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L’association L214 a récemment diffusé plusieurs vidéos prises sur les chaînes d’abattage de plusieurs abattoirs mettant en cause des manquements au respect des animaux.
Ces associations ont dénoncé lors de leur audition les cadences imposées aux employés des abattoirs. « Peut-on tuer à la cadence d'environ un milliard d'animaux par an en respectant les règles ? Au rythme où on abat les animaux pour produire de la viande, on est loin du cas d'une maltraitance individuelle ou d'un employé déficient, c'est une question structurelle », a déclaré le président de l'association L214, Antoine Comiti.
L’association L214 s’est interrogée sur la formation des employés au bien-être animal et la réalité de l’efficacité des services vétérinaire dont la règlementation impose la présence continue sur la chaîne d’abattage. Elle dénonce ainsi le fait que « le bien-être animal n’est jamais une priorité par rapport aux questions d’ordre sanitaire parce que ça n’a pas de conséquences ».
De la même manière, le président de l’OABA a évoqué l’absence et l’inefficacité des contrôles, le manque de formation, le mauvais entretien de certains matériels et les cadences imposées par la chaîne d’abattage comme facteurs explicatifs des manquements dénoncés. Par ailleurs, l’association estime qu’il conviendrait également de s’interroger sur les conditions de transport des animaux destinés à l’abattage.
Les associations recommandent d’augmenter la transparence dans les abattoirs en mettant notamment en place de systèmes de vidéosurveillance auquel les ONG pourraient avoir accès. L’association L214 demande spécifiquement que les questions de bien-être animal soient détachées du ministère de l’agriculture afin d’éviter les éventuels « conflits d’intérêts » avec ses autres missions.
Enfin l’OABA a émis le souhait que le délit de maltraitance sur un animal soit étendu aux professionnels de l’abattage, et qu’un débat parlementaire soit ouvert sur la question de la prise en compte du bien-être animal lors de l’abattage qui pourrait prendre la forme de la discussion d’une éventuelle future proposition de loi.