Paul Perrier

1921 - 1996

Informations générales
  • Né le 5 juillet 1921 à Argentine (Savoie - France)
  • Décédé le 30 mai 1996 à Villar-gondran (Savoie - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 25 juillet 1981 au 1er avril 1986
Département
Savoie
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie de la Ve République

PERRIER (Paul)
Né le 5 juillet 1921 à Argentine (Savoie)
Décédé le 30 mai 1996 à Villargondran (Savoie)

Député de la Savoie de 1981 à 1986

Né le 5 juillet 1921 à Argentine (Savoie), Paul Perrier est issu d’une famille savoyarde de condition modeste. Après des études à l’Ecole primaire supérieure de Saint-Jean-de-Maurienne, ce fils de charron - forgeron choisit l’enseignement et entre à l’Ecole normale d’instituteurs d’Albertville. Ces années de formation sont aussi celles de ses premiers engagements politiques. Il entre en politique en 1936, à quinze ans, à la faveur du Front populaire. Membre des Jeunesses socialistes, il milite ensuite à la SFIO avant d’intégrer les rangs du nouveau Parti socialiste créé au congrès d’Issy-les-Moulineaux en juillet 1969.
Il satisfait ses obligations militaires dans les chantiers de jeunesse pendant six mois. Nommé en 1943 directeur d’école primaire, il est appelé au Service du travail obligatoire (STO) en Allemagne et refuse de s’y rendre. Il rejoint avec son épouse – Rose Papoz - le village de Villargondran en Savoie dont elle est originaire. Mais, le 23 août 1944, les troupes allemandes en retraite incendient la commune.
A la Libération, Paul Perrier reprend ses activités enseignantes et politiques tout en militant au sein de la section syndicale du Syndicat national des instituteurs de la Savoie. Il s’investit beaucoup dans la reconstruction de Villargondran d’autant plus qu’une crue de l’Arc en 1957 dévaste de nouveau une partie du bourg et de la Haute-Maurienne. Il devient alors président de la Fédération des sinistrés de la Maurienne et acquiert une notoriété qui dépasse l’aire de Villargondran.
En 1947, il est élu conseiller municipal de Villargondran, commune dont il devient le maire à partir de 1953 et ce jusqu’à sa mort. Parallèlement il devient en 1961 directeur du collège technique de Saint-Michel-de Maurienne puis proviseur du lycée professionnel jusqu’à sa retraite en 1978. Paul Perrier gravit successivement les différents échelons de la vie politique départementale et régionale. En 1958, il entre au Conseil général de la Savoie comme élu du canton de Saint-Jean-de-Maurienne. En 1972, il devient conseiller régional, ce qui renforce sa stature politique dans le département de Savoie. L’année suivante, aux élections législatives de mars, il est suppléant de Jean-Pierre Cot qui est élu, puis réélu en 1978 et 1981. En septembre 1977, il tente de conquérir un siège de sénateur mais il est battu.
Après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1981 et porté par la « vague rose » qui s’ensuit à l’Assemblée nationale, il accède à un mandat national car Jean-Pierre Cot, élu député de la 3ème circonscription de la Savoie, est nommé ministre délégué à la coopération et au développement dans le gouvernement de Pierre Mauroy. Paul Perrier devient député le 24 juillet 1981 et siège au Palais-Bourbon jusqu’à la fin de la législature, en 1986.
Cet élu de terrain se consacre au développement économique de la vallée de la Maurienne et tout particulièrement à Villargondran où la société Pechiney implante, dans les années soixante, une importante usine d’aluminium. Au Conseil général où il siège jusqu’en mars 1994, il préside pendant plus de vingt ans la commission des travaux publics ou celle de la voirie et des transports. Président de la première communauté de communes de Maurienne, Paul Perrier est aussi membre puis président de l’association des maires de Maurienne ainsi que de celle des maires de Savoie à partir de 1981. Au Palais-Bourbon, Paul Perrier s’inscrit d’abord pendant deux ans à la Commission des affaires étrangères. Il siège ensuite jusqu’à la fin de la législature à la commission de la production et des échanges. Il est le premier signataire, en décembre 1982, d’une proposition de loi visant à l’autorisation, par la commission départementale des transferts touristiques de débits de boissons, du transfert à l’extérieur d’une commune d’un débit unique de boissons de quatrième catégorie.
La victoire de la droite conduite par Jacques Chirac en 1986 met un terme à sa carrière nationale. Il se retire progressivement de la vie politique. En 1986, il quitte le Conseil régional de Rhône-Alpes puis, en 1994, ne se représente pas au Conseil général de la Savoie. Il décède le 30 mai 1996 dans sa ville de Villargondran. Paul Perrier a été fait chevalier de la Légion d’honneur par François Mitterrand en mars 1989. Il était également officier des palmes académiques et médaille d’argent de la Jeunesse et des Sports.

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