Henri Duterne

1896 - 1980

Informations générales
  • Né le 27 septembre 1896 à Lille (Nord - France)
  • Décédé le 17 novembre 1980 à Douai (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 30 novembre 1958 au 9 octobre 1962
Département
Nord
Groupe
Union pour la nouvelle République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 25 novembre 1962 au 2 avril 1967
Département
Nord
Groupe
Union pour la nouvelle République-UDT
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 12 mars 1967 au 30 mai 1968
Département
Nord
Groupe
Union démocratique pour la V° République

Biographies

Biographie de la Ve République

DUTERNE (Henri, Auguste)
Né le 27 septembre 1896 à Lille (Nord)
Décédé le 17 novembre 1980 à Douai (Nord)

Député du Nord de 1958 à 1968

Originaire d’un milieu modeste - son père était fonctionnaire communal - Henri Duterne s’est engagé dès février 1915 comme volontaire lors de la première guerre mondiale, au cours de laquelle il sert dans l’infanterie, et qu’il termine avec le grade de lieutenant. Il entreprend des études qui le conduiront à la licence en sciences physiques, puis au doctorat en médecine. Cette double formation l’amène à occuper entre les deux guerres des postes universitaires à Lille : il est assistant en chimie générale à la faculté des sciences (1919-1928), puis il exerce à la faculté de médecine, où il devient chef de clinique. Il pratique également dans des établissements militaires de Lille, comme chef de service à l’Hôpital militaire, puis comme médecin expert au centre spécial de réforme. Il manifeste dès cette époque un grand intérêt pour la biologie appliquée à l’éducation physique et sportive.
Remobilisé en 1939, il participe ensuite activement à la Résistance, ce qui lui vaut diverses distinctions à la Libération, et le grade de commandeur de la Légion d’honneur. Henri Duterne occupe après la guerre des responsabilités municipales, en tant qu’adjoint au maire de Lille (1947-1954), demeurant conseiller municipal de Lille jusqu’en 1959. Il se présente une première fois sous l’étiquette des républicains sociaux aux législatives de 1956, mais subit une défaite.
Il prend sa revanche sous les couleurs de l’Union pour la nouvelle République (UNR), sur un programme de soutien au général de Gaulle et à son referendum victorieux du 28 septembre 1958. Il est élu député de la deuxième circonscription du Nord (Lille-Sud et Sud-Ouest) en décembre 1958 au second tour avec 24 413 voix, au détriment de la députée sortante, la socialiste Rachel Lempereur, adjointe au maire de Lille, largement distancée (12 038 voix). Il bat cette adversaire à plusieurs reprises : ainsi lors des élections de 1962 (avec au second tour 21 800 voix contre 18 673) mais avec un écart moindre, puis en 1967 (21 619 voix au second tour contre 19 610), profitant de la désunion persistante des partis d’une gauche pourtant arithmétiquement majoritaire dans cette circonscription.
A l’Assemblée nationale, où il siège successivement dans les groupes parlementaires gaullistes UNR-UDT puis UD-Vème République, Henri Duterne intègre d’abord la Commission de la défense nationale et des forces armées, du 27 janvier 1959 au 26 avril 1962. A ce titre, il rapporte sur un projet de loi concernant les réparations à accorder aux jeunes appelés et réservistes victimes d’accidents lors de séances d’instruction militaire (28 juin 1962). C’est en spécialiste de la question qu’il intervient pour proposer, le 22 juillet 1961, une loi tendant à créer dans les facultés une chaire de médecine physique et de réadaptation, et à régler les rapports entre médecins spécialisés dans ces domaines et les auxiliaires médicaux qualifiés ; il participe également aux discussions portant sur la répression du dopage (15 décembre 1964) et, le 8 novembre 1966, sur le code de la route. Il rejoint à partir d’avril 1967 la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales, ce qui lui fournit l’occasion de participer à toutes les formes de coopération culturelle franco-canadiennes (Association nationale France-Canada, commission permanente de coopération franco-québecoise) et surtout au célèbre voyage du général de Gaulle au Québec.
Au cours de ses mandats successifs, Henri Duterne a toujours voté dans un sens conforme aux orientations du groupe parlementaire gaulliste, puisqu’il se montre favorable aux déclarations de politique générale du gouvernement Debré (16 janvier ; 15 octobre 1959), contre l’amendement Ballanger (28 mai 1959) et pour le projet définitif de règlement de l’Assemblée nationale (3 juin 1959), pour le projet de loi concernant l’enseignement privé (23 décembre 1959), pour les pouvoirs spéciaux attribués au gouvernement (scrutin du 2 février 1960), pour la modification de la Constitution (scrutin du 11 mai 1960), pour la levée de l’immunité parlementaire de Georges Bidault (5 juillet 1962), et contre la motion de censure du 4 octobre 1962 provoquant la chute du ministère Pompidou. Il n’a pu cependant participer au vote d’approbation du programme de Gouvernement de Georges Pompidou, le 27 avril 1962. Lors de la deuxième législature, il vote contre la demande d’ajournement de la ratification du traité du 11 janvier 1963 entre la République française et la RFA sur la coopération franco-allemande (13 juin 1963), pour le projet de loi relatif à certaines modalités de la grève dans les services publics (26 juillet 1963), pour le projet de loi constitutionnelle portant modification des dispositions de l’article 28 de la Constitution (20 décembre 1963), pour le projet de loi relatif à l’élection des conseillers municipaux (17 juin 1964), et pour le projet de loi relatif au recrutement en vue de l’accomplissement du service national (25-26 mai 1965). Lors de son dernier exercice parlementaire, il vote contre les motions de censure déposées au cours de la discussion du projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre des mesures d’ordre économique et social (les 20 mai et 9 juin 1967).
Henri Duterne ne se représente pas aux élections législatives de 1968, laissant ainsi le champ libre à l’UDR Pierre Billecocq, qui l’emporte largement sur Rachel Lempereur, adversaire historique du député sortant.

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