Lucien, Ernest, Alfred Dumont

1865 - 1945

Informations générales
  • Né le 16 avril 1865 à Ambrault (Indre - France)
  • Décédé le 22 mai 1945 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 6 juillet 1913 au 31 mai 1914
Département
Indre
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Indre
Groupe
Union républicaine radicale et socialiste

Biographies

Né le 16 avril 1865 à Ambrault (Indre), mort le 22 mai 1945 à Paris (6e).

Député de l'Indre de 1913 à 1919.

Fils d'un cultivateur de la commune d'Ambrault, Lucien Dumont, après avoir fait ses études de médecine, vint s'installer comme chirurgien à Issoudun, où il tenait une clinique réputée.

Il se lança très jeune dans les luttes politiques puisque, à peine âgé de 28 ans, il posa sa candidature dans la circonscription d'Issoudun aux élections générales législatives des 20 août et 3 septembre 1893. Il mit en ballottage le député sortant, Leconte, le précédant même de 410 voix au premier tour de scrutin : mais il fut battu de 11 voix au second tour. Aux élections générales législatives des 8 et 22 mai 1898, il fut battu dès le premier tour par Dufour. Sans jamais céder au découragement, il poursuivit sa lutte contre Dufour aux élections législatives des 27 avril et 11 mai 1902, 6 et 20 mai 1906, et 24 avril et 8 mai 1910, le mettant à trois reprises en ballottage, mais étant toujours distancé au second tour. Le 31 juillet 1910, il connut son premier succès électoral, étant élu avec 1.606 voix conseiller général du canton d'Issoudun-Sud, mais il ne fut pas proclamé, faute d'avoir justifié de ses qualités d'éligibilité : il fut définitivement élu lors de l'élection partielle de février 1911.

Jacques Dufour député de la circonscription d'Issoudun étant décédé au début de 1913, une élection complémentaire pour pourvoir à son remplacement eut lieu le 6 juillet. Au premier tour, Deslinières, candidat du Parti socialiste unifié venait en tête avec 4.263 voix contre 4.252 à Dumont qui se présentait comme candidat républicain socialiste et 2.925 à Guilpin sur 11.554 votants ; au deuxième tour, Dumont l'emporta avec 6.991 voix contre 5.037 à Deslinières sur 12.153 votants. Lors des élections générales des 26 avril et 10 mai 1914, il fut distancé au premier tour, n'obtenant que 3.461 voix contre 5.118 à Héliès et 3.062 à Chaput sur 12.169 votants, mais au second tour les électeurs lui confirmèrent son mandat par 6.322 voix contre 6.246 à Héliès, sur 12.688 votants.

A la Chambre, il s'inscrivit au groupe de l'Union républicaine radicale et socialiste. Il fut membre de diverses Commissions, dont celle de l'enseignement et des beaux-arts, celle de l'hygiène publique, celle de la réorganisation économique, celle des marchés et celle chargée d'examiner les pièces concernant la condamnation prononcée contre Malvy.

Il déposa des propositions de loi relatives au paiement des loyers dus pendant la période de guerre (1915) et concernant l'incinération en temps de guerre (1915) : il soutint la discussion de cette dernière proposition devant la Chambre à titre de rapporteur (1915).

Il déposa une motion tendant à l'affichage du discours prononcé le 26 août 1915, par M. Viviani, président du Conseil.

A la mobilisation, il avait servi comme médecin-major de première classe, ce qui le conduisit à s'intéresser particulièrement aux problèmes du service de santé ; il interpella le Gouvernement sur la fièvre typhoïde dans l'armée (1916) et sur le fonctionnement du service de santé (1917), présentant des ordres du jour motivés à la suite des discussions qui eurent lieu en comité secret. Il prit part aussi à la discussion d'interpellations concernant le ravitaillement du pays (1917), la politique générale du Gouvernement (1917), la politique extérieure (1917), le problème du charbon (1917). Il fut entendu dans la discussion des propositions de loi tendant à organiser le marché du blé (1918), d'un projet de loi portant ouverture de crédits sur l'exercice 1917 (1918), et d'une demande en autorisation de poursuites contre Turmel (1918), du projet de loi relatif au recensement et à l'appel de la classe 1920 (1918). Il interpella le Gouvernement sur l'épidémie de grippe (1918). Il prit part à la discussion d'interpellations concernant la démobilisation (1919), la vie chère (1919), le consortium des métaux (1919), la grève du personnel des raffineries (1919) et à la discussion de propositions de loi concernant la protection de la propriété commerciale (1919).

Aux élections générales du 16 novembre 1919, il conduisit une liste d'Union républicaine des groupes de gauche, mais n'obtint que 10.565 voix sur 66.446 votants. Il échoua à nouveau en 1924, n'obtenant, à la tête d'une liste d'Union socialiste, que 1.183 voix sur 70.880 votants. Enfin, lors du rétablissement du scrutin d'arrondissement en 1928, il tenta une dernière fois sa chance dans son ancienne circonscription d'Issoudun, mais il n'arriva qu'en cinquième position au premier tour avec 905 voix sur 11.287 votants et se retira avant le second tour.

Dumont renonça alors définitivement à la vie politique. Il est mort à Paris à l'âge de 80 ans, le 22 mai 1945.




Né le 16 avril 1865 à Ambrault (Indre)
Décédé le 22 mai 1945 à Paris (6e)

Député de l'Indre de 1913 à 1919

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome IV, p. 1556 et 1557)

Lucien Dumont meurt à Paris, le 22 mai 1945, à l'âge de 80 ans.