Louis, François, Michel, Raymond Wolowski

1810 - 1876

Informations générales
  • Né le 31 août 1810 à Varsovie (Pologne)
  • Décédé le 14 août 1876 à Gisors (Eure - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Seine
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Seine
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876
Département
Seine
Groupe
Centre gauche

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 10 décembre 1875 au 14 août 1876

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, en 1849 et en 1871, sénateur de 1875 à 1876, né à Varsovie (Pologne) le 31 août 1810, mort à Gisors (Eure) le 14 août 1876, fils d'un membre de la diète de Pologne, il fit ses études en France de 1823 à 1827, retourna en Pologne et servit la cause de l'indépendance comme capitaine d'état-major.

Secrétaire référendaire au ministère des affaires étrangères, il revint à Paris en qualité de premier secrétaire de la légation du gouvernement insurrectionnel. Il fut condamné à mort en Pologne après la chute de Varsovie, se fit naturaliser Français en 1834, et fut inscrit au barreau de Paris. Il fonda, peu après, la Revue de législation et de jurisprudence, fut nommé, en 1839, professeur de législation industrielle au Conservatoire des arts et métiers, puis, en 1848, président du conseil de perfectionnement, et, après la révolution de février, combattit le système de Louis Blanc sur l'organisation du travail.

Elu, le 23 avril de la même année, représentant de la Seine à l'Assemblée constituante, le 22e sur 34, par 132 333 voix (267 888 votants, 399 191 inscrits), il siégea parmi les partisans du général Cavaignac, fit partie du comité du travail, et appela (10 mai) l'attention du gouvernement sur les misères de la Pologne, question qui, après avoir provoqué des troubles en dehors du palais Bourbon, amena la journée du 15 mai et l'envahissement de l'Assemblée par le peuple.

M. Wolowski vota avec les républicains modérés :

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- pour les deux Chambres,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac,
- contre la suppression et la réduction de l'impôt du sel,
- pour la proposition Rateau,
- contre l'amnistie générale,
- pour l'expédition de Rome,
- contre l'amnistie des transportés,
- contre la mise en accusation du président et des ministres.

Réélu, le 13 mai 1849, représentant de la Seine à l'Assemblée législative, le 18e sur 28, par 110 636 voix (281 140 votants, 378 043 inscrits), il suivit avec son beau-frère, M. Léon Faucher, la politique de résistance, vota pour l'expédition romaine, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, pour la loi du 31 mai restrictive du suffrage universel, mais combattit la politique personnelle du prince-président et protesta contre le coup d'Etat de décembre.

Il reprit son cours au Conservatoire des arts et métiers, fut un des organisateurs et des administrateurs du Crédit foncier (1852), entra à l'Académie des sciences morales et politiques en 1855 à la place de M. Adolphe Blanqui, fut nommé membre de la Société centrale d'agriculture (1862), professeur d'économie politique au Conservatoire des arts et métiers (1864), et membre du jury de l'Exposition française en 1849 et des Expositions universelles en 1855 et 1867.

Lors des élections législatives complémentaires du 2 juillet 1871, motivées par les démissions, décès ou options de 21 représentants, M. Wolowski, candidat de l'Union parisienne de la presse, fut élu représentant de la Seine, le 1er sur 21, par 147 042 voix (290 823 votants, 458 774 inscrits). Il s'assit au centre gauche, prit une part importante aux discussions économiques et financières, combattit l'abrogation des traités de commerce et l'impôt sur les matières premières, préconisa l'impôt sur le revenu, la taxe de fabrication représentée par des timbres mobiles sur les factures, la mise en circulation des cartes postales, déposa (5 mars 1874) un amendement à la loi de finances portant que les parcelles figurant au cadastre comme terres incultes et improductives et qui ont été mises en culture seront établies et cotisées comme les autres propriétés de même nature de la commune où elles sont situées (adopté par 385 voix, contre 246), et proposa (18 juillet) d'autoriser le ministre des Finances à négocier avec la Banque de France la réduction du remboursement annuel à une somme d'au moins 150 millions ; l'adoption de cette proposition par 338 voix contre 325 provoqua la démission du ministre, M. Magne. M. Wolowski vota:

- contre la pétition des évêques,
- contre le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- contre le service de trois ans,

s'abstint

- sur la démission de Thiers,
- sur le septennat,
- sur le ministère de Broglie
- et sur la dissolution de la Chambre,

et se prononça pour les lois constitutionnelles.

Elu, le 10 décembre 1875, sénateur inamovible par l'Assemblée nationale, le 14e sur 75, par 349 voix sur 690 votants, il ne put, en raison de son état de santé, prendre part aux travaux de la Chambre haute, et mourut huit mois après.

Docteur en droit de l'université d'Heidelberg, docteur en économie politique de l'université de Tubingue, officier de la Légion d'honneur (17 octobre 1851), M. Wolowski a publié un certain nombre d'ouvrages d'économie politique parmi lesquels :

- Des sociétés par actions (1838) ;
- Des brevets d'invention et des marques de fabrique (1840) ;
- De l'organisation du travail (1844) ;
- L'or et l'argent (1870) ;
- Liquidation sociale (1870) ;
- Résultats économiques du paiement de la contribution de guerre en Allemagne et en France (1875), etc.


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