Louis, Edmond Baume

1803 - 1863

Informations générales
  • Né le 15 octobre 1803 à Draguignan (Var - France)
  • Décédé le 20 septembre 1863 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Var
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée constituante de 1848, né à Draguignan (Var), le 15 octobre 1803, mort à Paris, le 20 septembre 1863, fils d'un compositeur typographe, après avoir reçu une instruction élémentaire, il s'embarqua comme mousse sur un navire de l'Etat.

Plus tard étant apprenti charpentier au port de Toulon, il parvint dans les heures de loisir que lui laissait son labeur, à compléter lui-même son éducation. La protection d'un homme que son intelligence et ses aptitudes avaient frappé, le fit entrer assez tard au collège de Toulon; il y fit des progrès rapides, et, ses études classiques terminées, alla étudier le droit à Paris, sous la Restauration.

De retour à Toulon, après la Révolution de 1830, il y fonda une feuille démocratique intitulée l'Aviso de la Méditerranée, dont la publication, qui dura quatre années, fut marquée par de nombreux procès : elle ne survit pas aux lois de septembre 1835. Edmond Baume dut alors reprendre, à Paris, sa place au barreau, où il se fit une assez belle situation.

Le 23 avril 1848, il fut élu dans le Var représentant du peuple à l'Assemblée constituante, le 8e sur 9, avec 25,935 voix (87,328 votants, 96,216 inscrits), Il prit place à gauche et vota plusieurs fois avec la Montagne. Toutefois il se prononça contre l'insurrection de juin, et fut de ceux qui votèrent, le 25 novembre 1848, l'ordre du jour portant « que le général Cavaignac avait bien mérité de la patrie ». Edmond Baume vota :

- le 28 juillet 1848, contre le décret sur les clubs;
- le 9 août, contre le rétablissement du cautionnement;
- le 26 août, contre les poursuites intentées à Louis Blanc et à Caussidière;
- le 18 septembre, pour l'abolition de la peine de mort;
- le 7 octobre, contre l'amendement Grévy sur la présidence;
- le 27 décembre, pour la suppression de l'impôt sur le sel;
- le 12 janvier 1849, contre la proposition Rateau;
- le 21 mars, contre l'interdiction des clubs;
- le 26 mai, pour la mise en liberté des transportés.

Il est porté comme absent sans congé au moment des scrutins d'avril et mai 1849 sur l'expédition romaine.
Non réélu à l'Assemblée législative, il vécut désormais à l'écart des affaires publiques.