Jean-Louis Goasduff

1927 - 2013

Informations générales
  • Né le 2 mai 1927 à Plabennec (Finistère - France)
  • Décédé le 4 octobre 2013 à Plabennec (Finistère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 avril 1978 au 22 mai 1981
Département
Finistère
Groupe
Rassemblement pour la République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 2 juillet 1981 au 1er avril 1986
Département
Finistère
Groupe
Rassemblement pour la République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 2 avril 1986 au 14 mai 1988
Département
Finistère
Groupe
Rassemblement pour la République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IXe législature
Mandat
Du 13 juin 1988 au 1er avril 1993
Département
Finistère
Groupe
Rassemblement pour la République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Xe législature
Mandat
Du 2 avril 1993 au 21 avril 1997
Département
Finistère
Groupe
Rassemblement pour la République

Biographies

Biographie de la Ve République

GOASDUFF Jean-Louis

Né le 2 mai 1927 à Plabennec (Finistère)
Décédé le 4 octobre 2013 à Plabennec (Finistère)

Député du Finistère de 1978 à 1997


Né dans le hameau de Kerrarouan, Jean-Louis Goasduff, fils d’un ouvrier agricole, est élève de l’école primaire privée de Plabennec entre 1933 et 1941, obtenant son certificat d’études primaires en 1939 puis supérieures en 1941. Engagé au sein de la Jeunesse agricole chrétienne (JAC) entre 1942 et 1952, dans la continuité des engagements chrétiens familiaux – sa sœur par exemple est entrée dans les ordres –, il est président de la section jaciste locale puis du secteur de Plabennec. En parallèle, il suit des cours par correspondance de l’Office central de Landerneau et de l’école d’agriculture d’Angers. Au service militaire en 1947-1948, à Nancy, il est sous-officier instructeur dans les transmissions, admis au concours d’entrée de l’école des officiers de réserve puis libéré pour raisons familiales, en raison de la maladie de son père. Marié en 1950 à Germaine Bleunven, fille d’un ancien conseiller municipal de Plabennec, il a 4 enfants. Investi dans les réseaux du Crédit agricole, président de la caisse cantonale et de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), l’ancien responsable de la JAC entre en 1953, à seulement 25 ans, au conseil municipal de Plabennec.

D’abord exploitant d’une petite ferme de 5 hectares, à Croas-Prenn, Jean-Louis Goasduff est à l’origine de la création d’un couvoir dans les années 1950, qui devient dans les années 1980 une entreprise d’aviculture spécialisée dans la production de poussins, comptant une petite centaine de salariés. Principal employeur de la commune de Plabennec, l’entreprise familiale créée par Jean-Louis Goasduff, agriculteur devenu chef d’entreprise, est reprise par ses trois fils.

Premier adjoint en 1959, Jean-Louis Goasduff, engagé dans le mouvement gaulliste en 1960, devient maire de Plabennec aux élections municipales de mars 1965, prenant la suite d’Yves Jacob, du Mouvement républicain populaire (MRP). Il conserve ces fonctions durant 3 décennies. Réélu dès le premier tour à la tête de la municipalité de Plabennec en mars 1971, Jean-Louis Goasduff se présente aux cantonales en octobre 1973 pour succéder à Gabriel de Poulpiquet, élu depuis 1945. Entre 1976 et 1985, il devient vice-président du Conseil général du Finistère. Vice-président de la FNSEA et président du syndicat des aviculteurs à l’échelon national, Jean-Louis Goasduff s’affirme également comme le successeur désigné de cette figure politique bretonne, en devenant en mars 1978 député de la 3e circonscription du Finistère, qui regroupe les cantons de Landerneau, Lannilis, Ouessant, Plabennec, Ploudalmézeau, Saint-Renan, d’une partie de Brest I et de Brest VII. Sur 66 023 suffrages exprimés, le candidat du Rassemblement pour la République (RPR) arrive nettement en tête (25 424 voix), assez loin devant Alphonse Arzel, Union pour la démocratie française (UDF), conseiller général et maire de Ploudalmézeau, 18 794 voix et Roger Abalain, parti socialiste (PS), 12 146 voix. Les autres candidats du premier tour sont Guy Liziar, parti communiste français (PCF), maire de Relecq-Kerhuon, 5 402 voix, René L’Hostis, Union démocratique bretonne-UDB, 2 302 voix, Alain Daune, Lutte ouvrière (LO), 1 041 voix et Christian Le Pêcheur (Front national (FN), 718 voix). Au second tour, le 19 mars 1978, sur 64 891 suffrages exprimés, Jean-Louis Goasduff, bénéficiant du retrait d’Alphonse Arzel, l’emporte très nettement avec 43 555 voix, soit 67,1 % contre 21 336 voix, soit 32,9 % pour le candidat socialiste.

