Georges Guille

1909 - 1985

Informations générales
  • Né le 20 juillet 1909 à Badens (Aude - France)
  • Décédé le 16 novembre 1985 à Toulouse (Haute-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Aude
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Aude
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Aude
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Aude
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Aude
Groupe
Socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 12 mars 1967 au 30 mai 1968
Département
Aude
Groupe
Fédération de la gauche démocrate et socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IVe législature
Mandat
Du 30 juin 1968 au 1er avril 1973
Département
Aude
Groupe
Fédération de la gauche démocrate et socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1959 au 1er janvier 1967

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 20 juillet 1909 à Badens (Aude)

Décédé le 16 novembre 1985 à Toulouse (Haute-Garonne)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Aude) Député de l'Aude de 1946 à 1958

Secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil, chargé de la recherche scientifique et de l'énergie atomique du 1er février au 17 mars 1956

Secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil, chargé des relations avec les Assemblées et de l'énergie atomique du 17 mars au 13 juin 1957

Georges Guille est né le 20 juillet 1909 à Badens (Aude).

Elève à l'Ecole normale de Carcassonne, il exerce la profession d'instituteur de 1929 à 1944.

Parallèlement, il se lance très tôt dans la politique locale, étant élu dès 1935, conseiller général du canton de Capendu. Il conserve ce mandat jusqu'en 1976, date à laquelle il décide de ne pas en solliciter le renouvellement.

Aux élections législatives de 1936, bien qu'il recueille près de 40% des suffrages exprimés, il est battu, dès le premier tour, par le député radical sortant Léon Castel.

Membre du comité de Libération de l'Aude, il conduit la liste SFIO lors des élections à la première Assemblée nationale constituante, le 21 octobre 1945. Quatre listes sont en compétition dans le département pour quatre sièges à pourvoir. Arrivée en tête avec 51 002 voix sur 127 414 suffrages exprimés, la liste SFIO obtient deux sièges. Les listes communistes et MRP, recueillant respectivement 33 741 et 22 354 voix, ont chacune un élu. La liste radicale-socialiste, avec 20 317 voix, n'obtient pas de siège.


Georges Guille est nommé membre de la Commission de l'agriculture et du ravitaillement.

Devenu entretemps Président du Conseil général de l'Aude, Georges Guille se présente en tête de la liste SFIO aux élections à la seconde Assemblée nationale constituante du 2 juin 1946. Quatre listes sont encore en présence. Celle de la SFIO avec à nouveau en tête avec 45 367 voix sur 133 965 suffrages exprimés, mais n'obtient qu'un siège. Chacune des trois autres listes : PC (34 731 voix), RGR (29 328 voix), MRP (24 539 voix) a un élu.

Membre de la Commission de l'agriculture, Georges Guille dépose notamment, le 29 août 1946, un rapport tendant à inviter le gouvernement à réviser d'urgence la fiscalité viticole, et, le 10 septembre 1946, une proposition de loi tendant à instituer une caisse nationale des calamités agricoles.

Aux élections législatives du 10 novembre 1946, Georges Guille retrouve son siège de député, la liste SFIO qu'il conduit recueillant 42 079 voix sur 127 439 suffrages exprimés. La physionomie politique de la circonscription demeure inchangée, les trois autres sièges étant répartis entre les listes communiste (34 985 voix), RGR (26 977 voix) et MRP (23 398 voix).

Georges Guille siège, dès le début de la législature, aux Commissions de l'agriculture et du ravitaillement. Pendant les trois dernières années de son mandat, il est Président de la Commission des boissons. Enfin, il est nommé, le 17 janvier 1950, membre de la Commission du suffrage universel, du règlement et des pétitions et sera renouvelé dans ses fonctions en 1951.

Il fait également partie de la Commission chargée d'enquêter sur la production du vin, la livraison du vin par les producteurs du ravitaillement général et la répartition de ce vin entre les attributaires (18 février 1947), et de la Commission de la réforme administrative (19 mai 1948). Il est désigné, le 9 février 1947, par la Commission de l'agriculture, en vue de la représenter au sein du Conseil supérieur des alcools.

Il est nommé, le 11 mars 1947, juge suppléant à la Haute cour de justice, en application de l'article 58 de la Constitution et de la loi organique du 27 octobre 1946 et, le 15 juin 1948, juré à la Haute cour de justice, crée par l'ordonnance du 18 novembre 1944.

Georges Guille se préoccupe particulièrement des problèmes de la viticulture. Il dépose plusieurs rapports, au nom de la Commission de l'agriculture, sur des projets et propositions de lois tendant à modifier certaines dispositions du statut viticole, à autoriser de nouvelles plantations de vignes, à réglementer la profession de courtier en vins dit « courtier de campagne ». Au nom de la Commission des boissons, il dépose un rapport sur le projet de loi relatif au degré minimum des vins de coupage (29 novembre 1950) et un rapport supplémentaire sur le même sujet.

Il est lui-même l'auteur de plusieurs propositions de loi ou de résolutions sur les problèmes viticoles.

Il prend part, en qualité de rapporteur, à la discussion du projet de loi tendant à modifier le statut viticole (25 novembre 1948) et intervient, au cours de l'année 1950, dans la discussion des interpellations sur les prix agricoles et sur la politique agricole du gouvernement.

