Charles, Jules, Théodore Roux dit Charles-Roux

1841 - 1918

Informations générales
  • Né le 14 novembre 1841 à Marseille (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 6 mars 1918 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Bouches-du-Rhône
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Bouches-du-Rhône

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 14 novembre 1841 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort le 6 mars 1918 à Paris.

Député des Bouches-du-Rhône de 1889 à 1898.

Charles-Roux termina ses études de chimie comme préparateur à la Faculté des sciences de Marseille puis il rallia l'industrie familiale poursuivie de père en fils : la fabrication du savon de Marseille.

Une longue et brillante carrière commençait : membre du tribunal de commerce, de la chambre de commerce dès 1863, administrateur de la Compagnie du canal de Suez, administrateur de la Banque de France, armateur, président de la Compagnie transatlantique, vice-président de la Compagnie du canal de Suez, grand voyageur, chargé de nombreuses missions en Egypte, en Amérique, en Roumanie et presque dans le monde entier, Charles- Roux trouvait encore le temps de s'adonner à des recherches et à des travaux d'écrivain. Il publia de nombreuses brochures sur Marseille, son commerce et ses industries. Il présidait la Société de géographie de sa ville. Parallèlement, il continuait de cumuler les conseils d'administration : Compagnie Fraissinet, Distilleries de la Méditerranée, sans négliger les postes de responsabilité dans l'administration publique : membre du conseil des directeurs des caisses d'épargne des Bouches-du-Rhône, administrateur des Hospices civils. Et la liste de ses fonctions honorifiques est sans limite. Son activité universelle ne pouvait négliger la politique : conseiller municipal de Marseille en 1887, il se présenta aux élections législatives des 22 septembre et 6 octobre 1889, dans la 3e circonscription de Marseille. En ballottage au premier tour, il obtient 5.197 suffrages sur 18.006 inscrits et 12.483 votants contre Le Mée 4.372, Thurel 2.251, Tressaud 483 et de Valois 2. Au second tour, sur 18.006 inscrits et 11.718 votants, il est élu avec 6.885 voix contre Le Mée 4.559, et Roque-brun 13. Il s'était présenté sous l'étiquette de républicain libre-échangiste.

Il ne se représenta pas aux élections législative de 1898 et abandonna même son siège au Conseil général où il représentait le canton de Martigues depuis 1895.

A la Chambre, il fut président de plusieurs bureaux et membre de très nombreuses commissions.

En dehors d'une initiative sur les services maritimes de la Corse, il porta toute son activité sur des rapports : canal Marseille-Rhône, port d'Alger, services maritimes en Méditerranée, port de Dieppe, service postal avec New York, marine marchande, prix du fret, P.T.T., crédits du ministère du Commerce, Commerce extérieur, Commerce colonial, budget du Commerce, finances locales, droits de douane sur les blés, sur les raisins secs, régime des sucres, loi du cadenas, fraudes sur le beurre, vins artificiels, sériciculture, service militaire des étudiants en médecine, récompenses aux vieux ouvriers.

Charles-Roux, homme politique, est le représentant type de ces notables qui furent les cadres de la IIIe République à ses débuts. « Conservateur social », « républicain tout court », adversaire de la restauration monarchique, partisan sans réserve du libre-échange, il avait fondé sa règle de vie publique sur les grandes valeurs bourgeoises qui firent « la belle époque».

Ces valeurs, il devait les transmettre à son fils, François Charles-Roux, ambassadeur de France, membre de l'Institut.

Est-il besoin de noter que, commandeur de la Légion d'honneur, officier d'Académie, officier du Medjidié, commandeur du Christ du Portugal, il moissonna les insignes d'innombrables ordres étrangers.

Il mourut à Paris le 6 mars 1918 à l'âge de 76 ans.


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