Emile, Pierre Vivier

1905 - 1991

Informations générales
  • Né le 10 mars 1905 à Chateauneuf-en-thymerais (Eure-et-Loir - France)
  • Décédé le 3 janvier 1991 à Chateauneuf-en-thymerais (Eure-et-Loir - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Eure-et-Loir
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Eure-et-Loir
Groupe
Socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 12 mars 1967 au 30 mai 1968
Département
Eure-et-Loir
Groupe
Fédération de la gauche démocrate et socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1971 au 1er janvier 1980

Biographies

Biographie de la IVe République

VIVIER (Emile, Pierre)
Né le 10 mars 1905 à Châteauneuf-en-Thymerais (Eure-et-Loir)
Décédé le 3 janvier 1991 à Châteauneuf-en-Thymerais

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Eure-et-Loir)

Emile Vivier est né le 10 mars 1905 à Châteauneuf-en-Thymerais. Après des études primaires sanctionnées par un certificat d'études primaires, il exerce les fonctions d'huissier de justice de 1930 à 1953. Puis, il accède au poste de directeur général d'une compagnie d'assurances en 1953, poste qu'il occupe jusqu'en 1973.
Au cours de la deuxième guerre mondiale, il prend part activement aux combats en tant qu'engagé volontaire (pilote) en 1939, puis en intégrant les rangs de la Résistance où il contribue à l'évasion de prisonniers nord-africains et pour laquelle il diffuse de la propagande clandestine, récolte des renseignements, récupère des parachutistes et prépare un maquis. Recherché dès 1942 par la police allemande et celle de Vichy, il est arrêté par la Gestapo le 25 juillet 1944. Il est ensuite interné au Fronstalag 122 à Compiègne, puis convoyé vers l'Allemagne. Il réussit à s'évader le 27 août 1944 à Péronne et à regagner les lignes françaises.
Dès 1945, il entame une carrière politique active. Il est élu député SFIO d'Eure-et-Loir à l'Assemblée constituante de 1945 en obtenant 23 296 suffrages sur 125 342 votants et 120 899 suffrages exprimés. Il est réélu sous la deuxième Constituante, en 1946, en récoltant 19 118 suffrages sur 130 219 votants et 128 203 suffrages exprimés. Conformément aux votes du groupe socialiste, il se prononce en faveur de la confiance au général de Gaulle, puis à Félix Gouin (novembre 1945 et janvier 1946), ainsi que pour le projet de loi relatif à la nationalisation de certaines sociétés d'assurances et à l'industrie des assurances en France (24 avril 1946).
Il est nommé membre de la commission de la justice et législation générale et membre de la commission de la défense nationale, lors de la première Assemblée nationale constituante. Il est l'auteur d'un rapport, au nom du cinquième bureau, sur les opérations électorales du département de la Marne.
Lors de la seconde Assemblée constituante, il siège à la commission de la défense nationale, à partir du 26 juin 1946, puis à la commission de la justice et de législation générale, à compter du 4 juillet de la même année.
Au cours de cette seconde Constituante, il intervient sur les amendements concernant le projet de loi relatif au relèvement des pensions des anciens combattants, en réaffirmant la position du parti socialiste. Au cours de la précédente discussion, le groupe parlementaire socialiste avait interpellé le gouvernement afin de demander la majoration du taux des pensions au coefficient 4. Au cours de son intervention, Emile Vivier souligne la détresse morale et financière des anciens combattants et demande un effort supplémentaire au gouvernement à hauteur d'un milliard et demi. Durant son second mandat de député, il ne dépose aucun texte.
De 1947 à 1958, il est conseiller, puis conseiller honoraire de l'Union française au titre du groupe socialiste du Conseil de la République et de Questeur de l'assemblée de l'Union française.
Candidat à la députation dans la deuxième circonscription d'Eure-et-Loir aux élections de 1958, il ne parvient pas à obtenir de mandat, n'arrivant qu'en quatrième position avec un total de 4 378 voix sur 39 440 suffrages exprimés, derrière les candidats des partis de l'Union pour une Nouvelle République (UNR), des radicaux et des communistes.
Mais Emile Vivier ne se cantonne pas à une carrière politique nationale puisqu'il est élu maire de Châteauneuf-en-Thymerais dès 1945 et conseiller général du canton de Châteauneuf, de 1955 à 1979. Il conservera son mandat jusqu'en 1983.
Son engagement politique se poursuit sous la Cinquième République dans la mesure où il est successivement président du Conseil général d'Eure-et-Loir, de 1960 à 1976, conseiller régional, député d'Eure-et-Loir lors de la troisième législature, du 3 avril 1967 au 30 mai 1968, et sénateur socialiste d'Eure-et-Loir de 1971 à 1980.
Son dévouement associatif reste également très marqué et diversifié tout au long de sa vie : membre du bureau de l'Association des maires d'Eure-et-Loir, président d'honneur de l'Aéro-Club d'Eure-et-Loir, de la Fédération départementale des déportés et internés et de la Fédération des anciens élèves des écoles publiques.
Lieutenant-colonel honoraire de l'armée de l'air, il est titulaire de dix-sept décorations françaises et étrangères : commandeur de la Légion d'honneur à titre militaire en 1955, croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance, croix du combattant volontaire de la Résistance, croix du combattant, médaille des Evadés, officier du Nichan el-Anouar.
Emile Vivier est décédé le 3 janvier 1991 à Châteauneuf-en-Thymerais.

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