Alexis Thomas

1896 - 1962

Informations générales
  • Né le 29 mars 1896 à Le puy (Haute-Loire - France)
  • Décédé le 11 janvier 1962 à Eaubonne (Val-d'Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 30 mars 1958 au 8 décembre 1958
Département
Seine
Groupe
Non inscrit

Biographies

Biographie de la IVe République

THOMAS (Alexis), Né le 29 mars 1896 au Puy-en-Velay (Haute-Loire) Décédé le 11 janvier 1962 à Eaubonne (Seine-et-Oise) Député de la Seine en 1958 Alexis Thomas ne fit qu’un court passage à l’Assemblée nationale puisque élu député le 30 mars 1958 à l’occasion d’une élection partielle, il ne fut pas réélu en novembre 1958. Fils de Louis Thomas, maître d’hôtel, et d’Annette Léontine Pagès, exerçant la même profession, Alexis Thomas, ingénieur, est représentant de fabriques. Ancien combattant de la première guerre mondiale, rappelé le 25 août 1939, démobilisé comme capitaine, commandeur de la Légion d’honneur et décoré des croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945, Alexis Thomas est président général de l’Union nationale des combattants et vice-président de la Fédération européenne des anciens combattants quand il se présente aux élections partielles organisées en mars 1958 dans la deuxième circonscription de la Seine (Ier, IIème, VIIIème, XVIème, XVIIème et XVIIIème arrondissements) après le décès de Marcel Cachin. Vice-président de l’Union pour le salut et le renouveau de l’Algérie française, il place sa campagne sous le signe de la défense de l’Algérie française et obtient à cette occasion le soutien du Centre national des indépendants, du Centre républicain de Bernard Lafay, du Centre national des républicains-sociaux, des radicaux-socialistes de la tendance Queuille-Morice et des poujadistes. Mais sa candidature est contestée par le gaulliste Pierre Billotte, compagnon de la Libération, qui se présente contre lui sous l’étiquette « Union et Action républicaine » et par dix-sept personnalités de la Résistance (Gilberte Pierre-Brossolette, Mme Eboué, Irène de Lipkowski, Paul-Boncour, Jacques Debû-Bridel, Maurice Gauthier, Léo Hamon, Charles Laurent, Francisque Gay, Daniel Mayer, Yves Morandat, Yves Perrussol, Pierre-Bloch, Henry Torrès, Henri Ulver, le docteur Lichwitz, le général Brouillac) qui publient une déclaration dénonçant le passé d’Alexis Thomas : « Nous dénonçons au peuple de Paris Alexis Thomas, ancien membre du comité France-Allemagne, ancien président de la Légion en Moselle, collaborateur intime du collaborateur Jean Goy, titulaire de la Francisque n° 2285, écarté en 1946 de toute fonction dirigeante au sein des organismes d’anciens combattants dans les termes suivants : « La commission, sur la base de l'ensemble des motifs, estime que l'attitude de M. Alexis Thomas au point de vue national entre le 25 juin 1940 et le 20 août 1944 est de nature à faire écarter sa candidature à un poste du conseil d'administration du conseil d'administration de l’Union française des anciens combattants et victimes de guerre », signé, pour la commission (d'épuration des anciens combattants), le président, Saunier, conseiller à la cour d'appel ». Alexis Thomas se défend d’avoir été compromis avec l’occupant, mais reconnaît avoir été désigné au Comité France-Allemagne parce qu’il habitait Metz et parlait allemand et la liste des titulaires de la Francisque atteste qu’il a bien reçu cette décoration, comme délégué général du Comité Cinéma. Alexis Thomas obtient 125 298 voix au premier tour, soit 40,4 % des suffrages exprimés, et est élu sans surprise au second, avec 160 583 voix (57 %), le général Billotte, qui s’était maintenu, perdant 14 000 voix entre les deux tours. Il siège à l’Assemblée nationale parmi les non-inscrits. Le 13 mai 1958, il ne vote pas la confiance à Pierre Pflimlin ; le 27 mai, il vote contre la proposition de résolution tendant à décider la révision de certains articles de la Constitution, le 1er juin, il vote la confiance à Charles de Gaulle et le 2 juin approuve le projet de loi relatif aux pleins pouvoirs. Candidat aux élections législatives de novembre 1958 dans la septième circonscription de la Seine (IXe arrondissement) sous l’étiquette « Union nationale républicaine et sociale », Alexis Thomas arrive en deuxième position au premier tour, avec 18,5 % des suffrages exprimés, derrière la candidate indépendante Janine Alexandre-Debray. Au second tour, qui voit la victoire de René Moatti (UNR), il recueille 23 % et est devancé par le candidat gaulliste et la candidate indépendante.

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