Félix, Jean, François Martin

1840 - 1924

Informations générales
  • Né le 18 juillet 1840 à Le creusot (Saône-et-Loire - France)
  • Décédé le 4 août 1924 à Le creusot (Saône-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 8 juin 1884 au 14 octobre 1885
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Centre gauche

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 13 mars 1887 au 3 janvier 1891
Sénateur
du 4 janvier 1891 au 27 janvier 1900
Sénateur
du 28 janvier 1900 au 2 janvier 1909
Sénateur
du 3 janvier 1909 au 10 janvier 1920
Sénateur
du 11 janvier 1920 au 4 août 1924

Biographies

Député de 1884 à 1885, né au Creusot (Saône-et-Loire) le 18 juillet 1840, il étudia la médecine, se fit recevoir docteur, et exerça sa profession dans sa ville natale.

Elu, le 8 juin 1884, député de la 2e circonscription d'Autun, en remplacement de M. Reyneau, par 4 674 voix (5 123 votants, 17 770 inscrits), il siégea dans la majorité opportuniste, et vota pour l'adoption des crédits de l'expédition du Tonkin.

Le 4 octobre 1885, il réunit, sans être élu, dans le département de Saône-et-Loire, 33 634 voix (135 611 votants) ; comme ses compagnons de liste, il se désista au second tour en faveur de la liste radicale.

Suite au décès du sénateur Charles Alexandre Guillemaut, les électeurs de Saône-et-Loire l'élurent à la Haute assemblée le 13 mars 1887; il recueillit 888 voix (1334 votants, 1340 inscrits) contre 374 à Cheuzeville, son principal adversaire.

Date de mise à jour: février 2018


Né le 18 juillet 1840 au Creusot (Saône-et-Loire), mort le 4 août 1924 au Creusot.

Député de Saône-et-Loire de 1884 à 1885.
Sénateur de Saône-et-Loire de 1887 à 1924.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 295.)

Au Sénat, ses électeurs lui renouvelèrent sans interruption son mandat. En effet, il fut réélu le 4 janvier 1891, au premier tour, par 972 voix sur 1.332 votants ; le 28 janvier 1900, au premier tour, par 1.003 voix sur 1.293 votants ; le 3 janvier 1909, au premier tour, par 929 voix sur 1.267 votants; enfin, le 11 janvier 1920, au troisième tour de scrutin.

Inscrit au groupe des indépendants, il fut l'auteur d'interventions particulièrement remarquées à propos des questions de prévoyance sociale, chères à son cœur, dans les débats concernant les syndicats de patrons et d'ouvriers, le travail des enfants et des femmes, le travail des filles mineures dans les établissements industriels ; dans tous les projets intéressant l'hygiène et la sécurité des travailleurs dans l'industrie ; dans les discussions concernant l'arbitrage, les retraites des agents des trains, chauffeurs et mécaniciens.

Il fit partie de nombreuses commissions dont : commission de l'organisation du crédit agricole, commission spéciale des habitations ouvrières.


En revanche, Félix Martin s'occupa assez peu de politique pure et, dans les scrutins importants, il vota tantôt avec la gauche, tantôt avec l'union républicaine.

Il déposa une proposition de loi pour la création d'une caisse de retraite pour les ouvriers de l'industrie, proposition qui fut retirée lorsqu'un projet plus général fut déposé à la Chambre. Il prit une part très active à l'élaboration et à la discussion des lois sur les habitations ouvrières, les sociétés coopératives, les prud'hommes, les sociétés de secours mutuel, l'exercice de la médecine et de la pharmacie.

Ce fut surtout comme auteur d'une proposition de loi tendant à modifier les articles 300 et 302 du code pénal relatif à l'infanticide - proposition dont il fut nommé rapporteur - qu'il s'affirma au sein de la Haute Assemblée.

Félix Martin mourut le 4 août 1924, en cours de mandat. Il était âgé de 84 ans.

Il fut l'un des fondateurs de la Revue d'économie sociale et collaborateur de nombreux périodiques et organes de la presse de province. Il a publié Les cimetières et la crémation (1881), La morale naturelle ou la science du bonheur, enfin Origines et scènes primitives (1895).

Date de mise à jour: février 2018


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