Pierre Sauvaigo

1921 - 1983

Informations générales
  • Né le 3 mai 1921 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 27 février 1983 à Cagnes-sur-mer (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 avril 1973 au 2 avril 1978
Département
Alpes-Maritimes
Groupe
Union des démocrates pour la République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIe législature
Mandat
Du 19 mars 1978 au 22 mai 1981
Département
Alpes-Maritimes
Groupe
Rassemblement pour la République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 2 juillet 1981 au 28 février 1983
Département
Alpes-Maritimes
Groupe
Rassemblement pour la République

Fonds d'archives

Les archives de Pierre et Suzanne Sauvaigo sont conservées aux Archives départementales des Alpes-Maritimes sous la cote 191 J. Donné en 2008, ce fonds de 18 mètres linéaires est notamment constitué de dossiers concernant le mandat de député de Pierre Sauvaigo (correspondance, interventions) ainsi que son mandat de conseiller général. Ces archives couvrant la période 1963-1988 et décrites dans une base de données sont communicables à l’exception de la correspondance qui le deviendra en 2032. De plus amples renseignements sur ce fonds sont disponibles sur le site Internet des Archives départementales des Alpes-Maritimes.

Biographies

Biographie de la Ve République

SAUVAIGO (Pierre)
Né le 3 mai 1921 à Paris
Décédé le 27 février 1983 à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes)

