André Lebey

1877 - 1938

Informations générales
  • Né le 10 août 1877 à Dieppe (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 3 janvier 1938 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 10 août 1877 à Dieppe (Seine-inférieure) mort le 3 janvier 1938 à Paris.

Député de Seine-et-Oise de 1914 à 1919.

André Lebey fit ses études au lycée Michelet. Poète, historien, il était aussi un homme d'action.

Lors de l'élection partielle du 9 juillet 1911, il fut candidat dans la 1re circonscription de Seine-et-Oise (Versailles), mais n'obtint que 3.203 voix contre 5.266 à Rouvier, sur 22.582 votants. De nouveau candidat du parti socialiste aux élections générales de 1914, dans la même circonscription, André Lebey fut battu de justesse au premier tour, le 26 avril, puisqu'il n'obtint que 5.333 voix contre 5.699 à Devoux, Rouvier, son adversaire d'hier, le suivant de très près avec 5.035 voix. Mais au second tour, le 10 mai suivant, il recueille 6.051 voix contre 5.464 obtenues par Devoux et distance Rouvier de plus de 1.300 voix sur 21.250 suffrages exprimés.

Dans son programme André Lebey se déclarait en faveur du retour à la loi de deux ans « par l'organisation d'une armée nationale qui constitue, enfin, l'instrument de défense efficace, toujours prêt, dont nous avons besoin », de même qu'il souhaitait une représentation proportionnelle basée sur le système du quotient et une révision de la Constitution.

La guerre était toute proche. André Lebey la fit d'abord comme un simple soldat, puis comme sergent au 17e régiment territorial d'infanterie et, promu sous-lieutenant le 4 février 1915, il la termina dans l'aviation.

A la Chambre, il fut membre de la commission des affaires extérieures, des protectorats et des colonies ainsi que de la commission de réparation des dommages causés par les faits de guerre. Effacer dans la mesure du possible les conséquences du récent conflit mondial était son souci primordial. Aussi, déploya-t-il une très grande et très féconde activité au sein de cette dernière commission, déposant de nombreuses propositions de loi ou de résolution : création d'un service national de reconstruction des habitations et locaux privés dans les départements dévastés par la guerre ; compléter, pour les seuls blessés ou mutilés de la guerre, la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail, etc... proposition tendant au transfert des cendres de La Fayette au Panthéon.

Ses interventions à la tribune de la Chambre furent nombreuses : réparation des dommages causés par faits de guerre ; plans d'extension, d'aménagement et d'embellissement des villes ; révision et extension des routes et chemins ; renouvellement du privilège de la Banque de France ; alliance franco-russe ; expropriations pour cause d'utilité publique.

André Lebey est mort à Paris le 3 janvier 1938, à l'âge de 60 ans.

C'est à La Plume que, jeune poète, il publia sous le pseudonyme d'André Yebel son premier recueil de vers, Préludes tristes, puis, sous son nom, le Cahier rose et noir, Chansons grises, les Elégies du jardin mélancolique ainsi qu'une traduction de poésies de Sappho. Il fonda une revue, Le Centaure, avec Pierre Louys, Paul Valéry, Henri Albert et Jean de Tinan. Son œuvre poétique comprend aussi Automnales, Sur une route de cyprès, Sur une route de peupliers, Coffrets étoilés.

Historien, André Lebey a donné Le Connétable de Bourbon, Les trois coups d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte et le Ministère Odilon Barrot, Nécessité de l'Histoire, Jaurès ; on lui doit également de nombreux ouvrages sur la franc-maçonnerie : les Ateliers supérieurs du Grand Orient de France, Aperçu historique de la franc-maçonnerie, Dans l'Atelier maçonnique, La franc-maçonnerie et la paix. La Fayette ou le militant franc-maçon.

A l'essayiste, au sociologue, on doit un Eloge de Vauvenargues et Sur la route sociale.

Romancier, il a publié : Les pigeons d'Argile, Le Roman de Mélusine et L'initiation de Vercingétorix.