Louis Million

1829 - 1901

Informations générales
  • Né le 18 septembre 1829 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 14 juillet 1901 à Epinal (Vosges - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 12 mars 1882 au 14 octobre 1885
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Rhône
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Rhône
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 15 janvier 1900
Département
Rhône

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 9 juillet 1899 au 27 janvier 1900

Biographies

Député depuis 1882, né à Lyon (Rhône) le 18 septembre 1829, d'une ancienne famille du Beaujolais, il fit ses études de droit et fut inscrit au barreau de Lyon.

Maire de Quincié (Rhône) depuis 1870, conseiller général de Beaujeu (1874-1886), président de la commission administrative de l'asile des aliénés de Brou, membre du conseil supérieur d'agriculture de Paris, président du comité de vigilance du Rhône contre le phylloxera, il fut élu, le 12 mars 1882, au deuxième tour de scrutin, député de la 1re circonscription de Villefranche, par 7,713 voix (13.691 votants, 24,180 inscrits), contre 5,843 à M. E. Thiers. Il se fit inscrire en même temps à l'Union républicaine et à l'Union démocratique, et vota les crédits du Tonkin, le maintien de l'ambassade française près du pape et le budget des cultes.

En 1885, porté d'abord sur la liste du comité départemental des républicains radicaux, puis, au second tour, sur la liste de concentration opportuniste, il fut élu, le 18 octobre, député du Rhône, le 4e sur 11, par 86,736 voix (136,430 votants, 178,887 inscrits), ne se fit inscrire à aucun groupe, siégea à gauche, soutint la politique du gouvernement, et se prononça, dans la dernière session,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Officier d'académie. On a de lui : Manuel des juges de paix; Traité sur le contrat d'apprentissage; Répertoire des greffiers de justice de paix, etc.


Né le 18 septembre 1829 à Lyon (Rhône), mort le 14 juillet 1901 à Epinal (Vosges).

Député du Rhône de 1882 à 1900.
Sénateur du Rhône de 1899 à 1900.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 375.)

Louis Million fut réélu député du Rhône en 1889, au premier tour de scrutin, par 11.549 voix sur 12.297 votants ainsi qu'en 1893, au premier tour, par 7.129 voix contre 6.158 à Marmonier, républicain, sur 13.864 votants et en 1898, par 10.665 voix contre 1.644 à Sylvestre, socialiste.

Au Palais Bourbon, il fit partie de plusieurs commissions, notamment celle du règlement définitif des budgets précédents, dont il fut choisi comme vice-président. Il présida la commission chargée d'examiner le projet de loi sur l'assistance judiciaire et celui sur l'extension de la compétence des juges de paix.

Il déposa diverses propositions de loi et de résolution sur l'organisation judiciaire et de nombreux rapports, tels ceux sur le contrat de métayage, la monnaie de nickel, le règlement des comptes de la Chambre et la préparation du budget. Il n'était membre d'aucun groupe politique mais était vice-président du groupe viticole.

Il se présenta à l'élection sénatoriale partielle du 9 juillet 1899 mais, pour des causes étrangères à sa volonté, cette élection ne put être soumise aux formalités de la vérification. Il démissionna de son mandat de député le 15 janvier 1900. Le 28 janvier de la même année, il fut de nouveau candidat lors du renouvellement triennal du Sénat mais il n'obtint, au deuxième tour du scrutin, que 367 voix sur 735 suffrages contre 372 à Gourju, qui fut élu.

Il mourut dix-huit mois plus tard à l'âge de 72 ans chez son gendre à la préfecture d'Epinal.


Retour haut de page