Jean-Pierre Gabarrou

1944 - 1985

Informations générales
  • Né le 12 août 1944 à Castres (Tarn - France)
  • Décédé le 22 mai 1985 à Castres (Tarn - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 2 juillet 1981 au 22 mai 1985
Département
Tarn
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie de la Ve République

GABARROU (Jean-Pierre)
Né le 12 août 1944 à Castres (Tarn)
Décédé le 22 mai 1985 à Castres

Député du Tarn de 1981 à 1985

Fils d’un avocat de Castres, Jean-Pierre Gabarrou suit des études de médecine à la Faculté de Toulouse où il obtient son doctorat en 1970 et où il est diplômé de pédiatrie en 1972, puis s’installe dans sa ville natale. Il a deux enfants avec son épouse Françoise.

Deux ans seulement après son adhésion au parti socialiste (1975), il est choisi comme tête de liste pour s’opposer au ministre Jacques Limouzy lors du scrutin municipal de 1977. Il est élu maire de Castres avec une courte avance (183 voix). La même année, il est élu au Conseil régional de Midi-Pyrénées où il s’investit plus particulièrement dans le domaine économique, dans sa circonscription confrontée à l’exode rural et durement touchée par la déprise industrielle et à la tête de la commission régionale des infrastructures industrielles.

En 1981, candidat de l’union de la gauche pour la deuxième circonscription du Tarn aux élections législatives, il mène sa campagne sur ces questions : il dénonce la montée du chômage, la multiplication des faillites, l’endettement des agriculteurs et inscrit son programme de réformes dans la politique lancée par le gouvernement Mauroy, se réclamant aussi de son expérience et de l’efficacité de sa gestion municipale. Après un premier tour où s’affrontent cinq candidats, il retrouve Jacques Limouzy au second tour et l’emporte avec près de 55% des voix. Il est alors l’un des plus jeunes élus de l’Assemblée nationale. Il adhère au groupe socialiste et entre à la commission de la production et des échanges dont il sera membre tout au long de son mandat.

En 1983, dans un contexte de relatif recul de la gauche au niveau national, Jean-Pierre Gabarrou est très largement réélu maire de Castres : il l’emporte dès le premier tour avec plus de mille voix d’avance sur son principal concurrent, une fois encore Jacques Limouzy. Il confirme ainsi son implantation locale. Fort de cette confiance réaffirmée, il poursuit, comme député, son engagement pour le regain économique de sa circonscription, non seulement à l’Assemblée - notamment en participant aux travaux parlementaires concernant le plan textile - mais aussi auprès d’investisseurs étrangers ou de la Commission européenne. Ses efforts pour promouvoir et relancer un pôle économique lui ont valu le surnom de « locomotive du sud du Tarn ». Il s’est également occupé de questions intéressant davantage les zones rurales, comme le commerce du blé ou la réglementation de la pêche et l’entretien des cours d’eau. À cet égard, il exprime en séance publique la nécessité de s’intéresser au patrimoine naturel et d’encourager tous les usagers à une plus grande responsabilité (13 décembre 1983). Il consacre une grande part de son travail parlementaire à la réflexion sur des questions concernant à la fois les affaires sociales et les questions de santé (assurance maladie, politique en faveur des retraités, aide aux personnes handicapées) ou l’éducation nationale (situation des personnels, formation professionnelle des jeunes).

Son décès brutal d’une crise cardiaque, au cours de son mandat, le 22 mai 1985, suscite une très grande émotion, parmi ses administrés et dans la classe politique comme en témoignent les hommages qui lui sont rendus dans l’hémicycle par Louis Mermaz et Laurent Fabius et par la présence à Castres, lors de ses obsèques, de Michel Rocard et Georgina Dufoix. Il est remplacé à l’Assemblée par sa suppléante, Jacqueline Alquier.

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