Guy, Marie, Marc-Antoine Baucheron de Boissoudy

1908 - 1972

Informations générales
  • Né le 8 juillet 1908 à Toul (Meurthe - France)
  • Décédé le 23 avril 1972 à Rueil-malmaison (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Oubangui-Chari-Tchad
Groupe
Résistance démocratique et socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Oubangui-Chari-Tchad
Groupe
Démocratique et socialiste de la Résistance

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 8 juillet 1908 à Toul (Meurthe-et-Moselle)

Décédé le 23 avril 1972 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Oubangui-Chari-Tchad)

Guy de Boissoudy est né le 8 juillet 1908 à Toul (Meurthe-et-Moselle), dans une famille de militaires de carrière, ayant notamment compté parmi les siens le contre-amiral Philippe Adrien Armand Baucheron de Boissoudy (1830-1903). Son père était le général d'armée Antoine Baucheron de Boissoudy (1864-1926), qui joua un rôle important dans le premier conflit mondial, et sa mère, Elisabeth de Miscault. Lui-même fait ses études à l'institution Saint-Louis de Gonzague (Paris), puis à l'institution Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, et entre à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr.

Nommé sous-lieutenant d'infanterie en 1930, Guy de Boissoudy est successivement promu lieutenant en 1932, puis capitaine au bataillon de marche n° 1 en 1938. Sa carrière se déroulera surtout outre-mer, d'abord comme officier d'infanterie coloniale en Extrême-Orient (1932-1936), puis au Tchad (1937-1940).

Le 24 août 1940, Félix Eboué, gouverneur du Tchad, accueille à Fort-Lamy les envoyés de la France Libre, et le Tchad fait sécession. Dès le surlendemain, Guy de Boissoudy est parmi les premiers officiers d'infanterie à se rallier à la France Libre. Il est notamment l'un des organisateurs du coup de force par lequel Brazzaville s'ouvre au Général de Gaulle (1940). Promu commandant en 1941, il participe à la campagne de Syrie, et est grièvement blessé devant Damas. De février à août 1943, Guy de Boissoudy, désormais lieutenant-colonel, est membre de l'état-major du Général de Gaulle à Londres, puis en 1944, délégué militaire du chef de la France Libre à l'état-major du Général Kœnig. Il participe à la libération de la France, et termine la guerre comme officier de liaison du Général de Gaulle auprès du commandement de la 1re Armée et de la 2e Division blindée.

Guy de Boissoudy est désigné, en 1944, pour représenter les combattants de la France Libre à l'Assemblée consultative d'Alger, puis de Paris. Il est nommé membre de la Commission de la défense nationale (1944), et de celles de la France d'outre-mer (1945), des prisonniers, des déportés et des pensions (1945), et de la Commission d'enquête sur les fournitures du papier de presse (1945). Il intervient dans les débats budgétaires, notamment comme rapporteur du projet d'ordonnance de crédits complémentaires pour les prisonniers et déportés (13 juillet 1944). En outre, il donne lecture, le 18 juin 1944, de l'appel lancé par le Général de Gaulle à la Résistance le 18 juin 1940, ainsi que de son message « A tous les Français ».

Guy de Boissoudy se présente, au nom de la Résistance démocratique et socialiste, aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale Constituante, devant le collège des non-citoyens du territoire de l'Oubangui-Chari-Tchad. Recueillant 3 045 suffrages sur 5 241 votants, il est élu député. A la Chambre, il est à nouveau nommé membre de la Commission de la défense nationale, mais ne peut participer régulièrement aux travaux parlementaires.

Guy de Boissoudy se présente à nouveau, aux élections du 2 juin 1946, au nom de la Résistance démocratique et socialiste, devant le collège des non-citoyens du territoire de l'Oubangui-Chari-Tchad. Avec 3 642 voix sur 5 642 suffrages exprimés, il est réélu député à la seconde Assemblée nationale Constituante. Il est membre de la Commission des pensions civiles et militaires, et des victimes de la guerre et de la répression, mais ne participe pas aux travaux parlementaires.

Candidat devant le deuxième collège du Tchad aux élections du 10 novembre 1946 pour la première législature de la IVe République, il recueille 6 788 voix sur 17 198 suffrages exprimés, et perd son siège au profit de Gabriel Lisette, administrateur adjoint des colonies, élu avec 7 268 voix. L'Oubangui forme alors une circonscription distincte.

Guy de Boissoudy est promu au grade de colonel (1946), puis de général de brigade (1950). Entré dans le cadre de réserve en 1951, il poursuivra dès lors une carrière d'administrateur de sociétés.

Guy de Boissoudy est décédé le 23 avril 1972 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Il avait épousé, le 12 juin 1957, Nathalie Augerinos. Il était compagnon de la Libération (depuis le 9 septembre 1942), membre du Conseil de l'Ordre de la Libération (depuis 1943), grand officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-1945, décoré de la rosette de la Résistance, du Distinguished service order et de plusieurs ordres étrangers.


Retour haut de page