Inscrit au groupe RPR, membre de la commission de la production et des échanges durant la législature, ses travaux parlementaires concernent les questions maritimes. Nommé le 16 mai 1978, membre de la commission d'enquête créée à la suite du naufrage d'un navire pétrolier sur les côtes de Bretagne, il est aussi membre de la commission supérieure du crédit maritime mutuel, le 15 juin 1978, membre de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la modération du prix de l'eau, le 16 novembre 1978. Il est l’auteur d’une proposition de résolution, déposée le 18 août 1978, tendant à la création d'une commission d'enquête parlementaire chargée de rassembler les informations sur les conditions de contrôle de la navigation maritime dans les parages dangereux, sur les mesures de prévention des accidents de navires pétroliers et sur les moyens de lutte contre la pollution marine accidentelle ou volontaire, et de proposer un ensemble de mesures en vue de protéger les côtes françaises. Il pose une question au gouvernement, le 18 avril 1978, sur la situation provoquée par le naufrage de l’Amoco Cadiz. Il intervient à nouveau en séance publique au sujet du naufrage du caboteur danois Peter-Sif, le 5 décembre 1979, s’alarmant des conséquences du naufrage à Ouessant de ce navire dont les cuves contiennent 400 tonnes de pétrole brut et réclamant des mesures pour qu'une nouvelle pollution ne frappe pas le Finistère. En outre, il pose plusieurs questions au gouvernement : sur le salaire des ouvriers des arsenaux, le 21 juin 1978 ; celui des personnels ouvriers des établissements de la défense, le 27 juin 1979 ; et sur la nécessité d’instituer la continuité territoriale entre le continent et les îles finistériennes et les îles du Ponant (30 octobre 1980).

Il intervient aussi dans le domaine agricole. Il est membre de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi d'orientation agricole (12 mai 1979). Dans une question orale sans débat, il demande le remboursement, dans les meilleurs délais, de la TVA aux agriculteurs, le 30 juin 1978, évoquant leurs difficultés de trésorerie, ainsi que la baisse de l’imposition des bénéfices agricoles suite aux mauvaises récoltes des deux dernières années, le 1er décembre 1978. Dans les débats sur la déclaration du gouvernement sur les orientations de la politique agricole, le 14 décembre 1978, il plaide pour une revitalisation de l’espace rural par une politique d'aménagement du territoire, rééquilibrant Paris et la province et visant à l’accroissement des villes moyennes. Il demande la prise en compte du vieillissement de la population rurale ; il prône le soutien à l’agriculture comme support du développement rural, demande l’implantation d’activités de transformation agro-alimentaires, souhaite le maintien des services publics polyvalents, ainsi que le désenclavement par la construction d’infrastructures de communication et de transport. Dans la discussion sur les crédits du BAPSA pour 1980, il critique l’insuffisance des effectifs de l'enseignement agricole privé agréé, le 8 novembre 1979.

