Joseph Rosselli

1903 - 1973

Informations générales
  • Né le 13 septembre 1903 à Belleville-sur-saône (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 27 octobre 1973 à Belleville-sur-Saône (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 12 mars 1967 au 30 mai 1968
Département
Rhône
Groupe
Fédération de la gauche démocrate et socialiste

Biographies

Biographie de la Ve République

ROSSELLI (Joseph)
Né le 13 septembre 1903 à Belleville-sur-Saône (Rhône)
Décédé le 27 octobre 1973 à Belleville-sur-Saône

Député du Rhône de 1967 à 1968

Joseph Rosselli est né le 13 septembre 1903 à Belleville-sur-Saône. Resté célibataire sans enfant, cet ancien ingénieur est un temps directeur du cabinet du maire de Lyon Edouard Herriot. Elu maire de sa commune natale en 1957, il le demeure jusqu’à sa mort en 1973.
Dès 1958, Joseph Rosselli se présente sans étiquette aux élections législatives dans la 10e circonscription du Rhône, mais il n’y remporte alors qu’un succès limité. Au premier tour, il ne rassemble que 4 242 voix, soit 9,27% des 45 732 inscrits, à peine 13,4% des votants. Son score s’améliore quelque peu au second tour (il remporte alors 5 187 suffrages, soit 16,3% des 31 739 votants), mais il est distancé par le vainqueur de cette élection, le candidat IPAS Louis Bréchard.
Sa candidature monte cependant en puissance dès les élections suivantes, les 18 et 25 novembre 1962. Avec 5 356 voix au premier tour (près de 19,8% des votants, dans un contexte de forte abstention), il accumule déjà sur son nom au second tour 11 872 suffrages (41,4% des votants) et devient le principal adversaire du vainqueur du scrutin, le maire de Villefranche-sur-Saône Charles Germain, qui s’est présenté sans étiquette et rassemble 15 829 voix (55,2% des 28 658 votants).
L’année 1967 lui permet de conquérir un mandat de député. C’est sous l’étiquette FGDS qu’il se présente au premier tour des élections le 5 mars 1967 ; avec 12 883 voix (soit 35,8% des 36 748 votants), il devance légèrement son adversaire Charles Germain, pourvu de 11 911 suffrages (33,1% des voix). Le deuxième tour est décisif : Joseph Rosselli l’emporte largement avec 21 684 voix, soit plus de 59,1% des suffrages contre seulement 13 958 voix (38%) à son adversaire.
Son succès lui permet de siéger à la Chambre, avec le groupe FGDS, dès avril 1967. Joseph Rosselli est membre de la Commission de production et des échanges pendant tout son mandat. Il ne prend cependant la parole que rarement à la Chambre, pour des questions politiques locales : dans le débat sur la solidarité des viticulteurs du Beaujolais, dont il est un des élus, le 28 avril 1967, et à nouveau le 19 décembre 1967, dans la discussion sur la modification des limites des départements de l’Ain, de l’Isère et du Rhône. En tant que membre du groupe FGDS, même de tendance modérée, il appartient à l’opposition et c’est à ce titre que Joseph Rosselli vote le 20 mai 1967 la motion de censure contre le gouvernement.
L’expérience parlementaire de Joseph Rosselli est cependant brève et limitée. Il est battu de justesse dès les élections des 23 et 30 juin 1968. En mauvaise position au premier tour, avec 11 741 voix (31,95%) contre les 13 899 suffrages de Georges Ducray, qui s’est présenté sous l’étiquette « Section française des jeunes juristes », il ne parvient pas à combler son retard au second tour : il est battu par 17 445 voix contre 18 618 (50,8%) à Georges Ducray.
Cette défaite termine sa carrière politique nationale. Joseph Rosselli s’éteint à Belleville-sur-Saône le 27 octobre 1973.