Henri, Louis, Espérance des Acres de l'Aigle

1803 - 1875

Informations générales
  • Né le 3 janvier 1803 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 2 décembre 1875 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Oise
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Oise
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 2 décembre 1875
Département
Oise
Groupe
Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils d'Augustin Des Acres de l'Aigle qui fut député sous la Restauration, député de Compiègne en 1839 et en 1846, et représentant de l'Oise à l'Assemblée nationale de 1871, né à Paris le 8 janvier 1803, mort à Paris, le 2 décembre 1875, il entra à l'Ecole de Saint-Cyr en 1818, et devint lieutenant de chasseurs à cheval en 1820.

Il fit partie de l'expédition française de 1823 en Espagne et y obtint le grade de capitaine. Adjudant-major au 2e grenadiers de la garde royale en 1828, il fut licencié en 1830 et breveté chef d'escadrons. Lors de l'insurrection belge, en 1831, le comte de l'Aigle fut nommé officier d'ordonnance du maréchal comte Gérard, commandant de l'expédition de Belgique. Il se trouva au siège de la citadelle d'Anvers, qui capitula le 23 décembre 1832.

Le comte de l'Aigle quitta l'armée en 1834 et se fixa dans le département de l'Oise. Partisan décidé de la monarchie constitutionnelle de 1830, il obtint, comme candidat gouvernemental à la Chambre des députés, les suffrages des électeurs du 2e arrondissement électoral de l'Oise (Compiègne), le 2 mars 1839; il avait battu avec 397 voix sur 840 inscrits et 729 votants, le député sortant, M. Barrillon, de l'opposition; il soutint de ses votes le ministère Guizot. L'année d'avant il avait été nommé membre du conseil général de l'Oise, où il siégea jusqu'à l'avènement du second Empire.

Non réélu député au renouvellement de 1842, il n'obtint alors que 267 voix contre 330 à M. Barrillon; il l'emporta à son tour aux élections du 1er août 1846, avec 397 voix sur 840 inscrits et 729 votants (M. Barrillon n'en eut que 330). Dans cette dernière législature comme précédemment, il se montra dévoué à la politique conservatrice du nouveau cabinet Guizot.

La Révolution de 1848, puis le coup d'Etat de 1851 le rendirent à la vie privée; retraité comme chef d'escadrons, il vivait depuis plusieurs années dans le château paternel de Tracy-le-Val (Oise), lorsque le parti conservateur de ce département le porta, avec MM. le duc d'Aumale, Albert Desjardins, de Kergorlay, etc., aux élections législatives du 8 février 1871. Il fut élu, le 6e sur 8, par 34,589 voix (118,866 inscrits, 73,957 votants). Il se fit inscrire au groupe du Centre droit, fut des 94 signataires de la proposition tendant à rapporter les lois d'exil contre les Bourbons, et vota : pour la paix; pour l'amendement Target qui introduisait le remplacement dans la nouvelle loi sur le recrutement de l'armée; pour l'impôt sur le chiffre des affaires (proposition Ducarre), et contre les lois constitutionnelles.

Chevalier de la Légion d'honneur le 10 octobre 1823, le comte de l'Aigle avait été promu officier le 5 janvier 1833.


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