Dans la discussion du projet de loi d’orientation agricole, il demande de renforcer l'autonomie de l'agriculteur par le choix de son circuit commercial, une fiscalité adaptée à l'agriculture et le développement de la formation, le 11 décembre 1979 ; en deuxième lecture, il souligne les conséquences socio-économiques du mitage urbain, le 8 avril 1980. Dans la discussion des crédits des industries agricoles et alimentaires, il souligne les difficultés des industries agroalimentaires de Bretagne notamment le problème de l’aviculture en Bretagne, le 29 octobre 1980.
Aux élections législatives de juin 1981, Jean-Louis Goasduff, qui siège également au Conseil régional entre 1978 et 1986, est réélu dès le premier tour, cette circonscription restant à contre-courant de la poussée socialiste dans le Finistère comme dans l’ensemble du pays consécutive à l’élection à la présidence de la République de François Mitterrand. Sur 62 138 suffrages exprimés, il recueille 37 339 voix, le 14 juin 1981, distançant notamment la candidate du Parti socialiste (PS), Yvette Duval (19 198 voix) et le candidat du Parti communiste français (PCF), maire de Relecq-Kerhuon, Guy Liziar (3 551 voix).

Inscrit au groupe du RPR, membre de la commission de la production et des échanges (1981-1986), il siège également à la commission supérieure du crédit maritime mutuel, le 25 septembre 1981 et au conseil supérieur de l'aménagement rural, le 9 octobre 1981. Il pose une question au gouvernement sur l’assignation à résidence de deux basques de l’ETA à Ouessant, le 4 novembre 1981 et sur la centrale de Plogoff, le 6 octobre 1981. Il souligne, dans une question posée au gouvernement, le 21 avril 1982, les difficultés financières des hospices et maisons de retraite, liées aux promesses gouvernementales sur le renforcement des effectifs du personnel à la suite de la réduction du temps de travail.

Au cours de ce second mandat, Jean-Louis Goasduff s’affirme comme un opposant actif, diversifiant le domaine de ses activités parlementaires. Dans la discussion du projet de loi de finances rectificative pour 1981, le 16 décembre 1981, il critique les choix économiques interventionnistes, le paravent de la régionalisation, les effets des nationalisations et les projets de création d’offices fonciers et d’offices agricoles confirmant la pénétration de l’État dans les organisations professionnelles tout en réaffirmant son attachement à la libre-entreprise. Il s’insurge, dans une question au gouvernement, des conséquences sur le revenu des agriculteurs de l'échec de la négociation communautaire sur les prix agricoles et du montant compensatoire négatif, le 7 avril 1982. Il déplore la dégradation de la situation financière des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER), le 24 novembre 1982. Il critique, dans la discussion du projet de loi relatif à la création d’offices d’intervention dans le secteur agricole, le carcan administratif pour les transactions commerciales dans le monde agricole, lié à l’étatisation de l'agriculture, signe d’une mainmise généralisée de l’État sur l’économie, le 29 juin 1982. C’est à nouveau le cas, dans les questions au gouvernement, le 13 avril 1983, quant à la situation agricole française au sein de la Communauté économique européenne, et le 25 mai 1983, quant à la situation du marché de l'œuf. Le 23 mai 1984, dans une autre question, il fait part de son inquiétude en ce qui concerne la production laitière bretonne. Il argue, dans la discussion du projet de loi relatif à la répression de la fraude dans le commerce du beurre et la fabrication de la margarine, du rétrécissement des débouchés commerciaux des produits laitiers et des difficultés d'écoulement du beurre en France et en Belgique, liés notamment à une décision de la Cour de justice des communautés européennes, à la concurrence entre les matières grasses végétales et animales ou le régime d'importation des matières premières à bas prix voire la publicité concernant les margarines, le 20 juin 1984. Dans la discussion des crédits de l’agriculture pour 1985, il critique le désengagement de l'État vis-à-vis du secteur agricole, la diminution de la part des dépenses de l'État dévolue à ce secteur et les conséquences néfastes de l’apparition des quotas qui dégradent les revenus agricoles, le 6 novembre 1984.
En mars 1985, Jean-Louis Goasduff abandonne son mandat de conseiller général de Plabennec au profit d’un de ses adjoints, Louis Coz, élu jusqu’en 2011.

