Henry Gouge

1905 - 1969

Informations générales
  • Né le 19 mars 1905 à Bordeaux (Gironde - France)
  • Décédé le 11 décembre 1969 à Couhé-verac (Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Communiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 19 juillet 1905 à Bordeaux (Gironde)

Décédé le 11 décembre 1969 à Couhé-Verac (Vienne)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Loire-inférieure)

Député de la Loire-inférieure de 1946 à 1951

Fils d'un chauffeur dans la marine et d'une cuisinière, Henry Gouge entre en apprentissage à quatorze ans. Dès son retour du régiment, il adhère au Parti communiste. Tourneur-ajusteur aux chantiers maritimes du Sud-Ouest, il est, en outre, un des membres les plus actifs du syndicat unitaire des métaux de Bordeaux. En décembre 1929, il est secrétaire régional du Parti communiste. Il se présente sans succès aux élections cantonales de 1934 dans le 1er canton de Bordeaux. Parallèlement à ses activités militantes, Henri Gouge suit des cours du soir pendant quatre ans et devient dessinateur industriel.

Interné pendant l'occupation au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe, il s'en évade et combat avec les FTP jusqu'à la Libération.

Secrétaire de la fédération du Parti communiste de la Loire-inférieure, il conduit la liste communiste dans ce département aux élections à la première Assemblée nationale constituante du 21 octobre 1945.

Six listes sont en compétition pour huit sièges. Sur 315 299 suffrages exprimés, la liste Union nationale et républicaine de la Résistance recueille 119 522 suffrages. Viennent ensuite les listes SFIO (60 240 voix), MRP (49 465 voix), PC (36011 voix) et Radicale-socialiste (30 701 voix).

Cinq sièges sont attribués en application de la règle du quotient électoral, lequel est de 39 412 voix. Trois de ces sièges vont à la liste arrivée en tête, un à la liste SFIO et un à la liste MRP.

Les listes PC, Radicale-socialiste et SFIO recueillent chacune un des trois sièges restant selon la règle de la plus forte moyenne.

Seule la liste UDSR, qui ne recueille que 19 360 suffrages, n'a aucun élu.

Henry Gouge est nommé membre de la Commission de la reconstruction et des dommages de guerre. Il est également appelé à siéger à la Haute cour de justice.

Il dépose, le 10 avril 1946, un rapport au nom de la Commission à laquelle il appartient sur le projet de loi relatif aux réclamations nées à l'occasion des réquisitions allemandes en matière de logement et de cantonnement.

Il prend part à la discussion du projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1946, en ce qui concerne la reconstruction et l'urbanisme.

Henry Gouge est réélu le 2 juin 1946 membre de la seconde Assemblée nationale constituante. Il conduit à nouveau la liste communiste qui obtient 41 768 voix sur 332 102 suffrages exprimés. La liste PRL arrive en tête avec 94 297 voix. La liste MRP a 91 212 suffrages, la liste SFIO 52 478 et la liste RGR 32 310.

Six sièges sont attribués en application de la règle du quotient électoral, lequel est fixé à 41 512 voix et les deux autres selon celle de la plus forte moyenne. Les résultats sont très proches de ceux des élections précédentes. La liste PRL, héritière de la liste Union nationale et républicaine de la Résistance récupère les trois sièges détenus par celle-ci. La liste RGR, nouvelle dénomination de la liste Radicale-socialiste dont elle reprend en grande partie la composition, obtient un siège comme la liste communiste. Le MRP, avec deux élus, gagne un siège au détriment de la SFIO qui n'en conserve qu'un. La liste UDSR, qui recueille 20 037 suffrages, n'a pas d'élu.

Henry Gouge reprend place à la Commission de la reconstruction et des dommages de guerre et est à nouveau désigné comme juré à la Haute cour de justice.

Il dépose le 27 septembre 1946 un rapport au nom de la Commission de la reconstruction et des dommages de guerre sur la proposition de plusieurs députés tendant à exiger un minimum de conditions d'habitabilité pour les constructions à usage d'habitation. Il participe, le 4 octobre 1946, à la discussion du projet et des propositions de loi sur les dommages de guerre.

Toujours en tête de la liste du PCF aux élections générales du 10 novembre 1946 (première législature de la IVe République) qui obtient 42 816 voix sur 326 254 suffrages exprimés, il retrouve son siège de député.

La liste PRL (98 916 voix) a encore trois élus, le MRP (77 428 voix) remporte deux sièges. La SFIO (39 261 voix) et la RGR (38 330 voix) ont chacune un siège.

Trois autres listes n'obtiennent aucun siège : l'UDSR (21 432 voix), la liste d'Union sociale et républicaine de la réconciliation française (4 456 voix) et celle du Parti communiste internationaliste (3 615 voix).

Henry Gouge, nommé membre des commissions de la marine marchande et des pêches et de la reconstruction et des dommages de guerre, siège dans ces deux formations pendant toute la durée de la législature. Il retrouve également son siège de juré à la Haute cour de justice.

Ce sont naturellement les questions relevant des deux commissions dont il est membre qui retiennent particulièrement son attention.

Il dépose au nom de la Commission de la marine marchande et des pêches des rapports sur des propositions de lois tendant à l'amélioration de la situation des pensionnés sur la caisse de retraite des marins et sur la caisse générale de prévoyance des marins français (6 août 1947), à faire attribuer des appareils de prothèse, à titre gratuit, aux mutilés du travail inscrits maritimes (15 février 1951) sur une proposition de résolution tendant à l'amélioration des pensions des marins du commerce (4 mars 1948).

Il participe à la discussion du projet de loi portant organisation de la marine marchande (20 février 1948) et du projet de loi relatif à la construction navale (16 mai 1951).

Il dépose une proposition de loi tendant à permettre aux locataires le remboursement de travaux exécutés par eux dans un immeuble sinistré (24 novembre 1950) et participe à la discussion du projet de loi relatif aux sociétés coopératives et associations syndicales de reconstruction (17 mars 1948 et 1" juin 1948), du projet de loi relatif aux dépenses d'investissement pour la réparation des dommages de guerre (28 mars 1950).

Mais il se soucie également des problèmes de sa circonscription en déposant le 13 juillet 1950 une proposition de résolution tendant à l'indemnisation des victimes des orages et des grêles qui se sont abattus sur plus de quarante communes de la Loire-inférieure du 3 au 6 juillet 1950.

Il ne se représente pas aux élections de juillet 1951 mais poursuit son activité militante, notamment à la fédération de la Seine, jusqu'à sa mort.

Henry Gouge est décédé le 11 décembre 1969 à Couhé-Verac (Vienne).



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