Stéphane, Christophe Mony

1800 - 1884

Informations générales
  • Né le 14 février 1800 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 10 mars 1884 à Blomard (Allier - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 11 juillet 1868 au 27 avril 1869
Département
Allier
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Allier
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1868 à 1870, né à Paris le 14 février 1800, mort à Blomard (Allier) le 10 mars 1884, frère aîné et utérin d'Eugène Flachat, dont il porta quelque temps le nom, il se fit recevoir ingénieur civil, s'éprit des doctrines saint-simoniennes, et fut quelque temps l'hôte de la maison de Ménilmontant.

Il fut employé, de 1823 à 1830, aux études du canal maritime du Havre à Paris, s'associa ensuite avec son frère Flachat pour la construction du chemin de fer de Saint-Germain à Versailles, et devint, en 1854, gérant des houillères de Commentry et des forges et fonderies de Fourchambault, Montluçon et Torteron.

Maire de Commentry en 1866, conseiller général de l'Allier en 1867, il fut élu, le 11 juillet 1868, député au Corps législatif par la 3e circonscription de l'Allier, en remplacement de M. Ed. Fould, démissionnaire, avec 18,245 voix (19,058 votants, 36,991 votants), et réélu, le 24 mai 1869, par 22,762 voix (23,784 votants, 37,718 inscrits).

Il s'y fit remarquer par des rapports sur les travaux publics et par la part qu'il prit, le 9 février 1870, à la discussion du budget, et, quelques jours après, à la discussion sur les grèves du Creuzot. Il déposa, au mois de juin, une demande d'interpellation au sujet des conséquences que pouvait avoir pour la France le percement du Saint-Gothard. Cette demande d'interpellation fit alors du bruit.

Il rentra dans la vie privée à la chute de l'Empire, et reparut un instant sur la scène politique à l'époque du 16 mai; candidat du Maréchal dans la 1re circonscription de Montluçon, aux élections du 14 octobre 1877, il échoua avec 5,939 voix contre 9,200 à l'élu, M. Chantemille, l'un des 363.

M. Mony était chevalier de la Légion d'honneur depuis 1837, et officier depuis le 13 août 1864. On a de lui : Décentralisation et Organisation politique de la démocratie française (1870).

Date de mise à jour: septembre 2016


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