Paul, Antoine, François Dussaussoy-Hubert

1820 - 1887

Informations générales
  • Né le 5 septembre 1820 à Toulouse (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 12 octobre 1887 à Calais (Pas-de-Calais - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 25 juin 1877
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 10 février 1878
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 12 octobre 1887
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, député de 1876 à 1878 et de 1885 à 1887, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 5 septembre 1820, fils d'Omer Constant Joseph Dussaussoy qui avait été député sous Louis-Philippe, mort à Calais (Pas-de-Calais) le 12 octobre 1887, il était un des grands industriels de la région du Nord.

Il fut porté, le 8 février 1871, sur la liste réactionnaire, et élu représentant du Pas-de-Calais à l'Assemblée nationale, le 12e sur 15, par 135 149 voix sur 139 532 votants et 206 432 inscrits. À l'Assemblée nationale, il fit simultanément partie de la réunion du centre droit, de la réunion des Réservoirs et du groupe de l'Appel au peuple. En réalité, ses opinions bonapartistes le rattachèrent plutôt à ce dernier groupe. Il vota :

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour le 24 mai,
- pour la démission de M. Thiers,
- pour la circulaire Pascal,
- pour la prorogation des pouvoirs du Maréchal,
- pour la loi sur les maires,
- pour le ministère de Broglie,
- contre l'amendement Marcel Barthe,
- contre le retour de l'Assemblée à Paris,
- contre la proposition Casimir Perier,
- contre la proposition du centre gauche,
- contre l'amendement Wallon,
- contre les lois constitutionnelles.

Il était absent lors du vote sur l'arrêté relatif aux enterrements civils et sur l'état de siège, et s'était abstenu sur l'amendement La Fayette.

Son mandat lui fut renouvelé, le 5 mars 1876, au second tour de scrutin, dans la 2e circonscription de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer, par 6 630 voix sur 12 797 votants et 17 447 inscrits, contre 6 132 voix données à M. Foissey-Platiau, républicain. Il siégea dans la minorité réactionnaire, et soutint la politique qui aboutit à l'acte du 16 mai.

Réélu, après la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, par 7 976 voix sur 14 915 votants et 18 193 inscrits, contre 6 873 voix données à M. Foissey, il vit son élection invalidée le 10 février 1878, comme entachée de patronage officiel et de pression administrative, malgré la défense qu'il présenta lui-même, et les électeurs de Boulogne-sur-Mer, convoqués à nouveau le 7 avril 1878, ne donnèrent à M. Dussaussoy que 6 465 voix contre 7 532 à M. Ribot, élu.

M. Dussaussoy rentra à la Chambre aux élections générales du 4 octobre 1885, au scrutin de liste; porté sur la liste conservatrice du Pas-de-Calais, il fut élu, le 7e sur 12, avec 101 408 voix sur 180 439 votants et 216 227 inscrits. Il reprit sa place à droite et mourut dans le cours de la législature.

Date de mise à jour: mai 2018


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