Député des Alpes-Maritimes de 1973 à 1983

Issu d’une famille bourgeoise, Pierre Sauvaigo est le fils d’un conseiller juridique qui s’installe durant l’entre-deux-guerres à Cagnes-sur-Mer. Après des études au lycée Masséna de Nice et à l’Institut juridique de Nice, il obtient sa licence de droit et opte pour la profession d’avocat. Il s’inscrit au barreau de Nice où il exerce jusqu’en 1974 où il choisit de rejoindre le barreau de Grasse. Il épouse Danielle du Fresnay dont il a deux filles. Après le décès de son épouse, il se remarie le 17 septembre 1962 à Suzanne Raynaud, avocate comme lui et qui lui succède, en 1984, à la mairie de Cagnes-sur-Mer et en 1988 à la députation.
L’entrée en guerre de la France en septembre 1939 oblige Pierre Sauvaigo à interrompre ses études et à rejoindre les rangs de l’armée française au sein d’une unité d’infanterie alpine. Après la démobilisation, il est de ceux qui refusent l’armistice et entre dans la résistance. Membre du réseau « France combattante » et du « Service action », il est arrêté et emprisonné en 1944 par la Gestapo.
Resté fidèle au gaullisme, il s’engage au lendemain de la Libération au sein du RPF et se présente à Cagnes-sur-Mer sur la liste de Louis Négro lors des élections municipales des 19 et 26 octobre 1947. Il est élu conseiller municipal et devient même premier adjoint au lendemain des élections de 1953. Il retrouve son mandat de conseiller municipal en 1959 et est élu maire en 1961 après le décès d’Edouard Robion. Il occupe ces fonctions sans discontinuer jusqu’à son décès en 1983 alors qu’il est en campagne pour des élections municipales. Il a œuvré sans relâche à l’essor touristique de sa commune et, plus particulièrement, au développement de son hippodrome. Il est par ailleurs élu en 1963 puis sans cesse réélu conseiller général du canton de Cagnes.
Il doit attendre le décès du député gaulliste Pierre Ziller et les élections législatives des 4 et 11 mars 1973, pour présenter sa candidature dans la sixième circonscription des Alpes-Maritimes qui regroupe notamment les communes de Cagnes, Le Cannet, Grasse ou encore Vence. Présenté par l’Union des républicains de progrès et secondé par le futur maire du Cannet Pierre Bachelet, il s’impose dès le premier tour en recueillant 21 051 des 75 750 suffrages exprimés, soit 27,8%, et devance le communiste R. Maurel, maire du Belvédère et les candidats centriste et socialiste qui rassemblent respectivement 22,3%, 17,5% et 15,6% des voix. Au second tour, il l’emporte aisément sur le communiste avec 40 610 des 72 806 suffrages exprimés, soit 55,8% des voix.
Il s’apparente au groupe d’Union des démocrates pour la République le 2 avril 1973 et rejoint la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Il est en outre désigné membre suppléant de huit commissions mixtes paritaires et membre de la commission d’enquête sur la pollution du littoral méditerranéen le 28 juin 1974. Il dépose deux rapports au nom de sa commission, l’un sur le régime d’indemnisation des sapeurs-pompiers communaux non professionnels et l’autre sur les pénalités sanctionnant diverses infractions en matière d’assurance. Il intervient à trois reprises en séance, sur le projet de loi sur le régime d’indemnisation des sapeurs-pompiers en qualité de rapporteur, lors de la discussion de la deuxième partie du projet de loi de finances pour 1977 pour défendre les crédits de la cour d’appel d’Aix-en-Provence et au sujet du projet de loi portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, où il s’interroge dans la discussion des articles sur le meilleur moyen d’assurer la représentativité des bâtonniers lors de leur désignation.
Il vote pour le programme de politique générale du gouvernement les 12 avril 1973 (deuxième gouvernement Messmer), 6 juin 1974 (premier gouvernement Chirac) et pour le programme du deuxième gouvernement Barre, le 28 avril 1977. Il se prononce pour le projet de loi constitutionnelle portant modification de l’article 25 de la Constitution, visant à assouplir le régime de l’incompatibilité entre le mandat parlementaire et les fonctions gouvernementales. En revanche, il est excusé lors du vote du projet de loi relatif à l’interruption volontaire de grossesse. Il vote pour le projet de loi portant réforme du divorce. Il se prononce enfin en faveur de l’élection des représentants à l’Assemblée des communautés européennes au suffrage universel direct.
Candidat à sa propre succession lors des élections législatives des 12 et 19 mars 1978, Pierre Sauvaigo frise la réélection dès le premier tour. Avec 52 563 des 105 595 suffrages exprimés, soit 49,8% des voix, il devance très nettement ses principaux adversaires, notamment les candidats communiste et socialiste qui obtiennent chacun 21,4% et 18,8% des voix. Il l’emporte largement le dimanche suivant sur le communiste avec 63 119 des 106 563 suffrages exprimés, soit 59,2% des voix.
Il s’apparente au groupe du Rassemblement pour la République le 4 avril 1978 et retrouve la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Il est désigné secrétaire de cette commission tout au long de la législature. Il est par ailleurs nommé membre titulaire ou suppléant de quatre commissions mixtes paritaires et membre d’une commission d’enquête sur les incendies de forêts dans la région méditerranéenne le 19 décembre 1979. Il dépose trois rapports au nom de sa Commission sur l’automatisation du casier judiciaire et n’intervient en séance qu’à ce titre à une dizaine de reprises en décembre 1979. Le 19 octobre 1979, le Premier ministre Raymond Barre lui confie une mission temporaire auprès du garde des Sceaux sur les moyens d’améliorer les conditions de la détention provisoire.
Il vote pour le projet de loi relatif aux travailleurs privés d’emplois, le projet de loi autorisant l’augmentation de la quote-part au FMI, contre le projet de loi relatif à l’interruption volontaire de grossesse, pour le projet de loi portant aménagement de la fiscalité locale, pour la proposition de loi relative au viol et aux attentats à la pudeur, pour le projet de loi modifiant le Code électoral en vue de favoriser la participation des femmes aux élections municipales et enfin pour le projet de loi renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes. Il vote enfin pour la déclaration de politique générale du troisième gouvernement de Raymond Barre le 20 avril 1978.
A l’occasion des élections législatives des 14 et 21 juin 1981, Pierre Sauvaigo est de nouveau candidat. Malgré la poussée électorale favorable aux partis de gauche au niveau national, il l’emporte dès le premier tour avec 49 511 des 98 044 suffrages exprimés, soit 50,5% contre 29,2% des voix pour le candidat socialiste et 16,6% pour le communiste.
Il s’inscrit au groupe RPR le 3 juillet 1981 et rejoint à nouveau la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. S’il n’intervient pas en séance, il accepte d’être, le 12 novembre 1981, le rapporteur de la proposition de loi d’Henri de Gastines permettant aux maires et adjoints des communes de moins de 2 000 habitants de se rendre acquéreurs d’une parcelle d’un lotissement communal en vue de faire construire leur habitation personnelle.
Durant cette législature, il vote contre la déclaration de politique générale du gouvernement Mauroy le 9 juillet 1981. Il se prononce contre le projet de loi portant abolition de la peine de mort, s’abstient volontairement sur le projet de loi concernant l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et ne prend pas part au vote du projet de loi relatif à la couverture des frais afférents à l’IVG non thérapeutique.
Chevalier de l’ordre national du Mérite, Pierre Sauvaigo était par ailleurs titulaire de la médaille militaire, de la croix de guerre 39-45, de la médaille de la Résistance et de la médaille de la jeunesse et des sports. Décédé le 27 février 1983, il a alors été remplacé par Pierre Bachelet, maire du Cannet. Un parc des sports porte son nom à Cagnes-sur-Mer. Son éloge funèbre a été prononcé par le président de l’Assemblée nationale, Louis Mermaz, le 13 avril 1983.

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