Philibert, Hippolyte, Marcelin Besson

1898 - 1941

Informations générales
  • Né le 6 juin 1898 à Vorey (Haute-Loire - France)
  • Décédé le 16 mars 1941 à Riom (Puy-de-Dôme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 1er avril 1935
Département
Haute-Loire
Groupe
Non inscrit

Biographies

Né le 6 juin 1898 à Vorey (Haute-Loire), mort le 16 mars 1941 à Riom (Puy-de-Dôme).

Député de la Haute-Loire de 1932 à 1935.

Philibert Besson fut élevé par sa mère, veuve, dentellière dans un petit village de la Haute-Loire, Après des études brillantes, il s'engagea à 17 ans. Plusieurs fois blessé, prisonnier puis évadé, il termina la guerre comme lieutenant d'artillerie. Ingénieur électricien (Institut électrotechnique de Grenoble) et Ingénieur mécanicien (Ecole de mécanique de Paris) il commença: une carrière d'officier de marine marchande puis, à la suite d'incidents divers, y renonça et revint dans la Haute-Loire où il se lança dans la politique. Elu maire puis conseiller d'arrondissement de Vorey, il se présenta comme indépendant aux élections générales des 1er et 8 mai 1932, dans la première circonscription du Puy. Il fut élu au second tour de scrutin, avec 8.511 voix sur 14.876 votants.

Au Palais-Bourbon, Philibert Besson ne s'inscrivit à aucun groupe, ne fit partie d'aucune commission, mais n'en déploya pas moins une très grande activité. Premier interpellateur du Gouvernement - il l'avait promis à ses électeurs - il exposa les moyens propres à conjurer la crise économique, qui, ayant un caractère universel devait donc avoir, .selon lui, une solution universelle. Sur les catastrophes du Georges-Philippar et de l'Atlantique (1932-1933) il développa des idées que, par la suite, partagèrent nombre d'experts. Il dénonça avec vigueur « les vautours du trust de l'électricité » (1932) qui produisent de l'électricité à bon marché mais la vendent fort cher. Il s'occupa d'un certain nombre d'affaires qui défrayèrent la chronique (Stavisky, Prince, etc.).

Ayant sur tous les problèmes des idées très personnelles, il se trouva rapidement en conflit avec plusieurs de ceux-là même qui avaient contribué à le faire élire. En lutte contre les autorités constituées de la Ville du Puy, il eut notamment maille à partir avec la magistrature et les gens du barreau. Condamné par le tribunal du Puy en 1932, il fut déchu de son mandat par la Chambre des Députés le 7 mars 1935, après que la Cour de Cassation ait, en 1934, rendu définitive la condamnation prononcée en première instance. Le débat donna lieu à une passe d'armes entre, d'une part, le Gouvernement et sa majorité et, d'autre part, l'extrême gauche- (Renaud Jean) et l'extrême droite (Xavier Vallat, Amidieu du Clos) qui, pour des raisons différentes, insistaient sur le fait que le cas de Philibert Besson était peu important à côté de celui des parlementaires compromis dans l'affaire Stavisky pour lesquels, selon eux, les décisions de justice tardaient trop à intervenir.

Plusieurs orateurs, dont le Rapporteur M. Paul Ramadier, firent allusion à l'état mental de l'intéressé.

Philibert Besson prononça pour sa défense un long discours à la fois technique (il développa une critique en règle de la politique financière de déflation), pathétique (il évoqua sa mère mourante, les forces obscures qui luttaient contre lui), et incohérent (il décrivit les multiples tentatives d'assassinat dont, selon lui, il était incessamment l'objet).

Il mourut à Riom (Puy-de-Dôme) le 16 mars 1941.




Né le 6 juin 1898 à Vorey (Haute-Loire) Décédé le 16 mars 1941 à Riom (Puy-de-Dôme)

Député de la Haute-Loire de 1932 à 1935

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, pp. 590 et 591)

Philibert Besson meurt prématurément, à Riom, le 16 mars 1941, à l'âge de 42 ans.


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