En mars 1986, il conduit la liste d’union de l’opposition RPF-UDF dans le Finistère qui, avec 30,06 % obtient 3 sièges : Jean-Louis Goasduff, Charles Miossec et Jean-Yves Cozan, vice-président du Conseil général, conseiller général d’Ouessant et adjoint au maire de Quimper. Avec 37,52 %, la liste PS-MRG conserve 4 élus : Louis Le Pensec, Joseph Gourmelon, Marie Jacq et Jean Peuziat, du fait d’un moindre reflux du vote socialiste dans le Finistère par rapport à l’ensemble du pays. Une liste d’union pour le Finistère, divers droite, obtient un siège pour Marc Becam, sénateur-maire de Quimper. Sous la VIIIe législature, il retrouve la commission de la production et des échanges et la commission supérieure du Crédit maritime mutuel. Il pose des questions au gouvernement : sur les pénalités laitières et les garanties accordées aux conseils régionaux, souhaitant engager un programme spécifique d’incitation à la cessation de production laitière, le 14 mai 1986 ; et sur les négociations agricoles à Bruxelles, le 17 décembre 1986. Il est également rapporteur pour avis du projet de loi de finances rectificative pour 1986 et rapporteur du projet de loi relatif à l’organisation économique en agriculture, demandant, le 7 octobre 1986, l’arrêt de l’évolution dirigiste et étatique de la politique agricole. Il est aussi rapporteur du projet de loi relatif à la visibilité des amers, des feux et des phares et au champ de vue des centres de surveillance de la navigation maritime. Il est enfin rapporteur d’information sur les relations économiques franco-marocaines.

En juin 1988, Jean-Louis Goasduff se présente dans la 3ème circonscription du Finistère, qui comprend, à la suite de son redécoupage, les cantons de Brest-I, Brest-II, Plabennec, Ploudalmézeau, Saint-Reanan et Brest-V. Avec 25 033 voix, soit 47,68 % des voix au premier tour, le candidat du RPR devance Joseph Lareur, socialiste, majorité présidentielle pour la France unie, 21 786 voix, 41,49 %, Marcel Simon, rassemblement des forces de gauche, 2 628 voix, 5 %, et Jacques Herrnann, FN, 3 055 voix, 5,81 %. Au second tour, il l’emporte avec 29 974 voix, 52,36 %, face à Joseph Lareur, fils de l’ancien conseiller général MRP de Plouzané, passé aussi par la JAC, qui recueille 27 264 voix.

Il est vice-président de la commission de la production et des échanges, de 1988 à 1990, et membre de la délégation de l'Assemblée nationale pour les Communautés européennes (30 mai 1990). Il pose des questions au gouvernement sur la privatisation de la caisse nationale du Crédit agricole, le 10 mai 1989 et les effets d’enclavement liés aux tarifs TGV, le 18 octobre 1989. Il pose une question au ministre de l’agriculture sur le financement des exploitations agricoles, le 12 avril 1990.

Il est membre des commissions d'enquête sur la pollution de l'eau et la politique nationale d'aménagement des ressources hydrauliques (1er juin 1990) et sur le fonctionnement du marché de la viande ovine et bovine (11 octobre 1990). Il revient, dans les questions relatives aux crédits de l’agriculture et du BAPSA pour 1991, sur la crise touchant les agriculteurs pour des raisons multiples : excédent commercial des produits agricoles dans le contexte des négociations du GATT et de l’entrée indirecte de la RDA dans la CEE ; de même que sur les crises spécifiques de l’élevage porcin et des quotas laitiers, le 30 octobre 1990. Après un bref passage à la commission de la défense nationale et des forces armées puis des affaires étrangères (3-8 avril 1991), il participe à nouveau aux travaux de la commission de la production et des échanges, à partir d’avril 1992. Il pose une question au gouvernement pour souligner la fragilité de la situation des cliniques privées, le 17 avril 1991, et une question orale sans débat sur les handicapés, le 3 décembre 1991. Il pose une question orale sans débat sur l’emploi et l’activité de l’arsenal de Brest, la réalisation du porte-avion Charles de Gaulle et la perspective de la construction d’un deuxième porte-avion nucléaire, le 7 novembre 1992. Dans le débat de la déclaration du gouvernement sur la politique agricole commune, il critique cette politique (PAC) ainsi que les effets du traité de Maastricht, le 24 juin 1992.

