Henri Lacagne

1909 - 1993

Informations générales
  • Né le 27 décembre 1909 à Saint-symphorien-de-marmagne (Saône-et-Loire - France)
  • Décédé le 12 décembre 1993 à Dijon (Côte-d'Or - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 juin 1968 au 1er avril 1973
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Union des démocrates pour la République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 avril 1973 au 2 avril 1978
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Union des démocrates pour la République

Biographies

Biographie de la Ve République

Henri LACAGNE
Né le 27 décembre 1909 à Saint-Symphorien-de-Marmagne (Saône-et-Loire)
Décédé le 12 décembre 1993 à Dijon (Côte d’Or).

Député de Saône-et-Loire de 1968 à 1978.

Henri Lacagne est né le 27 décembre 1909 à Saint-Symphorien-de-Marmagne en Bourgogne. Après des études primaires, il s’installe comme charcutier en 1931, profession qu’il exerce jusqu’en 1966. En 1939, Henri Lacagne est mobilisé à la 15ème division d’infanterie. Il est fait prisonnier en 1940 à Lille puis est interné au Stalage III-B. Lors des élections municipales de 1947, Henri Lacagne devient adjoint au maire du Creusot, le gaulliste Jean Garnier, avant de lui succéder de 1966 à 1977.

Le député sortant de la 3e circonscription de la Saône-et-Loire lors des élections législatives de 1967 est Jean-Claude Servan-Scheiber. Il remplace alors Roger Frey, devenu ministre de l’Intérieur en 1961. Candidat gaulliste, il choisit Henri Lacagne comme suppléant. Les deux hommes se placent en tête du premier tour en réunissant 19 862 voix. Cependant, le retrait du communiste Rémy Boutavant (11 781 voix) en faveur de l’ancien député socialiste Gabriel Bouthière (16 811 voix) laisse peu de chance aux gaullistes, battus logiquement au second tour : ils n’ont recueilli que 43,8% des suffrages exprimés.

Lors des élections de 1968, Henri Lacagne est investi par l’UDR car Jean-Claude Servan-Scheiber a choisi de défier François Mitterrand dans sa circonscription de la Nièvre. Le maire du Creusot est élu dès le premier tour grâce à 268 voix d’avance soit 50,5% des suffrages exprimés contre 28,8% pour le député sortant socialiste Gabriel Bouthière et 20,7% pour l’ancien député communiste Rémy Boutavant. Dans sa ville, Henri Lacagne a convaincu près de 54% des électeurs.

A son arrivée à l’Assemblée, le député de Saône-et-Loire s’inscrit au groupe d'Union des démocrates pour la République. Il accède à la commission de la production et des échanges à laquelle il siège de 1968 à 1969 puis à celle de la défense nationale et des forces armées dont il est membre de 1969 jusqu’à la fin de la législature. En décembre 1972, il est par ailleurs nommé membre titulaire de la Commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur le projet de loi tendant à la mise en oeuvre de l'actionnariat du personnel à la Société nationale industrielle aérospatiale et à la Société nationale d'étude et de construction de moteurs d'aviation.

Lors des grands scrutins de la législature, Henri Lacagne vote dans un sens favorable aux gouvernements, qu’il s’agisse de l’exercice du droit syndical dans les entreprises en décembre 1968, de la loi Pleven dite « anticasseurs » le 4 juin 1970, de la réduction du service national à douze mois le 10 juin 1970, des déclarations de politique générale du gouvernement Chaban-Delmas les 15 octobre 1970 et 24 mai 1972 et de la création des régions le 27 avril 1972. Néanmoins, il ne prend pas part au vote sur le renforcement de la garantie des droits individuels des citoyens en mai 1970.

En 1973, le député de Saône-et-Loire sollicite auprès des électeurs de la 3e circonscription le renouvellement de son mandat. Il recueille 32,3% des suffrages exprimés au premier tour. Ses adversaires obtiennent respectivement 22% pour le communiste Jean Fabre, 15% pour le radical-socialiste Gabriel Bouthière, 14,5% pour le Républicain Indépendant Henri Pretet ou encore 14,3% par le socialiste Guy Emorine. Dans l’entre-deux-tours, le député sortant prévient : « En votant pour la coalition socialio-communiste, vous voteriez pour la contrainte, le travail dans le désordre et la discrimination des classes sociales, c'est-à-dire, en définitive, la division entre les Français. Ne tentez pas cette aventure ! » Au second tour, le député sortant bat le communiste Jean Fabre en réunissant sous son nom 54,6 % des voix.

Inscrit au groupe d’union des démocrates pour la République, il retrouve la commission de la défense nationale et des forces armées à laquelle il siège durant tout son mandat.

Henri Lacagne soutient l’exécutif lors des scrutins d’importance nationale. Il se prononce en faveur des réformes constitutionnelles portées par Pompidou (réduction du mandat présidentiel à 5 ans, le 16 octobre 1973) ou par Valéry Giscard d’Estaing (extension de la saisine du Conseil constitutionnel, le 10 octobre 1974 ; élection des membres de l'Assemblée des communautés européennes au suffrage universel, le 21 juin 1977). Par ailleurs, il soutient les trois déclarations de politique générale des Premiers ministres successifs : Pierre Messmer le 12 avril 1973, Jacques Chirac le 6 juin 1974, Raymond Barre le 28 avril 1977. Il vote la création du divorce par consentement mutuel le 4 juin 1975 après s’être toutefois opposé à la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse le 28 novembre 1974.

Aux élections législatives suivantes, Henri Lacagne devenu en 1973 conseiller général UDR du canton du Creusot-Est, choisit de de ne pas se représenter pour se concentrer sur ses engagements locaux. Il est décédé le 12 décembre 1993 à Dijon. Il était chevalier de la Légion d'honneur

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