Contenu de l'article
Passé un moment de surprise, la délégation a été bien accueillie par le directeur et a pu visiter l'ensemble de la chaîne, s'attardant longuement sur la zone d’abattage et la bouverie. Les députés ont pu constater que, grâce à des bâtiments adaptés, le déchargement et l’amenée des animaux se déroulaient sans heurts, sous la conduite d’un bouvier expert, par ailleurs responsable de la protection animale (RPA).
Au poste de tuerie, les députés ont observé un dispositif de contention particulièrement adapté et permettant au sacrificateur de procéder à la saignée de l’animal d’un geste sûr et efficace, ce sous la surveillance d’un deuxième RPA. Les parlementaires ont pu constater que la perte de conscience de l’animal due à l’hémorragie intervenait à l’issue d’un délai compris entre 30 et 60 secondes, délai à l’issue duquel est pratiqué un test de conscience oculaire. En cas d’incertitude sur la perte de conscience, un matador est alors utilisé pour assommer l’animal, opération dont les députés ont été les témoins.
Il ressort donc de ces observations que, plus encore que pour l’abattage conventionnel, des équipements performants et des opérateurs compétents sont indispensables pour limiter, en l’absence d’étourdissement, la souffrance animale.