Fort du soutien de Jacques Chirac, qui a tissé des liens étroits et durables avec les élus RPR du monde agricole, Jean-Louis Goasduff se représente en mars 1993. Sur 53 844 suffrages exprimés, il recueille 19 189 voix, 35,63 %, devançant nettement François Cuillandre, PS, 10 838 voix, 20,12 %, ainsi que Marcel Le Floch, conseiller général de Brest-Saint-Pierre, 8 212 voix, 15,25 % ; Michel Briand, Verts, obtenant 5 520 voix, 10,25 %, Olivier Morize, FN, conseiller régional, 4 821 voix, 8,95 %, Daniel Maloisel, PCF, 1 931 voix, 3,68 %, Yvonne Lagadec, communiste dissidente, 1 595 voix, 2,98 %, Sophie Chatonay, écologiste, 1 574 voix, 2,92 %, et Gildas Le Janne, divers, 164 voix. Au second tour, Jean-Louis Goasduff l’emporte assez nettement, avec 29 269 voix, soit 56,24 %, face à François Cuillandre, 22 770 voix, 43,28 %.

En 1993, comme Bertrand Cousin et Charles Miossec, ses collègues élus dans le Finistère, il fait partie des 141 députés réclamant le rétablissement de la peine de mort. Nommé de nouveau membre de la commission de la production et des échanges, le 8 avril 1993, il est toujours membre de la commission supérieure du Crédit maritime mutuel (23 mai 1993). Il pose une question sur les industries d’armement, évoquant le rôle de l’Arsenal et des chantiers navals civils de Brest, lors de l’examen des crédits de la Défense pour 1996, le 10 novembre 1993. Il intervient aussi sur la réglementation de la pêche à pied, le 6 mars 1996. L’essentiel de ses interventions a trait aux problèmes agricoles, notamment la crise touchant les éleveurs de porcs, dans une question au Gouvernement, le 20 octobre 1993, réclamant un soutien aux agriculteurs en difficulté en raison des exportations vers les pays de l’Est. Il est nommé membre de la mission d'information commune sur l'ensemble des problèmes posés par le développement de l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), le 21 juin 1996.

Un moment candidat aux élections municipales de 1995, après avoir exercé 5 mandats, il fait finalement le choix de céder son fauteuil de maire de Plabennec à Louis Coz. Après la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997, Jean-Louis Goasduff décide de ne pas se représenter. En l’absence d’une succession politique anticipée, comme le lui reprochait son ancien mentor en politique Gabriel de Poulpiquet, Jean-Louis Goasduff assiste à la victoire de la gauche dans la citadelle politique conservatrice du Léon. En effet, François Cuillandre, maire de Brest, l’emporte au second tour face à Jean-Louis Lamour, ancien policier et directeur sportif du Stade plabennecois, dont il avait soutenu la candidature, avec pour suppléant Gilles Falc’hun, PDG du groupe laitier Sill. En 2002, cette 3e circonscription dite de Brest rural est regagnée par la candidate de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), Marguerite Lamour, ancienne assistante parlementaire de Gabriel de Poulpiquet.

Aux élections municipales de mars 2008, Jean-Yves Goasduff, un des fils de Jean-Louis Goasduff, chef d’entreprise ayant repris la direction de l’entreprise familiale, brigue la mairie de Plabennec en vue de succéder à Louis Coz mais il est battu par Jean-Luc Bleunven, son cousin germain, qui devient à son tour en 2012 député soutenu par le PS.

Jean-Louis Goasduff décède le 4 octobre 2013 à l’âge de 86 ans, la même année que Gabriel de Poulpiquet. Officier de la Légion d’honneur, ancien jaciste, il appartient à cette génération d’élus gaullistes bretons, fortement enracinés en milieu agricole et il est une figure de la révolution agricole du Finistère.

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