Henri Jouault

1917 - 1995

Informations générales
  • Né le 5 janvier 1917 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 4 juillet 1995 à Saint-brieuc (Côtes d'Armor - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 30 novembre 1958 au 9 octobre 1962
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Indépendants et paysans d'action sociale

Biographies

Biographie de la Ve République



JOUAULT (Henri)
Né le 5 janvier 1917 à Rennes (Ille-et-Vilaine)
Décédé le 4 juillet 1995 à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor)

Député d'Ille-et-Vilaine de 1958 à 1962

Issu d'une famille originaire de l'est de la Bretagne, Henri Jouault suit l'exemple de son père, pharmacien et président régional de l'ordre des pharmaciens, en intégrant l'école de médecine et de pharmacie de Rennes puis la faculté de médecine de Paris. Docteur en médecine, il exerce ensuite comme médecin biologiste. Il devient également vice-président du Crédit immobilier d'Ille-et-Vilaine puis président du Crédit immobilier de Bretagne. C'est après la Deuxième guerre mondiale, à laquelle il a participé, qu'il s'engage véritablement en politique. Henri Jouault est membre du CNIP (Centre national des indépendants et paysans), parti créé en janvier 1949 et succédant au Centre national des indépendants. Élu aux élections municipales de 1953, il devient conseiller municipal de Rennes dont le nouveau maire est Henri Fréville. Figure du MRP (Mouvement républicain populaire), ce dernier est par la suite député de 1958 à 1968, maire de Rennes de 1953 à 1977, puis sénateur de 1971 à 1980.

En parallèle de son action politique locale, Henri Jouault ambitionne une carrière politique nationale. C'est pourquoi il décide de se présenter aux élections législatives de novembre 1958 dans la 2e circonscription d'Ille-et-Vilaine, qui comprend notamment les cantons de Rennes-Sud-Ouest et Rennes-Sud-Est avec pour suppléant Louis Carré, conseiller général, maire de Quedillac. Aux électeurs dans sa profession de foi, il se présente comme un homme neuf s'inscrivant pleinement dans les nouvelles institutions de la Ve République. Arrivant largement en tête au premier tour, il remporte l'élection au second avec 38 593 voix devançant très largement ses deux adversaires, le député socialiste sortant, adjoint au maire de Rennes, Alexis Le Strat, 10 824 voix, et le communiste Émile Guerlavas, 7 773 voix. À l'image de la victoire remportée par Henri Jouault, ces élections de novembre 1958 constituent un succès pour le CNIP qui, avec plus de cent députés, devient alors la deuxième formation politique de la majorité après l'UNR (Union pour la nouvelle République).

Inscrit au groupe parlementaire IPAS (Indépendants et paysans d'action sociale), le nouveau député de la 2e circonscription d'Ille-et-Vilaine siège à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Au nom de cette commission, il présente plusieurs rapports notamment en juillet 1962 sur une proposition de loi tendant à préciser les droits résultant des actes de médecine préventive. En 1962, il est également nommé membre de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi tendant à favoriser l'intéressement des travailleurs à l'entreprise. Sa formation et son parcours professionnel expliquent que ses interventions dans l'hémicycle portent le plus souvent sur les questions de santé publique. Ainsi, lors de la discussion du projet de loi de finances pour 1962, Henri Jouault intervient pour s'étonner du prix élevé de la journée d'hôpital en comparaison notamment des maisons de soins privées. Dans cette même intervention, il ouvre le débat sur l'opportunité de rendre obligatoire la détermination du groupe sanguin et du facteur rhésus. En mai 1962, il interroge oralement le ministre des Travaux publics et des transports à propos de la chasse sous-marine. Pour le député Jouault, il est nécessaire d'établir un « statut de la chasse sous-marine » afin de diminuer le nombre des accidents et d'empêcher les actes de braconnage.

Enfin, lors des scrutins publics marquant les temps forts de la première législature de la Ve République, il accorde naturellement sa confiance au gouvernement Debré, le 16 janvier 1959, et vote également, le 2 février 1960, pour la loi autorisant le gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'État, à la pacification et à l'administration de l'Algérie. Le 27 avril 1962, il s'abstient lors du scrutin public sur la déclaration de politique générale du gouvernement Pompidou et quelques mois plus tard, le 5 octobre 1962, il fait partie des députés CNIP qui font le choix de voter la motion de censure qui obtient 280 suffrages, alors que la majorité requise est de 241 voix. Ce choix politique est lourd de conséquence car il entraîne la scission du CNIP et l'affaiblissement de ce parti aux élections législatives anticipées de novembre 1962. Henri Jouault est d'ailleurs battu dans sa circonscription au second tour par le candidat de l'UNR, n’obtenant que 14 742, face à l'avocat François Le Douarec, 29 379 voix, le candidat communiste Louis Barbé recueillant dans cette triangulaire 11 337 voix. Après cette défaite, il se concentre sur la vie politique locale de Rennes dont il est conseiller municipal jusqu'en 1977. Durant son dernier mandat, il est adjoint au maire et conseiller délégué au district de l'agglomération rennaise. Elu aux cantonales de septembre 1973, il siège également au conseil général d'Ille-et-Vilaine jusqu'en 1979.

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