François Ducarouge

1859 - 1913

Informations générales
  • Né le 13 octobre 1859 à Molinet (Allier - France)
  • Décédé le 8 mai 1913 à Digoin (Saône-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 27 décembre 1908 au 31 mai 1910
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Socialistes parlementaires
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 8 mai 1913
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 13 octobre 1859 à Molinet (Allier), mort le 8 mai 1913 à Digoin (Saône-et-Loire).

Député de la Saône-et-Loire de 1908 à 1913.

François Ducarouge naquit le 13 octobre 1859 à Molinet dans l'Allier, où ses parents étaient propriétaires. Il s'établit potier à Digoin (Saône-et-Loire), dont il devint maire et où il jouissait d'une grande popularité. Il se présenta à l'élection législative partielle du 20 décembre 1908, dans la circonscription de Charolles, en remplacement de M. Sarrien père, élu sénateur. Il emporta le siège de député au deuxième tour de scrutin, par 6.862 voix contre 5.368 à M. Pierre Sarrien et 308 à M. Magnin, sur 13.162 votants. Il était patronné par la fédération républicaine et socialiste de Saône-et-Loire. Il s'inscrivit au groupe socialiste de la Chambre. Membre de diverses Commissions, dont celle de l'agriculture, il intervint au cours de la discussion des interpellations sur la neutralité de l'enseignement dans les écoles publiques ainsi qu'au débat sur les transports de troupes employées à maintenir l'ordre en cas de- grève.

Réélu aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910, au deuxième tour de scrutin, par 7.655 voix contre 6.275 à M. Poncet sur 20.899 inscrits, il vota la confiance au deuxième cabinet Briand du 3 novembre 1910 et aux troisième et quatrième cabinets Briand des 21 janvier et 18 février 1913. Il se prononça en faveur de l'urgence des lois scolaires et de l'assurance mutuelle agricole. Il mourut prématurément en cours de mandat, le 8 mai 1913 à Digoin. Il n'avait que 54 ans. Son éloge funèbre fut prononcé à la séance du lendemain par le président Paul Deschanel, qui déclara notamment : » Lorsqu'il est intervenu dans nos débats, nous avons apprécié la loyauté de sa parole, nous avons été frappés par la sincérité de ses efforts dans l'étude des problèmes qui nous préoccupent tous et dont la solution doit assurer aux travailleurs des villes et des campagnes un sort meilleur ».


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