Victor Bonniard

1855 - 1924

Informations générales
  • Né le 3 avril 1855 à Briançon (Doubs - France)
  • Décédé le 14 juin 1924 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Républicains de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 9 février 1921
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Républicains de gauche

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 9 janvier 1921 au 14 juin 1924

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 3 avril 1855 à Briançon, mort le 14 juin 1924 à Paris.

Député des Hautes-Alpes de 1906 à 1921. Sénateur des Hautes-Alpes de 1921 à 1924.

Après ses études classiques au collège d'Embrun puis au lycée de Grenoble, Victor Bonniard dirigea en collaboration avec son père et son frère, une banque et une fabrique de drap.

Elu conseiller général du canton d'Embrun en 1888, il devait le rester jusqu'à sa mort. Il fut rapporteur de la Commission des finances puis président de l'Assemblée départementale des Hautes-Alpes en janvier 1920.

Victor Bonniard était, en outre, vice-président de la Chambre de commerce de Gap lorsqu'il se présenta à la députation. Il fut élu, comme républicain libéral, député de la circonscription d'Embrun le 6 mai 1906 au premier tour de scrutin par 3.242 voix sur 5.718 votants. Inscrit au groupe de l'action libérale il fit partie de la Commission de l'administration générale, mais n'intervint pas en séance publique au cours de cette législature.

Il fut réélu aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910 au deuxième tour de scrutin, par 2.801 voix sur 5.544 votants. Il retrouva son siège à la Commission de l'administration générale et entra à la Commission des économies. Son activité parlementaire fut généralement liée aux intérêts du département de montagne qu'il représentait. C'est ainsi qu'on l'entendit parler au cours des discussions budgétaires : du barrage de Serre-Ponçon (1911), de la route nationale des Alpes (1912), des chemins forestiers communaux (1913). En 1912, il prit la parole dans la discussion du projet et des propositions de loi sur l'élection des députés et le rétablissement du scrutin de liste avec représentation proportionnelle.

Au deuxième tour des élections générales des 26 avril et 10 mai 1914, il retrouva son siège, ayant recueilli 2.732 voix sur 5.483 votants. Membre de la gauche démocratique, il appartint, au cours de cette législature aux mêmes commissions que précédemment et accéda en outre, à celles de la comptabilité et de l'agriculture.

Il prit part à la discussion d'une interpellation sur la mise en sursis d'appel des agriculteurs des vieilles classes (1917), et du projet de loi relatif à la modification de la législation des pensions (1918). Toujours intéressé par les problèmes économiques des régions alpines, il prit la parole dans un débat sur l'utilisation de l'énergie hydraulique (1918).

En 1919, le scrutin de liste ayant été rétabli, il fut élu le 16 novembre sur la liste de concorde républicaine par 9.833 voix sur 19.945 votants. Il s'inscrivit au groupe des républicains de gauche et appartint à la Commission des comptes définitifs, à celle des mines et de la force motrice et au comité consultatif des forces hydrauliques.

Elu sénateur des Hautes-Alpes le 9 janvier 1921, il se démit de son mandat de député le 9 février. Il avait obtenu 212 voix sur 332 suffrages exprimés au premier tour de scrutin. Il s'inscrivit au groupe de l'Union républicaine du Sénat et appartint à la Commission de l'administration générale où il se fit remarquer par son sens des affaires. Il n'eut pas l'occasion de monter à la tribune de la Haute Assemblée. Il mourut à Paris le 14 juin 1924 à 69 ans. Son éloge funèbre fut prononcé au Sénat, à la séance du 17 juin 1924, par le Président Bienvenu-Martin, qui se plut à rappeler sa droiture et ses opinions réfléchies : « Nous conserverons un fidèle souvenir à ce ferme républicain, à ce collègue affable, d'une amitié discrète et sincère.».