René Leduc

1901 - 1983

Informations générales
  • Né le 12 novembre 1901 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 10 mars 1983 à Meudon (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 30 novembre 1958 au 9 octobre 1962
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Union pour la nouvelle République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 25 novembre 1962 au 2 avril 1967
Département
Yvelines
Groupe
Union pour la nouvelle République-UDT

Biographies

Biographie de la Ve République

LEDUC (René)
Né le 12 novembre 1901 à Paris (Seine)
Décédé le 10 mars 1983 à Meudon (Hauts-de-Seine)

Député de Seine-et-Oise de 1958 à 1967

Fils d’un industriel, inventeur de l’émaïllite, un enduit spécial pour avion homologué par la défense nationale, et mort pour la France à bord du « Sussex » torpillé par les Allemands le 24 mars 1916, René Leduc est pupille de la Nation. Il étudie au collège Ferdinand Buisson puis à l’École de commerce de Paris. Diplômé d’un brevet élémentaire et d’un brevet commercial, il est incorporé en 1921 et effectue son service militaire à Troyes puis dans les forces françaises d’occupation en Allemagne.
Il exerce de 1932 à 1939 les fonctions de directeur commercial de l’entreprise en pièces automobiles INDIC. Après la Libération, il devient directeur commercial de la Société d’application mécanique à Colombes de 1947 à 1958.
Il se marie avec Gabrielle Bertin dont il a deux enfants. Veuf en 1948, il épouse en secondes noces Louise Friedrich qui lui donne, en 1956, un fils.
Il participe à la campagne contre l’Allemagne de décembre 1939 à septembre 1940. Très tôt engagé dans la Résistance, il participe dès novembre 1940 à la fondation du mouvement Ceux de la Libération dont il est l’un des principaux chefs parisiens. Il crée en effet et dirige la branche « évasion » de cette organisation. Arrêté par la Gestapo sur les Champs Élysées le 2 février 1944, il est interné à la prison du Cherche Midi, conduit à Compiègne puis déporté à Auschwitz le 1er mai suivant. Il appartient au dernier convoi de déportés parti de Compiègne le 27 avril 1944 qui comprend, parmi les quelque 1 700 prisonniers, Robert Desnos, Rémy Roure ou encore Marcel Paul. Il est transféré le 10 mai à Buchenwald et le 25 mai à Flossenburg dont il n’est libéré que le 5 mai 1945. Il quitte l’armée avec le grade de lieutenant-colonel. Il est le liquidateur de son réseau de résistance et en demeure le président d’honneur
Après la Libération, il est candidat du Rassemblement du peuple français (RPF) à Meudon à l’occasion des élections municipales des 19 et 26 octobre 1947. Il y est élu et en reste le maire jusqu’aux élections des 14 et 21 mars 1971, où il choisit de ne pas se représenter. En 1953, il signe le jumelage entre Meudon et Celle, premier jumelage officialisé entre une ville française et une ville allemande. Il est à partir de 1953 vice-président de l’Association des maires de Seine-et-Oise et, de 1948 à 1971, vice-président de l’Union internationale des maires de France. Durant cette même période, il est membre de la Confédération européenne des pouvoirs locaux.
Candidat de l’Union pour la nouvelle République (UNR) dans la quatrième circonscription de la Seine-et-Oise à l’occasion des élections législatives des 23 et 30 novembre 1958, René Leduc obtient dès le premier tour 14 472 des 58 680 suffrages exprimés, soit 24,7% des voix. Il devance ainsi Edouard Bonnefous, député de l’Union démocratique et socialiste de la résistance (UDSR) de 1946 à 1958 et plusieurs fois ministre sous la IVe République, qui recueille 20,2% des suffrages et les candidats communiste (Maurice Bourjol), SFIO (Ausseré) et indépendant (Devèze) qui rassemblent respectivement 18,9%, 9,6% et 13,3% des voix. René Leduc profite au second tour du retrait d’Edouard Bonnefous et de l’indépendant et l’emporte largement avec 37 837 des 56 838 suffrages exprimés, soit 66,6% des voix, contre 22,4% au communiste Maurice Bourjol et 11% au socialiste Ausseré.
Il adhère au groupe de l’Union pour la nouvelle République et est nommé membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées. S’il n’intervient pas en séance, il dépose deux propositions de loi, l’une fixant le contingent de croix de la Légion d’honneur et de médailles militaires accordé annuellement au ministre des armées en faveur des combattants volontaires de la Résistance, l’autre tendant à l’extension aux gens de maison du bénéfice de la médecine du travail.
Durant cette première législature de la Ve République, il vote la confiance au gouvernement Debré, soutient le projet de règlement définitif de l’Assemblée nationale. Il ne prend pas part au vote sur le projet de loi sur les rapports entre l’Etat et les établissements d’enseignement privés, vote les pouvoirs spéciaux ou encore la révision du titre XII de la Constitution sur l’indépendance des Etats de la Communauté. Il vote le programme du gouvernement Pompidou le 27 avril 1962, la demande de levée de l’immunité parlementaire de Georges Bidault et ne vote évidemment pas, le 4 octobre 1962, la motion de censure qui conduit le général de Gaulle à dissoudre quelques jours plus tard l’Assemblée nationale.
René Leduc est de nouveau candidat aux élections législatives des 18 et 25 novembre 1962. Il arrive en tête du premier tour avec 23 748 des 55 840 suffrages exprimés, soit 42,5% des voix, alors que ses rivaux, le candidat communiste Maurice Bourjol et celui de l’Union des républicains Paul-Louis Tenaillon, recueillent chacun 22% et 17,1% des voix. Au second tour, il rassemble 33 294 des 52 298 suffrages, soit 63,7% des voix face au candidat communiste.
Il s’inscrit de nouveau au groupe d’Union pour la nouvelle République-Union démocratique du travail le 11 décembre 1962 et retrouve la Commission de la défense nationale et des forces armées. S’il ne dépose pas de proposition de loi, il intervient toutefois en séance le 25 juin 1965 pour évoquer le cas des départements en pleine expansion dans le cadre de la discussion du projet de loi portant réforme des taxes sur le chiffre d’affaires et diverses dispositions d’ordre financier.
Lors de cette législature, il vote pour la ratification du traité franco-allemand de coopération du 22 janvier 1963, il vote le projet de loi relatif à certaines modalités de grève dans les services publics, le projet de loi constitutionnelle portant modification des dispositions de l’article 28 de la Constitution sur les dates des sessions parlementaires ainsi que la réforme électorale municipale et la réforme du service militaire.
À l’occasion des élections législatives des 5 et 12 mars 1967, René Leduc décide de ne pas se représenter et cède la place à Jacques Baumel qui l’emporte tout aussi facilement que son prédécesseur.
Grand officier de la Légion d’honneur, officier du mérite combattant, croix de guerre 39-45 avec trois citations et palmes, René Leduc était titulaire de la médaille de la Résistance, de la Medal of Freedom, de la King’s Medal for Courage, des croix du combattant, du combattant volontaire de la Résistance et du combattant volontaire 39-45, de la médaille de la Résistance polonaise en France et de la croix de la Vaillance polonaise. Il était en outre médaillé de la France libre, de la déportation et des blessés et titulaire de nombreuses autres décorations militaires et étrangères. Il était enfin commandeur du mérite de la République fédérale d’Allemagne à titre exceptionnel et chevalier des palmes académiques. Il a donné son nom au complexe sportif de la ville de Meudon, équipé notamment d’un gymnase et d’un stade.

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