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- Prévue par la loi de modernisation du système de santé, l'Agence nationale de santé publique (ANSP) a été créée par l' ordonnance n° 2016-462 du 14 avril 2016 .
Cette nouvelle agence reprend l'ensemble des attributions de trois structures aujourd'hui distinctes : l'Institut de veille sanitaire (InVS), l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) et l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus).
L'ANSP dispose donc de missions élargies, à commencer par "l'observation épidémiologique et la surveillance de l'état de santé des populations", indique l'ordonnance. Elle assure la promotion de la santé et la réduction des risques, le développement de la prévention et l'éducation pour la santé. Cela concerne, par exemple, la lutte contre les addictions (tabac, alcool, etc).
La nouvelle agence est également chargée de la "veille sur les risques sanitaires menaçant les populations". Elle doit anticiper et répondre aux crises sanitaires, via le lancement d'alertes.
Face à des menaces graves, l'ANSP "procède à l'acquisition, la fabrication, l'importation, le stockage, le transport, la distribution et l'exportation des produits et services nécessaires à la protection de la population", précise l'ordonnance. On peut notamment imaginer une vaccination de masse. Ces actions sont transposables à d'autres besoins de santé publique, tels que les médicaments ou les dispositifs médicaux.
Pour faciliter la mise en œuvre du système national de veille et de surveillance sanitaire, l'ANSP peut s'appuyer sur des cellules d'intervention en région. Placées auprès des directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS), ces cellules demeurent sous l'autorité de l'ANSP.
L'agence peut aussi s'appuyer sur un "réseau national de santé publique qu'elle organise et anime", poursuit le texte. Par ailleurs, elle dispose d'un "réseau de centres nationaux de référence pour la lutte contre les maladies transmissibles".
En matière de gouvernance, l'ANSP comporte un conseil d'administration. Celui-ci regroupe l'Etat, les régimes d'assurance maladie, des professionnels de santé, des usagers ou encore des élus. Son président et son directeur général doivent être nommés par décret. Le directeur général de l'Inpes assure l'intérim d'ici au 1er mai 2016, et le président de l'Inpes jusqu'à la première réunion du conseil d'administration. Enfin, trois autres conseils sont prévus : un conseil scientifique, un comité d'éthique et de déontologie, puis un comité d'ouverture et de dialogue avec la société.
- Lionel Collet , oto-rhino-laryngologiste (ORL) de 62 ans, professeur des universités, est conseiller d'État. De mai 2012 à octobre 2013, il a été directeur de cabinet de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso. Il coordonne les travaux du Conseil stratégique des industries de santé (Csis). Président de l'université de Lyon I de 2006 à 2011, il a présidé la Conférence des présidents d'université (CPU) de 2008 à 2010.