du Club artistique des ouvriers de Denain, puis secrétaire du Rayon de Denain.

Correspondant local de l'Humanité et de l'Enchaîné, il suivit en 1926 les cours de l'école de léninisme de Bobigny.

Désigné, en 1927, pour faire partie d'une délégation ouvrière en Russie, il ne put partir, faute de passeport.

Il fut conseiller général du canton de Valenciennes-Sud de 1932 à 1940.

Il se présenta aux élections législatives de 1932, et fut élu au deuxième tour de scrutin le 8 mai par 13.692 voix contre 13.207 voix à Macarez sur 27.996 votants , Dès son arrivée au Palais Bourbon, il manifesta une intense activité. Membre de la Commission d'assurance et de prévoyance sociales, de la Commission des régions libérées et de la Commission de l'armée, il s'intéressa vivement aux problèmes sociaux.

Par diverses propositions de loi et de résolution, il tenta de venir en aide aux ouvriers des mines en modifiant le statut des Caisses de secours et de retraite.

Alarmé par les conséquences de la crise économique, il demanda à interpeller à plusieurs reprises le Gouvernement sur la condition sociale des travailleurs de la région du Nord. Dans une autre interpellation, il s'alarma des condamnations prononcées par les tribunaux correctionnels « contre les malheureux qui vont sur les terres des mines ramasser les miettes de charbon restant parmi les terres déversées au jour par les compagnies minières ».

Il s'intéressa également aux problèmes militaires, s'attachant surtout à améliorer la condition matérielle et sanitaire des soldats du contingent.

Il demanda à interpeller « au sujet d'une circulaire adressée aux chefs de corps dont les instructions, visant les suspects de sympathie aux organisations de gauche et d'extrême gauche ainsi que les officiers et sous-officiers républicains, démontrent la volonté de M. le Ministre de la Guerre de faciliter la fascisation des cadres de l'armée » (1935).

Aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936, il fut réélu au second tour de scrutin par 17.651 voix contre 10.221 voix à Macarez (Républicain de gauche) sur 28.405 votants.

Membre de la Commission de l'armée et de la Commission des mines et de la force motrice, il intervint dans la discussion de plusieurs interpellations sur la défense nationale.

Il déposa une demande d'interpellation sur les « iniques condamnations infligées aux volontaires de retour d'Espagne pour n'avoir pu répondre à temps à leurs obligations militaires » (1938).

Profondément attaché à la cause de la défense des travailleurs, il n'en fut pas moins indigné par le pacte germano-soviétique.

Le 11 octobre 1939, alors qu'il était mobilisé depuis le 3 septembre, il informa par lettre la Présidence de la Chambre qu'il n'appartenait plus au groupe communiste.

Le 16 janvier 1940, lors de la discussion du projet de loi prononçant la déchéance des élus communistes, il déclara : « Ensemble nous sommes aujourd'hui obligés de reconnaître tout ce qu'a d'odieux l'agression contre la République Finlandaise. ...Je pense qu'il est de mon devoir de dire aux ouvriers français... « Il faut lutter, il faut vaincre, il faut travailler pour empêcher l'envahisseur d'entrer sur notre territoire, il faut gagner la guerre contre Hitler »- Le 20 février 1940, la Chambre décida par un vote qu'il ne serait pas fait application de la loi de déchéance qui frappait les élus communiste contre Sulpice Dewez.

Le 10 juillet 1940, il vota en faveur du projet de loi constitutionnelle accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Pendant l'occupation, il fut placé en résidence forcée à Aurignac (Haute-Garonne) et se distingua dans la résistance.

De 1951 à 1959, il fut membre du Conseil économique, où, au sein du groupe des travailleurs, il représentait la Confédération générale des syndicats indépendants, dont il est actuellement secrétaire général.

Titulaire de la Médaille des Combattants volontaires, de la Reconnaissance française, des Déportés résistants, et de la Croix de guerre 1939-1945, Sulpice Dewez est grand invalide et Chevalier de la Légion d'honneur.




Né le 30 septembre 1904 à Villers-Outreaux (Nord)
Décédé le 3 mars 1974 à Gonesse (Val d'Oise)

Député du Nord de 1932 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome IV, p. 1442, 1443)

Pendant l'Occupation, Sulpice Dewez est placé en résidence forcée à Aurignac (Haute Garonne) et participe à la Résistance. Cependant, après la Libération, par sa décision du 5 décembre 1945, le Jury d'honneur maintient l'inéligibilité qui le frappait en raison de son vote du 10 juillet 1940, favorable au projet de loi constitutionnelle.

Il ne se présente pas aux élections législatives, mais se consacre alors au syndicalisme.

Il est désigné, le 27 mars 1951, comme conseiller économique représentant la Confédération générale des syndicats indépendants, dont il est le Secrétaire Général depuis 1948.

Il meurt à Gonesse le 3 mars 1974.

Titulaire de la Médaille des Combattants volontaires de la Résistance et de celle des Déportés résistants, Croix de guerre 1939-1945, Sulpice Dewez était chevalier de la Légion d'Honneur.



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