Aux élections législatives du 17 février 1951, six autres listes sont en compétition dans le département. Des apparentements ont été conclus entre les listes SFIO, RGR et radicale-socialiste et MRP. Les trois listes recueillent au total 78 140 voix, dépassant sensiblement la majorité absolue, qui est de 62 536 voix, le nombre des suffrages exprimés s'élevant à 125 070.

La liste SFIO, arrivée en première position avec 38 095 voix, a deux élus dont Georges Guille qui la conduit. Les deux autres sièges sont attribués à la liste RGR - radical-socialiste (24 204 voix) et à la liste MRP (15 841 voix). Les listes du PC (32 508 voix), du RPF (10 193 voix) et des Indépendants-paysans (3 128 voix) n'ont aucun élu.

Georges Guille est nommé membre de la Commission des boissons et de la Commission du suffrage universel, du règlement et des pétitions le 17 juillet 1951. Il siège également à la Commission de l'intérieur à partir du 19 janvier 1954.

Il est nommé par la Commission des boissons pour représenter l'Assemblée nationale au sein de la Commission consultative de la viticulture et du Comité de coordination des questions viticoles.

Ce sont encore les problèmes propres à la viticulture qui retiennent particulièrement son attention.

Ses diverses interventions tendent à remédier à la crise que connaît ce secteur d'activité.

C'est ainsi qu'il dépose, le 26 juin 1951, une demande d'interpellation sur l'organisation du marché du vin et la crise qui atteint la viticulture nationale. Il critique, le 9 octobre 1953, le décret du 30 septembre de la même année sur le vin. Jugeant ce texte anti-social, il dénonce le risque de misère et de dépeuplement que son application ferait peser sur les populations méridionales concernées et insiste sur l'urgence d'un débat sur sa ratification.

Le 27 juillet 1955, il dépose une demande d'interpellation sur la politique viticole du gouvernement. Trois mois plus tard, le 25 octobre 1955, il prend part à la discussion d'une proposition de loi relative aux bouilleurs de crus.

Il dépose, au cours de la législature, plusieurs propositions de loi tendant à inviter le gouvernement à venir en aide aux agriculteurs du département de l'Aude victime de calamités atmosphériques. Le 24 juin 1954, il émet, au nom de la Commission des boissons, un avis sur un projet de modification de la loi du 8 août 1950 relative à l'aide financière apportée aux agriculteurs victimes de calamités publiques.

Mais l'attention qu'il porte aux problèmes concernant particulièrement la circonscription ne le distrait pas des grandes questions d'intérêt national. Il prend notamment une part active à la discussion d'interpellations sur la politique du gouvernement (Accords de Londres) au cours de l'automne 1954.

Il participe à tous les votes importants de la législature, se prononçant contre l'adoption de la loi d'allocation scolaire, dite « loi Barangé » du 28 septembre 1951, pour l'investiture de Pierre Mendès-France (17 juin 1954) et l'adoption des accords de Genève mettant fin aux hostilités en Indochine (23 juillet 1954), contre le projet de loi relatif à l'état d'urgence en Algérie (31 mars 1955).

Georges Guille est reconduit dans son mandat lors des élections législatives du 2 janvier 1956. Des apparentements ont été conclus entre deux des cinq listes en présence, les listes SFIO et radicale-socialiste. Mais, sur 135 518 suffrages exprimés, ces deux listes, créditées de 63 018 suffrages n'atteignent pas la majorité absolue de 67 760 voix. Les quatre sièges du département sont donc répartis à la représentation proportionnelle.

La liste SFIO, conduite par Georges Guille, en obtient deux, avec 42 650 suffrages. Le Parti communiste (31 914 voix) et la liste poujadiste (24 341 voix) se partagent les deux sièges restants. Les listes radicale-socialiste (20 368 voix) et MRP (15 305 voix) n'ont pas d'élu.

Georges Guille est nommé membre de la Commission des boissons, le 31 janvier 1956 et renouvelé dans ses fonctions l'année suivante. Le 4 octobre 1957, il est nommé membre de la Commission de l'intérieur.

Le 1er février 1956, il entre dans le cabinet de Guy Mollet, en qualité de secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil, chargé de la recherche scientifique et de l'énergie atomique. Le 17 mars 1956, à la suite d'un remaniement gouvernemental, il devient secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil, chargé des relations avec les Assemblées et de l'énergie atomique, et occupe cette fonction jusqu'au 13 juin 1957.

Dans l'exercice de ces responsabilités gouvernementales, il est entendu à plusieurs reprises sur des propositions de la Conférence des Présidents relatives notamment aux lois scolaires et à la politique étrangère. Il répond à de nombreuses questions orales et prend part à la discussion du projet de loi de finances pour 1957, à propos de l'élaboration du deuxième plan quinquennal de l'énergie atomique.

En qualité de député, Georges Guille participe à la discussion du projet de loi sur les institutions de l'Algérie (26 novembre 1957).

Il vote en faveur du projet de loi portant ratification des traités instituant la CEE et l'Euratom (9 juillet 1957) et du projet de loi relatif aux institutions de l'Algérie (31 janvier 1958).

Le 13 mai 1958, il vote la confiance au Gouvernement Pflimlin.

Les 1er et 2 juin 1958, il se prononce contre l'investiture du général de Gaulle et l'attribution des pleins pouvoirs à son gouvernement et la révision constitutionnelle.

Sous la Ve République, aux élections de novembre 1958, Georges Guille est battu dans la 1re circonscription de l'Aude (Carcassonne) mais il l'emporte au renouvellement de 1967 et est réélu en 1968.



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