Ambroise Rendu

1874 - 1973

Informations générales
  • Né le 29 décembre 1874 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 3 juillet 1973 à Plaisance-du-touch (Haute-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Haute-Garonne
Groupe
Indépendants

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 29 décembre 1874 à Paris.

Député de la Haute-Garonne de 1919 à 1924.

Fils d'Ambroise Rendu (1847-1934), avocat, qui siégea 37 ans au conseil municipal de Paris dont il fut le doyen, petit-fils d'Ambroise Rendu (1820-1864), jurisconsulte célèbre, et arrière-petit-fils d'Ambroise Rendu (1778-1860), organisateur de l'Université impériale sous Fontanes, Ambroise Rendu fait ses études secondaires chez les Eudistes de l'Ecole Saint-Jean de Versailles ; il obtient sa licence en droit et, obliquant vers l'agriculture, sort ingénieur agricole de l'Ecole nationale d'agriculture de Rennes. Il devient en 1900 exploitant agricole au domaine des Vitarelles et de la Béguère à Plaisance-de-Touch dans la Haute-Garonne et crée de nombreux syndicats agricoles dans le département.

Lors de la guerre de 1914-1918, il est mobilisé au 11e régiment d'artillerie, puis est affecté sur sa demande au 239e régiment d'infanterie et y devient officier ; il est décoré de la croix de guerre sur le front et de la médaille de Verdun. Porte-drapeau de son régiment, il participe avec le 239e au défilé de la victoire sous l'Arc de Triomphe.

C'est aux élections générales de novembre 1919 qu'il se présente pour la première fois dans la Haute-Garonne sur la liste d'union républicaine et nationale menée par Henri Auriol, ancien député, et fait partie, avec 29.205 suffrages sur 96.958 votants, des élus à la plus forte moyenne.

C'est sur un programme très « bleu horizon » qu'il se fait élire : anticommunisme, antisocialisme, antiradicalisme, « paix intérieure et ordre public, décentralisation et libertés syndicales, protection de la famille, développement et production », fidélité à Clemenceau, etc..

Ambroise Rendu, qui siège à la Chambre au groupe des indépendants, prend l'exercice de son mandat très à cœur : une quinzaine de propositions de loi et de rapports ou d'avis et près d'une cinquantaine d'interventions à la tribune presque exclusivement consacrées à l'agriculture sont le témoignage de son activité.

Il appartient à la commission de l'Algérie, des colonies et des protectorats, à celle des douanes mais surtout à celle de l'agriculture.

S'il ne peut faire aboutir aucune des propositions de loi qu'il dépose (autorisation d'une souscription pour restaurer la cathédrale de Reims, harmonisation de la production du blé avec les nécessités de l'alimentation en pain, surveillance de la viande et du lait et assurances contre la tuberculose bovine, etc...), il compte parmi les rapporteurs du projet de loi sur l'amodiation des mines de potasse d'Alsace, qui n'aboutira que dix-sept ans plus tard et plusieurs fois modifié, sous la forme de la loi du 23 janvier 1937 ; auteur du rapport sur la loi du 4 décembre 1923 créant un livret agricole de prévoyance, il présente les avis de la commission de l'agriculture à propos des lois du 30 mars 1923 fixant pour l'année en cours le bénéfice de base pour l'impôt sur les bénéfices agricoles et du 11 avril 1924 sur la fabrication de l'ammoniaque ; c'est lui enfin qui rapporte pour avis au nom de la même commission la loi du 5 avril 1928 sur les assurances sociales.

De ses très nombreuses interventions on peut retenir sa prédilection presque exclusive pour les sujets agricoles ; il ne manquait jamais de prendre la parole au cours de la discussion des budgets du ministère de l'agriculture, suivant de très près tous les problèmes relatifs à ces questions que sa formation lui permettait de discuter avec compétence et pertinence. Il s'intéresse ainsi à la politique du blé, aux bénéfices agricoles, aux chambres d'agriculture, à la motoculture qu'il s'applique à encourager, aux engrais, à l'alimentation, etc..., mais aussi à d'autres sujets comme les pensions civiles et militaires, les syndicats professionnels et aurait voulu que l'on conférât la dignité de maréchal de France au général de Castelnau.

Aux élections de 1924, Rendu se représente sur la liste de concentration républicaine et nationale menée par Henri Auriol, qui en sera d'ailleurs le seul élu : il rassemble 32.959 voix sur 111.068 votants, soit 1.105 voix de moins que Henri Auriol.

Cet échec le détourne de la vie politique. Il s'occupe désormais de son domaine et de la très importante Ecole supérieure d'agriculture Purpan à Toulouse, dont il avait été en 1920 l'un des fondateurs. Syndicaliste agricole très actif, il devient secrétaire général de l'Union des syndicats d'agriculture et vice-président de la Société des agriculteurs de France.

Depuis 1928, Ambroise Rendu était mainteneur de la célèbre Académie des Jeux floraux de Toulouse.


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